Parce qu'il faut bien commencer quelque part...



 
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 Parce qu'il faut bien commencer quelque part...

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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Ven 6 Juil - 20:29

Scorn avait été crée il y a peu contrairement à tous les autres Homunculus, il avait parfois un peu de mal avec ce qui l'entourait étant resté essentiellement dans les souterrains de Central, mais une mission que père lui avait confié l'avait obligé à sortir dehors. Il en était fière et n'avait pas hésité une seconde pour accepter. Seulement son expérience avec le monde des humains le laissait perplexe. Même si cela s'avérait parfois difficile, Scorn finit par atteindre la gare et à prendre le train en direction de West City. De là il n'aurait plus qu'à aller vers la ville qu'on lui avait indiquée. C'était ce qui était prévu, mais on lui avait précisé qu'en cas de problème il avait carte blanche du moment que cela n'attirait pas de trop l'attention. Une fois dans le train, l'homunculus n'eut pas trop de mal à trouver une place assise en direction de la fenêtre, de là il verrait le paysage, une chose qu'il n'avait encore jamais vu. Par contre, la présence d'autant d'humain le mettait malgré tout mal à l'aise, il avait l'impression d'être tellement différent qu'il pensait que tout le monde l'avait remarqué. Heureusement pour lui ce n'était pas le cas. Par chance il n'y eut personne pour venir s'installer à coter de lui ce qui lui évita une certaine tension pendant le voyage.

Le voyage fut malgré tout de courte durée. Le train ne fit quasiment pas d'arrêt et personne ne vint vérifier les tickets de passager, car la manoeuvre n'aurait pas manqué de perturbé le jeune homunculus. Alors que le paysage défilait derrière la vitre, Scorn réfléchissait au fait que malgré tous les humains avaient leurs utilités, ils n'arrêtaient jamais d'inventer tout un tas de choses pour se simplifier la vie. Puis le sommeil finit par prendre le dessus et le jeune garçon s'assoupit pour le reste du voyage. Quand il repris conscience, le train venait juste de rentrer en gare. Puis il sortit le premier de son wagon avant de faire quelques pas et d'observer son entourage immédiat. La ressemblance avec la gare de Central le laissa suffisamment perplexe pour qu'il se demande s'il avait vraiment voyagé dans la bonne direction ou s'il n'était pas resté endormis trop longtemps. Mais certains détails comme les panneaux indiquant WestCity terminait de faire disparaître les derniers doutes de son esprit.

Tandis qu'il observait une carte accrochée à un mur, le bruit du train qui repartait ainsi que l'odeur de fumée et des conversations eurent vite fait de l'agacé. Il s'était sans doute trop habitué au calme des souterrains. Mais il fallait rester concentré et ne pas se tromper dans la correspondance. Apparemment le prochain train ne serait pas avant demain. Il lui faudrait donc passer le temps jusque là.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Dim 23 Sep - 12:55

Aller porter les livraisons en ville et faire une série d'achat, voilà ce que lui avait demandé M MAREY. Wil avait accepter sans rien ajouter, comme à son habitude, cela dit la demande le surprenait. C'était bien la première foi que son tuteur lui confiait ce genre de tâche. C'était d'ailleurs aussi la première foi que Wil quittait son village natal. Ce n'est pas qu'il n'en avait jamais eu l'occasion, mais il n'en avait jamais ressenti ni l'envi ni le besoin. La paix et la tranquillité des plaines de l'ouest lui convenaient parfaitement, et son imagination débordante lui permettait de voyager bien plus loin qu'aucun train n'aurait plus le conduire.

Quoi qu'il en soit, désormais il y était, sur le parvis de la gare. La foule bruyante d'inconnus qu'il avait rencontré, et qu'il continuait de rencontrer, le mettait mal à l'aise. A vrai dire, il était mal à l'aise depuis le début du trajet. Enfin pas tout à fait, les premières heure: la marche dans les plaines jusqu'à la gare, puis l'attente du train dans la paisible et fraiche ambiance matinale, avaient été pour lui plutôt relaxante. Il ne cessaient pendant se temps de se remémorer les conseils de Mme MAREY.


"Ne perd pas ton temps et va directement au but" lui avait elle dit. Ou encore "N'hésite pas à demander ton chemin, mais demande le plutôt aux femme ou aux policiers." Bref des conseils plutôt incompréhensibles pour la plupart. "Ca ne doit pas être si difficile que ça de trouver son chemin" pensait-il alors.

Lorsque le train arriva enfin, il reconnu le son familier des moteurs à vapeurs. C'est un son qu'il apprécie, il le comprend et ça le rassure. Ce fut la dernière chose agréable de la journée. Une foi monté dans le train, lui bruit strident du sifflet réveilla un bourdonnement dans ses oreille. Il s'installa sur une banquette inconfortable, mais qui avait l'avantage d'être vide, et à l'écart de tout les autre passagers. Cependant à l'arrêt suivant, un grand nombre de passagers embarquèrent. Parmi eux, un homme corpulent, dont l’haleine et les vêtements puaient l'alcool et le tabac vint s'assoir entre Wil et la fenêtre. L'homme était vêtus d'un trois pièce, dont il tenait la veste sur l'avant bras. Son veston était déboutonné et laissait apparaître ses bretelles usée, prêtes à craquer sous le poids de son embonpoint proéminent. L'homme parla à Wil de la grandeur de l'époque dans laquelle ils vivaient, des merveilles de la technologie et du produit pharmaceutique qu'il vendait, durant le reste du voyage. Il parlait d'une voix grasse et forte, comme pour parler à tout le monde dans le wagon. Wil répondait poliment et rapidement, sans trop s'intéresser à la conversation.

Plus le train avançait, et plus il se remplissait. Peu à peu Wil se retrouva serré au milieu d'une foule, ce qu'il déteste. La température montaient, et une odeur de sueur et de souffre montait dans le Wagon. Quand enfin le train arriva à la gare de West city, Wil sorti du train aussi vite qu'il pu, et le voilà maintenant, sur le parvis devant la gare, se sentant libéré de l'enfer qu'il vient de vivre.

Mais la sensation de liberté ne dura qu'un instant. Très vite il s'aperçoit que l'horizon est bloqué par les grand bâtiment entourant la gare. Il fait un tour sur lui-même, paniqué. Partout, l'horizon se cache derrière les façades des immeubles. Il se retourne alors et fait face à l'horloge de la gare qui surplombe. Une envie irrésistible l'envahi alors, et laissant sur place sa valise, il s'élance vers le flanc de la gare et en commence l’ascension. Vingt minutes plus tard, il est debout, au-dessus de l'horloge, tenant fermement la base de la girouette de la main gauche. Alors il ferme les yeux, laisse la douce brise et la tiède lumière du soleil couchant lui caresser le visage. Elles l’apaisent, et peu à peu il reprend ses esprits.

19h sonne. Lentement Wil ouvre les yeux.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Dim 23 Sep - 14:40

L'Ouest est une des régions les plus calmes d'Amestris. J'aime m'y rendre même si la vie là-bas est des plus paisibles. Lorsque j'ai un repos, chose rare, j'en profite généralement pour faire un « petit » tour. Les voyages sont importants pour moi, ils me permettent de m'ouvrir culturellement. De plus, le Colonel a besoin des informations que je pourrais lui rapporter, telle que l'augmentation des cambriolages dans cette région habituellement épargnée par ces actes. Le gouvernement se repose trop sur ses lauriers et ne fait pas attention à ce genre de chose. Il devient petit à petit aveugle, ce qui pourrait nous être profitable.

La gare de West City est d'une taille modeste. Mais qu'est-ce qui ne l'est pas si on compare avec Central? Je me le demande...Pet-être les plaines, Central ayant besoin d'espace pour les habitations. Les gens se pressent sur les quais, en famille ou en solitaire. L'air frais me fait resserrer les pans de ma veste autours de mon cou. Je regrette de ne pas avoir pris d'écharpe, cela m'aurait été bien utile.
Un bruit étourdissant suivi d'un long jet de vapeur d'où on distingue les contours d'une locomotive font reculer les passagers. Je suis le mouvement de la foule tout en vérifiant l'heure sur ma montre. C'est bien le seul objet ne me quittant jamais, avec bien sûr ma paire de pistolets. C'est le seul cadeau que m'a jamais offert mon père, et encore ce fut à titre posthume vu qu'il s'agit de son insigne d'Alchimiste d'Etat, modifié par un artisan pour être porté au poignet.

Le train stoppe tout mouvement. Je laisse descendre les passagers, heureuse de retrouvée Central. Même si l'inactivité n'est jamais mauvaise pour la santé de temps à autre, je n'aime pas restée trop longtemps sans ne rien faire. Et puis j'ai des nouvelles à rapporter qui ne peuvent attendre.

J'esquisse un geste pour monter lorsqu'un agent m'arrête.

« Désolé, nous avons eu un petit souci sur la locomotive. Nous vous demandons de bien vouloir patienter le temps que nous le réglons. Revenez dans deux heures. »

Quoi? Mes sourcils se froncent et je rebrousse chemin en maudissant l'inventeur des problèmes techniques. Il fait trop froid pour rester dehors, autant attendre à la salle d'attente ou siroter un cafe. J'opte pour la seconde option. Mais je ne suis pas la seule dans ce cas. Les tables sont bondées. Cependant, j'ai de la chance et me précipite sur la seule place vide. Je bouscule au passage un adolescent albinos.

« Ah, excusez-moi. Je ne vous avais pas vu. »

Je m'incline et m'assois. Le serveur vient rapidement et je commande un cafe latte bien chaud. Un de mes points faibles est d'être sensible au froid, ce qui est plutôt un paradoxe ayant vécu mon enfance et mon adolescence près de North City.

La première gorgée est un véritable délice. Le liquide brûlant laisse une douce sensation de chaleur s'emparer de mon corps et de mes mains. Je soupire de bien être et lève la tête...Pour apercevoir une silhouette perchée là-haut!


Dernière édition par Riza Hawkeye le Lun 24 Sep - 4:16, édité 1 fois
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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Dim 23 Sep - 16:58

Alors que Scorn se concentrait pour mémoriser le plan de la ville de WestCity qu'il observait, persuadé que cela lui serait utile, il ne fit pas attention à la demoiselle qui le bouscula. Bien qu'elle s'excusa brièvement avant de continuer son chemin, le jeune homunculus n'était pas vraiment de cet avis. En réalité c'était bien la première fois qu'il subit une altercation de ce genre et fut encore plus désappointé de ce qu'elle avait ajouté. Elle ne l'avait pas vu, pourtant il n'était pas spécialement invisible, le fait d'avoir été ignoré de la sorte mis à mal sa fierté. Son regard se dirigea vers la direction qu'elle avait empruntée, mais le fait de faire ce mouvement lui permis également de voir un jeune homme en train d'escalader la tour de l'horloge. C'était la fois fascinant et illogique pour lui. Il n'avait jamais vraiment observé le ciel depuis les sous-terrains, et le fait de voir cette personne en haut lui donna envie de faire de même. Découvrir le monde d'un autre point de vue, mais il avait une petite affaire à régler avec la jeune fille de tout à l'heure avant.

En s'avançant vers le café qu'elle avait choisi pour s'installer, Scorn ne prêtait plus attention à ce qui l'entourait, que ce soit pour les voitures et autres piétons qui n'hésitaient pas à lui faire des reproches sur son inattention. Tandis qu'il s'apprêtait à l'interpellée, le serveur lui passa devant, comme s'il ne l'avait pas vu. Bien qu'il l'évita soigneusement, le fait de ne pas lui avoir adressé le moindre regard ne fit qu'accentuer son agacement. Il commençait déjà à trembler de colère puis se ravisa avant de faire l'irréparable. Il n'avait pas à s'abaisser à se faire remarquer pour des humains aussi pathétiques, il valait bien mieux que ça. Aussi, cette fois le sourire pris place sur son visage contrairement aux froncements de sourcils qui perduraient depuis la collision de tout à l'heure. D'un mouvement de la main discret, il augmenta drastiquement le poids du plateau du serveur qui tomba à la renverse presque immédiatement, puis retira le poids qu'il avait ajouté pour éviter d'attirer l'attention puis fit de même avec la tasse de la jeune fille au moment où elle portait la tasse à ses lèvres. Nul doute que cela lui servira de leçon à l'avenir.

Son sourire méprisant clairement affiché en direction de la demoiselle aux cheveux blond, le regard hautain et plein de sous-entendu. Son œuvre était faite et signée, il n'avait plus rien à faire ici. Aussi se tourna-t-il vers la tour de l'horloge avant de l'étudier pour tenter de monter à son tour au sommet de cette dernière pour admirer la vue du monde qu'il avait soif de connaître.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 2:47

La ville était moins oppressante vue de haut. Devant Wil se dressait désormais un gigantesque labyrinthe d'immeubles, d'avenue et de ruelles. Il observa un moment le Dédale teinté d'orange du soleil couchant. Tant de monde vivait dans cette ville. Cela n'avait rien à voir avec son village natal. Bien sûr, il avait appris à l'école la population d'Amestris, mais que représente un million d'individu pour un enfant qui n'en à jamais vu plus d'une centaine réunis. Maintenant qu'il observait la ville il comprenait mieux qu'une telle population soit possible.

Alors un question lui traversa l'esprit: comment pourrait-il, au milieu de cette foule innombrable d'inconnus, trouver la personne qu'il cherche? Il pensait qu'il pourrait demander son chemin aux passants, mais dans une si grande ville les passants ne connaissaient probablement pas tout les habitants. Il se rappela alors que M MAREY lui avait laissé une feuille avec des instruction précise pour rejoindre sa destination. Il fouilla machinalement la poche de sa veste avec sa main droite. Les indications n'y était pas. Expirant pour se calmer, il tenta de se rappelé où il les avait laissé. Elles étaient dans sa valise, il ne les avait donc pas oubliée au village. Cela le rassura un instant, puis il fut prix d'une nouvelle angoisse : où était la valise? Il pris alors conscience qu'il l'avait abandonnée pour monter sur l'horloge. Il parcouru la place de yeux à sa recherche. Un serveur, sur la terrasse du café de la gare, était accroupi, en train de nettoyer des débris d’assiettes et de verre. Sans doute avait-il maladroitement laissé tombé son plateau. Plus loin, mais toujours sur la même terrasse, un autre serveur nettoyait une table. A côté de lui se trouvait une femme blonde qui semblait confuse. Mais Wil ne s'arrêta pas à ces détailles, il devait retrouver sa valise au plus vite.

Il fini par la trouver. Elle s'était légèrement déplacé par rapport à l'endroit où il pensait l'avoir laissé, et elle était couchée sur le sol. Sans doute avait-elle été bousculée par des passants. Quoi qu'il en soit, il lui fallait redescendre au plus vite pour la récupérer. Il se retourna pour trouvé un itinéraire de descente, et aperçue alors qu'il n'était plus seul sur le toit. Un adolescent albinos l'avait rejoint. L'apparence singulière de l'adolescent était tout à fait nouvelle pour Wil, cela dit ce n'était pas ce qui l'intriguait. Apercevoir la personne la plus banale sur terre l'aurait étonné tout autant. Il perdit quelque peu l'équilibre à cause de la surprise, mais sa main gauche, toujours solidement accrochée à la base de la girouette, parvint à le redresser. C'était la première foi que quelqu'un le rejoignait sur les hauteurs, et cela le remplissait de joie. Il esquissa un sourire qu'il voulait amical, mais cela ressemblait plutôt à une grimace du à sa confusion. Il fit un geste de la main droite qui ressemblait à un salue militaire informel, le même geste qu'il avait répété des centaines de fois lorsqu'il croisait son ami Jules MAREY, et sans attendre d'autre réaction de la par de l’adolescent qui continuait de la fixé, il dit:


"Bonsoir", puis se rappelant qu'on lui avait répété de dire une banalité pour entamer une conversation, il ajouta : "Magnifique ciel, n'est-ce pas."
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 4:13

Soudainement, ma tasse de vient plus lourde. Je la dépose alors même qu’elle allait me glisser des mains. Une goutte s’échappe pour venir éclabousser la soucoupe, déposant une tâche marron. Etrange. Je ne comprends pas ce qu’il a bien pu se passer. Mon dos est parcouru d’un frisson et je me retourne à vive allure. L’adolescent albinos me fixe. Dans ses yeux brille une lueur de mépris, il a un air hautain et satisfait de soi. Come s’il venait de se venger. Mais de quoi ? De mon comportement à son égard ? Et puis, il ne m’a rien fait. Quoique…Non, mon sac à bandoulière gît toujours à mes pieds, intact. Puis je repense à l’incident de la tasse de café. Impossible, ce n’est pas possible que, sans la toucher, il ait pu la faire pencher. Mais je ne crois pas au mot impossible, c’est juste irrationnel.
Il se détourne pour se diriger d’un pas indolent vers l’horloge. Il la contemple un instant avant d’entreprendre son ascension. Pour avoir grimpé des bâtiments en ma qualité de sniper, je sais que ce n’est pas si facile que cela en a l’air. Les prises sont nombreuses mais le métal d’une aussi vénérable gare s’effrite facilement. Comme la foule, je regarde l’argenté escalader sans d’encombre, comme s’il avait fait cela toute sa vie, l’obstacle et rejoindre une silhouette aux cheveux mi-long noirs, un autre adolescent. Se connaissent-ils ? Sont-ils amis ? Est-ce une paire de bras cassés prêts à faire les quatre cents coups ensemble, tels deux frères siamois ?
En tout cas, ce spectacle n’est pas du goût du chef de gare qui ne tarde pas à surgir de son bureau et à siffler vigoureusement pour attirer leur attention.

« Dis donc, vous n’êtes pas dans un parc d’attraction ! Descendez tout de suite ! »

Une annonce au micro me détourne de cette scène de ménage. Mon train ne va pas tarder. Il va rentrer en gare dans moins d’une minute. Je laisse la tasse et son contenu puis m’empare de mon sac avant de rejoindre pour une deuxième fois, et je l’espère dernière, le quai. Une valise est renversée non loin de moi, juste à deux pas. Je la dépose sur un banc tout proche afin que personne ne bute dessus. En la portant, je sens un choc bizarre se produire, comme si elle contenait un liquide. J’ai un mauvais pressentiment et m’apprête à l’ouvrir, persuadée de découvrir des cocktails Molotov, quand…
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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 8:33

Quand enfin Scorn atteignit le sommet ou siégeait l'autre adolescent, il fut à la fois surpris de le voir étonner et perplexe. Quelle réaction devait-il avoir avec les humains ? Sa réflexion ne put aller plus loin que le jeune homme le salua brièvement avant de lui parler de la vue. Il lui répondit par un signe de main hésitant avant de tourner son regard vers les cieux, il n'avait aucune idée de ce qu'il devait lui dire. Puis une sensation étrange pris place en lui, comme quelque chose qu'il avait toujours voulu, mais qu'il n'arrivait pas à atteindre dans les sous-terrains de Centrale. Du fait de son inexpérience, il ne savait pas ce que c'était et cela lui laissait une grande frustration. Puis comme pour briser ce moment agréable, un humain se mit à leur crier de descendre. Pourquoi ? Quel mal y a-t-il à monter sur une horloge ? Ces créatures étaient vraiment compliqués et stupide à la fois, mais comme il ne devait pas trop se faire remarquer pour le moment, il décida donc d'obtempérer et de descendre. Au moins il garderait un bon souvenir de cette gare. Une envie de destruction se fit sentir en lui, mais non, pas maintenant, il n'était pas encore au bon endroit, il devrait se contenir un peu jusque là.

Voyant la demoiselle qu'il avait asticoté quelques minutes plus tôt courir vers la gare, il se demanda si elle avait compris et fuyait devant sa présence, ou si c'était pour une autre raison. Quoi qu'il en soit, Scorn avait décidé de descendre plus vite qu'il n'était monté et sauta directement dans le vide. Bien que la chute aurait du lui faire des dégâts conséquent, l'homunculus avait eu la bonne idée de réduire son poids au minimum, ainsi, en touchant le sol, il n'eut besoin que de soigner son atterrissage tel une feuille de papier et sans aucun dommages. Alors qu'il pensait avoir été discret, beaucoup de personnes avaient tourné leurs regards vers lui et avaient hoqueté de peur en le voyant sauter. Mais les interrogations furent plus nombreuse en le voyant indemne au sol. Selon lui, il était déjà trop tard, il avait beaucoup trop attiré l'attention sur lui, mais il devait attendre jusqu'au lendemain pour repartir en train.

Puis une idée lumineuse lui vint à l'esprit, il n'avait jamais envisagé les choses de cette manière, mais c'était un moyen de transport comme un autre. Même si pour cela il devait trouver un endroit tranquille. Seulement avec le grabuge qu'il avait plus ou moins crée, il ne doutait pas que certaines personnes se mettraient à le suivre. Il faudrait alors crée une diversion le temps que la plupart des gens l'oublient et qu'il puisse se soustraire à leurs regards curieux. La cible de cette diversion serait sa victime attitré, la jeune demoiselle de tout à l'heure. Voyant que celle-ci était occupé à fouiller dans une valise, qui devait probablement être à elle. Il s'arrangea pour décuplé le poids de la valise ainsi que celui de bras gauche de la jeune fille. Puis ce fut le tour de la jambe gauche. Il décida alors de poursuivre son jeu en réduisant le poids de son bras et de sa jambe droite. Nul doute qu'elle ne manquerait pas de perdre l'équilibre. L'homme avait bien trop l'habitude de marcher d'une certaine manière pour qu'un simple changement de ce genre soit suffisamment difficile pour s'en rétablir facilement.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 10:54

L'adolescent albinos n'était pas très bavard. L'absence de réponse tourmentait Wil. "Ai-je dit quelque chose d'étrange?" pensait-il, mais il n'eut pas le temps de le vérifier. Déjà, le chef de gare les réprimandait. Ce n'était pas la première fois qu'on lui disait de ne pas monter sur les toits, mais c'était plus fort que lui, et puis quel mal faisait-il? En cherchant d'où la voix provenait, il s’aperçut qu'une jeune femme blonde s'était emparé de sa valise et commencait à regardé à l'intérieur.

"Ma valise!" s'écria-t-il lâchant la girouette. Il s’apprêtait à redescendre lorsque l'albinos passa devant lui pour sauté dans le vide. Surpris, Wil perdit l'équilibre, trébucha contre le rebord et tomba dans le vide lui aussi. Il se rattrapa à l'aiguille des minutes, se balança légèrement pour atteindre une mince corniche à côté de l'horloge. L'aiguille rompit, mais il avait pris assez d'élan pour poser les pieds sur la corniche. Il fit deux pas rapides, puis du se laisser choir à nouveau. Il rattrapa la corniche a deux mains, se balança à nouveau et sauta vers la glissière. Il se laissa alors glisser, essayant de ralentir sa chute autant qu'il le pouvait. Mais cela ne suffit pas. L’atterrissage fut brutal et Wil se foula la cheville gauche.

Curieusement, ses prouesses acrobatiques étaient passées pratiquement inaperçues. Il faut bien admettre que dans le genre extraordinaire, l'autre grimpeur le surclassait de beaucoup. Wil eut tout de même droit à quelque applaudissements et un sifflement. Il n'y prêta aucune attention, et se mis à courir, du moins autant que sa cheville le lui permettait, vers la femme blonde. Elle avait sorti un flacon d'un mélange de carburant de sa création. Il comptait s'en servir dès que possible dans le nouveau moteur qu'il avait conçu et fabriqué pour son plus lourd que l'air.
"Pas celle là! Il ne faut pas quelle touche à celle là! Si le mélange et corrompu, il me faudra 6 heures pour atteindre à nouveau ce niveau de perfection!" Pensa-t-il.

Il accéléra le pas, et atteignit l'albinos. Il était indemne. L'espace d'un instant, Wil se demanda comment l'adolescent avait pu survivre à la chute sans aucun dommages. Instinctivement, il tourna la tête dans sa direction, sans change sa trajectoire. La surprise le déséquilibra à nouveau, sa cheville gauche céda sous son poids, et Wil tomba de dos sur la jeune femme, en poussant un cri de surprise.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 14:12

Le cocktail était d'une blancheur parfaite. On aurait dit du lait. J'allais ouvrir doucement le bouchon lorsque un poids mort atterrit sur mon dos...

Je roule sur moi-même, pose une main sur ma cuisse où se cache mon révolver et... Foudroie du regard l'acrobate. Ses longs cheveux noirs sont recouverts par un bonnet orange recouvrant ses yeux. Un sourire étire mes lèvres. Je rétablis sa vue et arrange son bonnet sur sa tête. Des lunettes de protection le retienne de justesse. J'en ai déjà vu des semblables, tout comme le liquide blanchâtre. C'était à l'atelier de Winry Rockbell, il y a maintenant un bon moment de cela. Un carburant pour moteur, et non pas un cocktail Molotov. Je n'ai rien à craindre de lui.

"Ca va? Rien de cassé?"

Je l'aide à se redresser en l'empoignant par le bras. Son pantalon n'a pas le temps de me cacher sa cheville mal en point. Je fronce les sourcils. Avec ce genre de blessure, mieux vaut les soigner tout de suite si on ne veut pas se retrouver le lendemain incapable de marcher.
Je l'installe sur un banc et entreprends de le soigner comme je peux. Heureusement, une boîte de pansements et de bande de gaz ainsi qu'un désinfectant ne me quittent jamais.

"Attention, ça va piquer."

J'applique l'antiseptique sur mon mouchoir avant de nettoyer sa plaie et de lui faire un bandage primaire. Satisfaite, je vais nous chercher une boisson fraîche à une échoppe ambulante. Je lui tend une limonade.

"Pour ta prestation de tout à l'heure. Si tu ne sais pas quoi faire, je te conseilles de t'engager dans l'Armée. Je suis persuadée que tu as toutes tes chances parmi cette bande de bras cassés!"

Je lui souris et m'engouffre dans le train. Un banc est entièrement libre. Je m'y installe et attends le départ pour Central. Les adolescents de nos jours ont beau être doués, ils sont beaucoup plus des têtes brûlées qu'avant! Il n'empêche que j'ai été sincère. Ce jeune homme a toutes les qualités requises pour travailler avec nous. Je me demande ce qu'il deviendra. C'est avec ces pensées en tête que je...
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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Lun 24 Sep - 20:23

Tandis que le calme revenait peu à peu sur la place, les deux personnes qui avaient attiré son attention s'étaient retrouvés à côté d'une valise pleine de choses étranges. C'était apaisant que le silence revienne, Scorn eut la sensation d'enfin pouvoir se détendre, malgré le bruit ambiant, mais plus discret qu'auparavant. Mais Scorn avait bien mieux à faire, maintenant que l'attention n'était plus sur lui, il ne lui restait plus qu'à s'éclipser rapidement pour faire sa petite expérience. Cherchant un endroit idéal pour ce qui allait suivre, le jeune garçon du scruter les alentours immédiat pour constater qu'il ne trouverait rien ici. Il devrait s'avancer plus profondément dans la ville pour avoir une bonne cachette. S'il avait été à Central, cela ferait bien longtemps qu'il aurait su où se rendre, puisqu'il connaissait l'endroit comme sa poche. Seulement il était à WestCity, une terre totalement inconnue et remplie d'humains détestables. Il lui fallait maintenant avancer pour s'éloigner de la gare et accessoirement de la jeune fille qui n'avait pas fait suffisamment attention à lui.

L'endroit devenait de plus en plus calme au fur et à mesure qu'il avançait, c'était à la fois agréable et inquiétant. Ou peut-être que c'était simplement le couché de soleil qui le rendait nerveux. Tellement de nouvelles choses pour l'homunculus qu'il était difficile pour lui de tout comprendre. Finalement, à force de marcher dans les rues, Scorn finit par trouver ce qu'il cherchait. Ne prêtant pas attention aux possible regards des autres, l'homunculus pris la direction d'une ruelle plutôt sombre. La se trouvait deux adultes aux mines sinistres et au regard vitreux, ils observaient le nouveau venu avec une curiosité malsaine. Mais là encore Scorn n'y prêta pas attention et continua son chemin, du moins jusqu'à ce que les deux hommes assez imposant par leur carrure, le retiennent par l'épaule d'une main que le jeune garçon jugeait comme géante par rapport à sa propre taille.


« Hey, dit moi petit, qu'est ce qui t'amène par ici ? »

Scorn fit alors la seule chose qu'il savait faire, il leur jeta un regard méprisant à souhait, mais pas de sourire cette fois. Non si ces humains comptaient l'empêcher de passer, alors il s'arrangerait pour qu'ils ne causent plus de problèmes à qui que ce soit.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Mar 25 Sep - 16:41

Wil laissa la jeune femme s'occuper de sa cheville. Il aurait probablement pu le faire lui-même, comme il se blessait souvent, son père le lui avait appris. Mais les gestes assurés de la jeune femme trahissait son savoir faire. Elle avait probablement déjà fait ce genre de bandage des dizaines de fois. D'autre part c'était agréable de laisser quelqu'un s'occuper de soi. Il nota cependant que la jeune femme serrait beaucoup le bandage, sans doute un peu trop. C'est alors qu'il nota l'emblème de l'armée sur ses affaires. Un soldat, il comprenait mieux désormais la facilité avec laquelle elle l'avait repoussé lorsqu'il lui était tombé dessus.

Lorsqu'elle eut terminé, elle s'éloigna un instant. Il en profita pour se relaxer un peu sur le banc. Il aperçut l'horloge, dont l'aiguille des minutes était désormais brisée. Il tenta alors de se remémorer sa chute. Bien qu'il n'avait pas fait exprès de descendre de cette façon, il avait toujours aimer ce genre de descente. La chute contrôlée lui donnait l'impression qu'à sa manière, lui aussi volait. Il se rappela alors que le garçon albinos s'était lui aussi jeté dans le vide. Avait-il lui aussi joué de pirouettes pour atterrir sans encombre? Il ne pouvait en être sur, mais dans ses souvenirs l'adolescent avait sauté trop loin pour pouvoir attraper un quelconque élément de la façade. S'il av&ait raison, alors Wil était un singe, et l'adolescent un oiseau. Il eut alors très envie de découvrir son secret. Il regarda autour de lui sur la place qui se dépeuplait peu à peu, aucune trace de l'albinos. Sans doute était-il parti depuis longtemps.
"Dommage" pensa-t-il, espérant le revoir.

La femme blonde arriva à ce moment, apportant une limonade. Il la remercia, et la bu doucement. Elle lui donna alors un étrange conseil, rejoindre l'armée. Cette idée ne lui avait jamais traversé l'esprit. Il ne connaissait de l'armée que les clameur au loin des soldat s'entrainant dans les grandes plaines de l'ouest. Quoi qu'il en soit il n'avait pas l'intention de les rejoindre. Sa vie lui convenait, et de plus il avait une mission: faire voler un plus lourd que l'air. Peut de temps après la jeune femme partie. Il la salua, puis, alors qu'elle s'était déjà un peu éloignée, il s'aperçut qu'il ne connaissait pas son nom. Il esquissa un signe pour la retenir, mais sa timidité le retint.
"Tant pis, je ne la reverrai probablement jamais de toute manière" dit-il à voix basse.

Wil sorti alors de sa valise toujours ouverte, le plan de M MAREY. Il était plutôt détaillé, et Wil avait eu l'occasion d'observer un peu les alentours depuis le somment de la gare. Il se leva alors, testa sa cheville gauche, elle tiendrait, referma sa valise, puis entrepris de se rendre au lieu indiqué sur la carte. Il s'enfonça alors dans les ruelle de plus en plus sombres de West city. Il fini par déboucher sur une ruelle bloquée par deux hommes. Suivant le conseil de Mme MAREY, il avança droit, en baissant les yeux. Il passa à côté des deux hommes qui étaient occupés à bloquer L'adolescent albinos! Submerger par la joie de le revoir, et donc l'opportunité de découvrir son secret, Wil s'écria:
"Je t'ai retrouvé!"

Les deux hommes se tournèrent vers lui. C'est alors que Wil se rappela, trop tard, un autre conseil de Mme MAREY: "Si tu rencontres des gents qui semble avoir des problèmes, ignore les. Promet moi que tu les ignorera!" Elle avait insisté, ça devait être important. L'un des deux hommes, qui avait l'air légèrement plus spirituel que son voisin, bit d'une voix lourde:

"T'es qui toi?"

"Personne" répondit-il d'instinct, puis se rappelant un conseil de son tuteur il ajouta "Enfin... je suis le mécanicien de maintenance de M. Pinto, M. MAREY m'envoie livrer une commande."

L'homme se retourna vers son compagnon et dit:" Y dit qu'c'est le mécano du boss."

Ouais", répondit le moins spirituel des deux "Le boss à abimé son auto mail." Puis il ajouta à l'adresse de Wil: "Tu connais ce gamin?"

"Bien sûr" répondit-il, "c'est... Marc, le fils de mon patron. M MAREY veut qu'il apprenne le métier sur le terrain, alors aujourd'hui il vient avec moi. Je l'avait perdu à la gare et je suis soulagé de le retrouvé." Wil observa les deux hommes, espérant que son mensonge prenne. Ils avaient l'aire sceptiques, mais après quelques seconde qui parurent une éternité, les spirituel dit:

"Mouais, fait gaffe à pas le reperdre" puis les deux hommes s'éloignèrent, laissant Wil seul face à l'albinos.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Sam 29 Sep - 2:56

fin de la participation de riza.
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Scorn
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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Dim 30 Sep - 10:34

Se préparant déjà à leur faire passer un sale quart d'heure, Scorn ne fit pas attention à l'adolescent qu'il avait croisé au sommet de l'horloge arriver derrière lui. En réalité, lorsqu'il s'aperçut de sa présence il se stoppa dans son action, autant par curiosité que par besoin de réflexion, était-il avec lui ? Ou contre lui ? La réponse fut vite apportée, car il expliqua simplement aux deux hommes qu'il était avec lui. C'était un mensonge bien évidemment, mais les deux gardes semblait y croire. Aussi l'avis de l'homunculus envers le jeune garçon changea, finalement certains humains pouvaient être utiles. Mais avant d'aller trop loin dans la reconnaissance, il devait mettre les choses aux claires, pas besoin non plus de se laisser chaperonner par un inconnu.

« ...Merci... »

Bien qu'il était reconnaissant, une pointe de méfiance perçait. Peut être qu'au final tout ceci n'était qu'une mascarade pour tromper sa vigilance. Bien qu'il doute que cela puisse permettre à ces humains de triompher de lui, il n'en restait pas moins sur ses gardes. Il décida donc de se prêter au jeu le temps que les choses se passent et qu'il puisse reprendre là où il s'était arrêté.

De ce qu'il savait des humains et ce qu'il voyait maintenant, quelque chose n'allait pas selon lui. Le jeune adolescent et les hommes de mains du chef de l'endroit ne faisaient incontestablement pas partit du même monde. Les raisons de leur rencontre devait être tout sauf naturel. Mais loin de lui l'idée de dénoncer qui que ce soit, ces humains pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient ça ne le regardait pas. Bien qu'il soit embarqué dans cette histoire un peu contre son gré du fait de la recherche d'un endroit loin du regard d'autrui. Quoi qu'il en soit, il ne ferait rien pour le moment, il ne serait qu'un simple observateur, c'était en effet une bonne occasion d'en apprendre un peu plus sur les humains et leur comportement. Une fois la mascarade terminée, il pourrait s'expliquer un peu plus clairement avec le brun et il pourrait se mettre en route ensuite.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Dim 30 Sep - 18:25

Le silence et la pénombre de la nuit tombante entouraient désormais Wil et le jeune albinos. Ce dernier mettait Wil mal à l'aise. Il s'était contenté de le remercié d'un seul mot, sur un ton qui résonnait froidement dans les oreilles du rêveur. Tout deux se dévisagèrent un moment en un silence pesant. Ni l'un ni l'autre ne firent le moindre signe indiquant qu'ils allaient prendre la parole tandis que les question fusaient dans leurs têtes respective.

Enfin, Wil se ressaisit. La rue n'était pas sûr, et l'astuce qu'il avait utilisé ne fonctionnerait pas forcément deux fois. Il fallait donc agir, et rapidement. Il était sûr d'une chose, il n'aurait pas le temps d'épancher sa curiosité dans la ruelle. Il lui fallait aller à l’essentiel. Brisant le silence ambiant il dit alors:


"Je m'appelle Wilbur Guillaume, le premier homme qui volera grâce à la mécanique. Si je t'ai aider c'est pour savoir une chose: es-tu capable de voler?"
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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Mar 2 Oct - 13:22

Les choses se passaient un peu trop vite au goût de Scorn, le jeune homme profita d'un petit moment d'attente pour lui poser une question essentielle. Mais étant donné l'urgence de la situation, cela devait être assez primordiale pour qu'il en parle maintenant. Bien entendu, l'homunculus restait méfiant, aussi choisit-il de lui répondre en toute franchise. Il n'avait rien à craindre à révéler ce qu'il savait sur le sujet puisqu'en réalité il ne le savait pas lui-même. C'était même exactement ce qu'il voulait tester en allant dans un coin discret. Seulement, en quoi cela pourraient-ils les aider ? Car s'il était capable de voler, il y aurait peu de chance qu'il puisse porter quelqu'un en plus de lui-même.

« Je me pose la même question... Mais je pense que je le peux. »

Les hommes de mains revenaient avec un air mécontent, tandis qu'un homme plus petit, mais visiblement plus vicieux et mauvais les suivaient. Lui, avait un sourire accroché, mais il était travaillé, car à voir le reste de son visage, il n'était pas heureux, ou du moins, pas de la manière dont les gens le sont la plupart du temps. Il dévisagea Guillaume avant de faire de même avec Scorn. L'homunculus lui renvoya un regard méprisant et hautain, ce qui ne devait pas plaire au chef puisqu'il se retourna vers le jeune brun avant de lui envoyer quelques mots.

« C'est que tu serait pas un peu en retards des fois ? Et puis c'est qui lui ? Ton assistant ? Me fait pas rire, ça se vois qu'il y connait rien en mécanique ! »

Il est vrai qu'à voir Guillaume et Scorn l'un à côté de l'autre, la barrière entre leur monde était visible, l'un était plus enthousiaste tandis que l'autre semblait plutôt agressif envers tout le monde. De plus pour un oeil avisé, les tâches de cambouis et autre huile de moteur n'étant pas facile à faire partir au lavage, certaines pouvaient facilement subsister sur la peau ou les vêtements. Ce qui n'était absolument pas le cas de Scorn. Il aurait bien sauté au visage de l'homme pour le réduire en charpie, mais, il préférait attendre un peu pour voir quelle serait la réaction de Guillaume dans cette situation épineuse. Les humains avaient tout simplement un comportement fascinant et une telle force pour se sortir des problèmes avec leurs volontés de vivre stupide. Lui-même ne se sentait pas vraiment concerné par ça, se sachant immortel, la vie ne lui avait pas encore dévoilé tous ses secrets. Mais il avait le temps, alors autant savourer ce qui s'offrait à lui.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Mer 3 Oct - 16:41

"Je pense que je peux", ces mot résonnèrent dans l'esprit de Wil. Alors il n'était pas seul à vouloir voler?Un an après la mort de Jules MAREY, enfin trouvait-il quelqu'un qui partageait ses sentiments. C'est tout du moins ainsi qu'il interpréta la réponse de l'homonculus, cette créature dont il ignorait totalement la nature et l’existence. Une multitude de questions tournoyait dans sa tête, et il fut interrompu avant d'avoir put les ordonner.

"Déjà", pensa-t-il en apercevant les hommes de mains qui se dirigeaient vers eux. Un autre homme les accompagnait, probablement le chef des deux hommes. Wil pensa dans un premier temps qu'il s'agissait de M. Pinto, mais l'homme ne correspondait pas à la description que lui avait fait M MAREY. Cela dit il serait probablement plus difficile à duper que ses hommes de mains. Cela se confirma presque tout de suite.

Manquant de repartie, Wil changea de plan. Il laissa sa valise lui échapper de la main droite et plongea sa main gauche dans la poche de sa veste. Au moment où la valise heurta la sol il donna un coup de pied dedans, la forçant à s'ouvrir, et simultanément ressorti sa main gauche, tenant un clé de 12 qu'il jeta au dessus de la tête des trois hommes, qui avaient déjà la main sur leurs armes. La clé attira l'attention des hommes de mains un instant, instant nécessaire pour que Wil saute à pied joint dans la valise, atterrissant accroupi, les deux pieds dans deux étrange sabots en cuir. Le jeune rêveur saisi alors la flasque de précieux carburant, et s'écria à l'adresse de l'albinos:


"Vole!"

Il enclencha alors simultanément les mécanismes dans ses chaussures. Un bruit d'explosion retenti sous ses pieds, et une fumée noir l'entoura. Avant que quiconque ai pu réagir, Wil se trouvait à 3 mètre dans les aires. Son astuce ne put le conduire plus haut, ses chaussures, qu'il n'avait pas eu le temps de fixer s'envolèrent encore un peu au dessus de lui. Il se rattrapa instantanément au rebord d'une fenêtre, celle du deuxième étage. Il lui restait donc encore la moitié de la façade à escalader pour pouvoir s'enfuir, mais ce n'était pas le plus gros obstacle. L'explosion avait réveillé la douleur de sa cheville gauche, et aggravé la blessure. Elle était maintenant perdue. Cela étant, la partie n'était pas encore perdue: sous ses pieds un écran de fumée, qui continuait d'affluer de sa valise désormais en flamme, couvrait sa fuite. De plus l'effet de surprise qu'il avait créé lui donnait quelques secondes de répit. Il s'employa alors à escalader la parois, laissant derrière lui les hommes dont la toux révélait la présence.
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Scorn
Amestrien centenaire

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MessageSujet: Re: Parce qu'il faut bien commencer quelque part...   Sam 6 Oct - 15:44

La situation se compliquaient et Guillaume allaient devoir réfléchir vite, très vite même pour se sortir de ce mauvais pas. Les humains n'étaient pas vraiment connues pour leurs patiences, et ceux-ci ne faisaient pas exception. En observant un peu plus attentivement Guillaume, Scorn pu constater qu'il avait une idée vue l'expression de son visage, mais en le voyant lâcher sa valise, cela ne fit qui lui apporter plus de questions que de réponses. Les réactions des hommes ne tardèrent pas à se faire sentir. Braquant leurs armes sur les deux adolescent, ils ne leur resteraient sans doute pas longtemps à vivre, enfin pour guillaume du moins, s'ils se mettaient à tirer. Heureusement que ce dernier avait astucieusement lancé un objet laissant penser que c'était une grenade, et distrayant leurs attention le temps d'un instant. Son regard glissa instantanément vers le mécanicien pour voir que celui-ci avait mit les pieds dans sa valise, mais au même moment il lui cria de voler. C'était une situation assez critique pour que Scorn ne soit pas certain de sa réussite. Mais il ne craignait rien à vrai dire. Il pouvait essayer et si jamais ce n'était pas un succès, il n'aurait plus qu'à faire un carnage au mépris des avertissements.

De toute façon le temps n'était plus à la réflexion et il activa son pouvoir pour réduire à néant la gravité vis-à-vis de la terre. Le moindre souffle serait suffisant pour lui permettre de s'envoler, et c'était l'idée qu'il avait soufflé vers le sol pour s'envoler. Lâchant tout l'air dans ses poumons dans un premier temps pour faire un bond incroyable, mais n'ayant pas de quoi stabiliser sa position son corps tourna sur lui-même ce qui lui donna légèrement le tournis avant de se faire doucement emporter par le vent. Mais en coup d'oeil en bas lui fit remarquer que Guillaume était en mauvaise posture. Finalement il n'avait pas réussi à aller aussi haut que lui. Il s'était raccroché à un rebord pour ne pas retomber vers les hommes de mains, seulement, ceux-ci étaient équipés d'arme à feu, donc une distance aussi faible ne leur poseraient pas de problèmes. Scorn avait finalement un choix à faire, laisser le jeune garçon dans sa situation ou bien essayer de le sauver. Il ne s'estimait pas particulièrement redevable envers lui, mais cela ne lui coûterait rien de lui donner un coup de pousse.

Ré-augmentant doucement sa gravité pour redescendre vers lui le tend de l'attraper par le bras et de réduire à néant sa gravité ainsi que la sienne. Puis il souffla vers le mur pour remonter au-dessus des bâtiments pour se laisser porter par le vent un peu plus loin. A deux il serait sûrement plus facile de rester stable, car il a plus de surface pour « planer ».


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