Examen Wilhem Anderson



 
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 Examen Wilhem Anderson

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Nick Falcon
Général de Brigade

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MessageSujet: Examen Wilhem Anderson   Sam 9 Mar - 14:41

Monsieur Wilhem Anderson

Pour finaliser votre inscription, et dans le but d'intégrer le prestigieux corps d'armée des Alchimistes d'État d'Amestris, il vous faut passer un ultime test d'aptitude. Celui-ci consiste à répondre de votre mieux à la situation fictive proposée par le Jury. Vous disposez de 10 jours pour vous présenter, et passer cet examen, qui devra faire 20 lignes au minimum. Au delà du délai, ou en cas d'échec, vous passerez à une session de rattrapage, plus difficile que le test premier. En cas d'abandon, vous aurez la possibilité de choisir un autre secteur d'affectation.

Passons maintenant au contenant de cette épreuve, voici votre sujet :

"Après avoir obtenu votre nouvelle affectation, vous prenez le train civil en direction de North City, et entamez un voyage relativement long. Mais en plein hiver, les conditions météorologiques sont catastrophiques et alors que vote destination n'est plus qu'à une heure de train, celui-ci s'arrête. Le convoi est obligé de faire halte, afin d'essayer de dégager la voie bloquée par un arbre tombé sous le poids de la neige. Vos voisins d'infortune présents dans la voiture sont de mauvaise humeur, et la tension est palpable dans tout le wagon. De là où vous êtes, vous pouvez également apercevoir parmi les flocons de neige au loin, l'arbre qui bloque le passage et les deux mécaniciens, déconcertés. Comment se déroulera votre charmante fin de journée ?"

Le jury prendra en compte votre adaptation à la situation. Bon courage.
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MessageSujet: Re: Examen Wilhem Anderson   Sam 9 Mar - 20:49

Voyager est toujours une chose agréable. Surtout lorsque le trajet s'effectue en train. Amestris possède un réseau ferroviaire très développé, et n'importe quelle partie du pays est desservie. Les wagons sont très confortables, d'un design agréable. Les paysages traversés sont de toute beauté. Oui, voyager en train est un moment où l'on peut respirer, se détendre, et profiter des minutes qui s'écoulent paisiblement. Sauf quand votre destination n'est pas votre choix, ni la raison du déplacement, et que vous savez que ce n'est que le début des réjouissances.

Cette fin de paragraphe se rapportait plus à la situation de Wilhem que le tableau idyllique dressé en préambule. Tandis qu'il demeurait dans ce train, la main crispée sur son affectation, il se demandait pourquoi il méritait d'atterrir dans un tel lieu. North City. Cela aurait pu être pire, notez. Briggs, par exemple.
Le problème en soi à Briggs ne venait pas de l'autorité suprême des lieux, et de la dureté des militaires qui y accomplissaient leur devoir. C'était le cadet des soucis du jeune homme. Ce qu'il reprochait au nord était son climat. Après tout, Wilhem était né dans les douces chaleurs de South City, avait effectué une bonne partie de sa carrière militaire dans l'Est, avait connu l'aridité du désert. La neige et le blizzard ne l'attiraient pas particulièrement, et son alchimie était plus difficile à pratiquer. Mais ses supérieurs en avaient décidé autrement. Soit. Une fois engagé, il fallait assumer et obéir. Envers et contre tout.
Dès l'obtention du maudit papier officiel, Wilhem avait préparé son paquetage, récupéré à la blanchisserie les vêtements adaptés à la météo, et embarqué dans son train. Dans un premier temps, il contemplait l'extérieur qui défilait devant ses yeux, puis s'amusa à observer les voyageurs présents dans son wagon. Un vieux au regard vitreux, des hommes d'affaire (leur dégaine témoignait ostensiblement de leur statut), une vieille dame tirée à quatre épingles, et d'allure sévère.
Lorsque le véhicule à wagon quitta les territoires tempérés pour les terres hivernales - encore plus froides en cette saison - le soldat en profita pour piquer un petit somme. Il n'avait pas envie de voir la neige, il aurait largement le temps pour ça à l'avenir.

Son sommeil fut interrompu par un coup de frein d'urgence. Il était normal, vu la météo peu clémente, qu'un train ralentisse à cause du vent, ou ne s'arrête à cause d'un éboulement. En regardant par la fenêtre, Wilhem constata que le convoi était bel et bien arrêté, qu'on ne voyait presque plus à l'extérieur à cause des flocons épais dansant dans le vent violent. Hum, quel endroit chaleureux ! Il distingua toutefois le responsable de cet arrêt. Un arbre était couché sur la route.

En revanche, dans le train, au fur et à mesure que s'égrainaient les minutes d'attente, les esprits s'échauffaient. Les autres voyageurs, impatients, se mettaient à maugréer. Certains se levaient à la recherche d'un contrôleur, dont l'un d'eux réclamait vainement que chacun retourne à sa place. Wilhem replia la couverture qui le réchauffait, dévoilant ainsi son uniforme, et s'approcha en silence du groupe de râleurs. L'un d'eux semblait particulièrement énervé. Le contrôleur, débordé, souhaitait aller aux nouvelles et ne parvenait pas à s'en dépêtrer. Sans faire attention à l'usager mécontent, le militaire s'adressa directement à l'agent, et lui proposa son aide. Ce dernier accepta volontiers. L'assistance pourtant s'agaçait toujours, malgré la présence d'un militaire. En particulier le client mécontent.

- z'est t'jours pareil dans c' train, on est t'jours en r'tard ! Z'êtes qu'une bande d'fumistes et de @&!*# ...

Le contrôleur s'excusa poliment, mais en réponse, le voyageur le poussa avec agressivité. Si l'on se fiait à son sens de l'odorat, il était évident que l'homme tétait assidument la bouteille. Wihem s'interposa entre le voyageur et l'agent assermenté. Le buveur récidiva, verbalement et physiquement. Ses mains pourtant furent bloquées avec fermeté par le militaire. Wilhem plongea ses yeux droit dans ceux de l'imbibé. toujours sans parler. Le grognon perdit alors de sa superbe assurance avant retourner à sa place. Le soldat prit alors la parole d'une voix claire et sonore.

- Mesdames, messieurs, Ce monsieur...
(il montra le contrôleur de la main) fait son travail pour que vous ne souffriez pas trop de ce désagrément. A ce titre, aidez-le à vous aider et conservez votre calme. Je vais me rendre à l'extérieur pour que tout soit remis en ordre dans les plus brefs délais.

Il fit volte-face, sans attendre d'écouter les réactions des uns et des autres. L'urgence, c'était cet arbre. Même s'il appréciait beaucoup ce végétal - qui retardait l'échéance de sa prise de fonction à North City - il ne pouvait rester sans rien faire.



***

Revêtu d'un manteau neuf, épais et doublé, Wilhem parvint à se frayer un chemin. Le vent soufflait en tempête, et la visibilité était réduite considérablement à cause de la neige qui tombait en permanence.
Il retira ses gants en dépit des températures et plongea sa main droite dans une sorte de bourse de tissu noir qu'il portait en bandoulière. Il en retira un petit tas de sable qu'il disposa bien sur la paume, sur le cercle de transmutation qui y était gravé. En rapprochant ses deux mains, la transmutation se réalisa. Wihem avait matérialisé une paire de lunettes en verre qu'il mit devant ses yeux. Ainsi protégé, il pouvait enfin affronter les éléments sans restriction visuelle.

ll trouva devant la locomotive les deux mécaniciens qui restaient plantés devant le spectacle de cet arbre judicieusement tombé au beau milieu de la voie. Le jeune homme arriva à pas feutré derrière eux et entendit leur conversation.

- Bon, on tente d'appeler du secours ?
- les lignes sont coupées, je n'arrive pas à contacter North City !
- C'est pas de veine ! J'ai eu beau chercher, on a dû oublier les scies à Central !
- Davids va m'entendre quand je serais de retour, je lui avais dit de vérifier le matériel au départ !
- On va devoir rester ici, mais quelqu'un devrait aller chercher du secours à pied !
- par un blizzard pareil ? Mieux vaut attendre que ça se calme ! On y voit rien à un mètre !

- Cela serait mieux si vous portiez des lunettes.
- Ahhhh !
- Arghhhhh !

Les deux mécaniciens avaient sursauté et hurlé comme deux petites filles enfermées dans une maison délabrée la nuit d'Halloween. Ils n'avaient pas senti la présence de Wilhem et la voix inconnue qu'ils venaient d'entendre les avait fait sursauter. Pétrifiés, ils regardèrent le brun en uniforme de l'armée qui leur tendait deux paires de lunettes à verre épais. Toujours sous le coup de l'émotion, et sans vraiment comprendre, ils récupérèrent l'objet et ajustèrent les lunettes devant leurs yeux.

- En effet, ça va mieux...Merci, Monsieur.

- A votre service.
- Vous avez toujours plusieurs paires de lunettes sur vous ?

Wilhem ignora la question. Cela pouvait être en effet étrange d'avoir sur soi trois paires de lunettes - sauf si l'on est opticien. Un arbre, un sapin relativement haut s'était affaissé sur la chaussée. En conséquence du poids de la neige, sans doute. L'arbre n'était pas bien grand, mais son tronc épais.

- Je suppose que si nous ne sommes pas repartis, c'est que vous êtes dans l'incapacité de tronçonner cet arbre ?

- Non, Monsieur.
- C'est Davids qui...

L'officier leva la main droite pour réclamer le silence. Ensuite, il s'approcha de l'arbre, sema du sable sur et autour du résineux. Puis il posa ses mains sur une extrémité du tapis minéral. Une lumière de couleur bleue claire, avoisinant le blanc, s'échappa de l'ensemble ; ainsi eut lieu la réaction alchimique. Des centaines de piques géantes se hérissèrent, épaisses et transparentes, et transpercèrent le malheureux végétal. L'alchimiste insista plusieurs fois ; il était obligé de créer des pics solides pour ne pas que le verre se brise au contact du bois. Bientôt, les rails et les alentours furent recouverts d'écorces ou de branchages.
Wilhem reposa ses mains sur les pointes de verre qui se rassemblèrent pour former trois luges translucides. Il entreposa les débris de bois sur l'une d'elle. Enfin, il se retourna vers les mécaniciens.

- Messieurs, si vous restez immobile dans un froid pareil, vous allez finir par devenir des bonshommes de neige. Pourriez-vous donc apporter des cordes et m'aider à dégager la voie ? Cela vous réchauffera !


Les deux hommes sortirent de leur inertie et vinrent aider le militaire à débarrasser le chemin de fer. Ils conservèrent quelques bûches pour alimenter la machinerie du train. Quand tout rentra dans l'ordre, l'alchimiste prit soin de transformer le verre qu'il avait utilisé en sable. Il n'était pas question qu'un promeneur ne se blesse avec des morceaux de verre dissimulés par la neige.
Les mécaniciens retournèrent dans la locomotive après avoir remercié Wilhem, qui se contenta de les saluer discrètement de la main avant de retourner dans la chaleur de son wagon. Il n'avait qu'une hâte : sécher ses cheveux mouillés par la neige et dormir.

Mais une fois arrivé dans son compartiment, il eut la surprise de constater que le pauvre contrôleur avait laissé la situation s'échapper. Et le redémarrage du train n'y faisait rien : une dizaine de voyageurs apostrophait l'agent qui tentait de les calmer. Il était coincé entre une rangée de fauteuils et la porte de la voiture. On lui demandait en même temps un remboursement, des explications, des excuses, des informations, des conseils...Wilhem soupira : avec tout ce tintouin, il ne parviendrait pas à s'endormir de sitôt. Il s'intercala une nouvelle fois entre le contrôleur débordé et la foule. Des insultes fusèrent sur le militaire. On n'aimait pas beaucoup les uniformes ici, quelques qu'ils soient.

Le jeune homme posa alors le plat de sa main sur la fenêtre droite. Il en caressa la surface et son geste continua dans le vide, en direction de la vitre gauche du wagon, comme s'il peignait dans les airs. Simultanément, une paroi transparente se dressa et isola le contrôleur des plaignants.
Ensuite, il fit face aux protestataires.
Le petit tour d'alchimie de Wilhem avait visiblement refroidi certaines ardeurs. Même si les gens connaissaient l'existence de cette science, peu de personnes en avaient eu la démonstration. Le jeune homme profita de l'accalmie pour prendre la parole.

- Vous faites preuve de beaucoup d'énergie pour critiquer les autres. C'est dommage que vous n'ayez pas profité de votre vigueur pour porter assistance à l'extérieur. La prochaine personne qui ose lever la main ou la voix sur moi ou une autre personne de ce wagon continuera le chemin à pied.


Une personne leva la voix. Wilhem posa la main contre une nouvelle fenêtre. Celle-ci vola en éclat, laissant entrer des flocons et le vent glacial.

- Après vous !
dit-il avec un sourire machiavélique aux lèvres.

La mauvaise troupe fit demi-tour sans demander son reste. Wilhem reconstitua la vitre à partir de ses débris, regagna sa place. Il posa alors sa tête contre la fenêtre et se laissa bercer par le ronronnement du train.


(terminé)
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Clothilde Laysawer
Alchimiste Médecin Général des Armées

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MessageSujet: Re: Examen Wilhem Anderson   Dim 10 Mar - 12:02

Bonjour, bonsoir,

Ce test RP me satisfait. Wilhem Anderson, vous recevez donc votre diplôme d'Alchimiste d’État ainsi que votre montre d'argent !




Félicitations !
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