Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)



 
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 Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)

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Nick Falcon
Général de Brigade

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MessageSujet: Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)   Sam 2 Nov - 12:11

Dix-huit heures venaient de sonner au clocher d'une église au loin, le soleil était ainsi en train de chuter littéralement pour faire place à un ciel crépusculaire magnifique et dégagé, annonçant la fin d’une nouvelle journée pour les Amestriens.

Nick avait pu quitter le travail un peu plus tôt qu'il ne le pensait, la paperasse de ce jour fut vite expédiée, et les diverses affaires furent classées. Même en l'absence de sa précieuse brigade laissée à West-City, il avait pu être aussi efficace car il aimait bien faire les choses. D’ailleurs, pourquoi était-il à Central alors que sa région affiliée était l’Ouest ? Tout simplement car il fallait mettre en place les exercices de manœuvre de l’armée, et qu’il avait été choisi pour organiser cet évènement annuel dans ses moindres détails, puisqu’il avait lieu dans l’Ouest. Enfin, c’est une autre histoire, mais il fallait le préciser.

Bref, à présent, il était enfin temps de se changer les idées, et quoi de mieux pour cela que de passer une bonne soirée sympathique au cœur de Central, en compagnie de sa bien-aimée. Pour sortir, le jeune homme avait donc quitté son uniforme de l'armée ainsi que son épée pour ses habits de civils. Il porte donc son fidèle gilet noir à col, des chaussures de la même couleur, et son pantalon gris foncé. Également, il tient par-dessus son épaule son long manteau gris, car la température agréable le permet malgré la saison. Il ne se priva pas non plus de recoiffer ses cheveux à son habitude, c’est-à-dire : les décoiffer !

Ensuite, pour une telle occasion, il ne fallait pas lésiner sur les détails, Nick s'empressa donc d'aller chez un fleuriste, pour composer lui-même un bouquet qu'il pourrait offrir à la demoiselle en gage de sa fidélité et de son affection. Et quoi de plus facile pour quelqu'un qui venait de la campagne que de connaitre les fleurs et leur signification, enfin, disons qu'il y avait un minimum à savoir et qu'il ne faut pas offrir des Chrysanthèmes ou des Orchidées par exemple, enfin, sauf si l'on souhaite la mort de sa compagne... Lorsqu’il quitta les quartiers de l’armée, il se dirigea vers le fleuriste le plus proche, qui semblait d’ordinaire être assez fréquenté, mais par chance, il n’y avait personne, une aubaine pour le jeune homme qui ne tarda pas à entrer pour faire ses emplettes.

Afin de rester traditionnel, il décida d’associer des roses blanches majoritaires, avec des rouges en les parsemant, symbole de réunification car cela faisait quelque temps qu'ils ne s'étaient pas vus. De même, il forma un léger bouquet, pour ne pas paraître non plus insistant… Ceci fait, il paya son dû et admira le bouquet, dont il était satisfait par sa qualité et sa fraicheur, avant d’entamer sa marche vers le lieu de rendez-vous : le parc de Central. D’un pas assuré et impatient, il marcha à travers les rues de Central tout en sifflant un air enjoué, pour arriver finalement en vue du parc. Le rendez-vous était fixé à l’entrée Nord, à 18h30, mais il arriva quelques minutes en avance pour s’assurer de pouvoir surprendre la jeune femme qui l’avait déjà repris au sujet de ses retards… Une fois placé devant l’entrée, il cacha le bouquet sur le côté, et se mit à patienter de l’arrivée de sa compagne tandis que les rayons du soleil couchant peignaient les bâtiments aux alentours d'un orange vif.

Cependant, le temps filait bien vite et elle n'était toujours pas là, ce qui inquiéta légèrement le jeune homme qui commençait à faire les cents pas. D'ordinaire, elle n'aimait pas attendre, et était très rarement en retard. Mais après tout, le métier d'alchimiste de soin était criblé d'imprévus, et il le savait très bien...


« Le 9 novembre 1903, jamais je n'oublierai ce jour cher ami.
              Tout au long de ma vie je brandirai avec fierté, cette lame que tu m'as légué... »


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Clothilde Laysawer
Alchimiste Médecin Général des Armées

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MessageSujet: Re: Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)   Mer 20 Nov - 20:02

Une dernière pression de parfum le long de la cambrure de sa nuque, et c'était terminé. Cela faisait déja une heure et demi que l'alchimiste de soins se pomponnait de façon à être la plus distinguée aux yeux de son petit ami. En effet, son bien-aimé Nick Falcon lui avait organisé un galant rendez-vous où ils se rencontreraient à l'entrée d'un jardin public. Pour l'occasion, Clothilde Laysawer s'était vêtue de collants grisâtres et clairs, d'un ample short brun taillé jusqu'aux cuisses, puis d'un pull marron à large col mais délimité jusqu'au tour de taille et soutenus d'élégantes bretelles. La soirée s'annonçait peu fraîche, ce qui lui permettait de s'habiller de manière aussi aérienne. Pour finir, la demoiselle pinça une coquette barrette auburn afin de retrousser les mèches de cheveux annexées aux tempes. Elle virevolta sur elle-même de façon à se contempler une ultime fois devant sa glace, le visage satisfait. Des couinements apeurés captivèrent son attention. Comme à son habitude, Hitsu Brown ne supportait pas d'être écarté de sa tutrice, craignant la solitude. Clothilde s'inclina à genoux afin de lui adresser quelques tendres caresses épousant le front de l'animal, avant de clipser la laisse de couleur bordeaux à la chaîne de son collier. L'alchimiste comptait aller le confier le temps de la soirée au lieutenant Riza Hawkeye, qu'elle savait disponible. De toute manière, le médecin pensait (à tort) pouvoir le récupérer avant les douze coups de minuit. Elle revêtit un manteau bien coupé de laine à petits chevrons et de teinte havane qu'elle ceintura à la taille. Enfin, l'alchimiste enjamba par dessus son épaule sa fidèle besace d'un pourpre dénaturé, saisit l'attache de cuir de Hitsu Brown puis quitta son domicile sans oublier de verrouiller.

Clothilde sillonna à pieds quelques rues encore peuplées par des civils, probablement en quête eux aussi de restaurants où déguster, ou des brasseries où festoyer entre amis. De nombreux écriteaux invitaient les jeunes gens à pénétrer dans les appétissants buffets pour y savourer d'alléchantes assiettes garnies. Les odeurs des cuisines parvinrent rapidement aux narines sensibles de l'alchimiste, dont l'estomac manifesta un gargouillement familier. Appuyant l'une de ses mains contre son ventre impatient, elle se consola bien vite en imaginant le menu dont elle se régalera en compagnie de Nick Falcon, lui-même d'un féroce appétit. Sur ce point-là, ils s'étaient bien trouvés.

Elle aboutit bientôt devant le seuil de porte d'entrée du lieutenant Riza Hawkeye, contre lequel elle abattit son poing en trois heurts succins. Bientôt, la ravissante militaire blonde vint lui ouvrir, échangea avec l'alchimiste quelques politesses avant d'accueillir et héberger le jeune chien brun au cœur de son foyer. Résidant en appartement, Clothilde fut mal à l'aise de lui imposer un petit protégé supplémentaire, mais ce ne serait que le temps d'un rendez-vous. Elle avertit néanmoins son amie par précaution que Hitsu Brown était d'une nature anxieuse et tourmentée. Du coup, qu'il n'était pas utile avec lui de hausser la voix. Riza Hawkeye tranquillisa la conscience de l'alchimiste en lui assurant qu'elle ferait bon usage de son compagnon. Dans un ultime salut, Clothilde Laysawer déserta l'immeuble puis amorça de nouveau son chemin en direction du Parc de Central, une réserve naturelle particulièrement entretenue et idéale pour l'agencement d'affectueux têtes-à-têtes.
Circulant de dédales urbains en détours et de raccourcis en chemins de traverse, l'alchimiste s'isola peu à peu du réseau public, dans l'espoir d'emprunter d'étroites allées afin d'atteindre bientôt le square. Cependant, plus elle progressait dans sa course, plus la nuit se voulait sinistre et obscure, assiégeant les pavillons de sa noirceur. Heureusement pour l'alchimiste de soins, une source de lumière suffisante fournie par les réverbères nocturnes lui éclairait la voie et les pavés humides.

S'engageant tête penchée pour cause de fraîcheur, elle se figea à la vue d'une ombre humaine qui venait de s'étendre dans l'immédiat à la surface des dalles. Tout en hissant posément son visage vers l'avant, Clothilde s'aperçut qu'il s'agissait d'une silhouette de jeune femme, obstruant de sa masse l'issue de la rue. Malgré le manque de luminosité, elle parvint à discerner l'essentiel. La demoiselle s'accoutrait d'un ensemble ébène, les bras gantelés et la robe fendue jusqu'aux hanches. Sa chevelure, d'un étonnant platine, tranchait avec le reste de son costume. Haussant les épaules dans un sourire compatissant, l'alchimiste relança la marche en s'approchant peu à peu de l'inconnue.

Mais celle-ci, dans un pervers rictus, s'élança à l'assaut de l'alchimiste, dague tendu à bout de bras. Cillant l'air de son arme blanche, la lame effilée vint fendre le tissu laineux du manteau de Clothilde, puis l'étoffe du gilet jusqu'à affecter la surface de la chair d'une bénigne entaille. Le souffle coupé et les traits stupéfaits, le médecin se replia contre son abdomen, peu habituée à tolérer sa propre douleur. Son agresseur, quant à lui, ne tarda pas à amorcer une nouvelle offensive, élevant sa main équipée au dessus de la nuque de la jeune femme, telle l'épée de Damoclès. Dans l'instant présent, Clothilde agrippa dans la précipitation son revolver salutaire, qu'elle extirpa de sa ceinture avant de tirer quelques balles imprécises qui perforèrent malgré tout l'épaule et la carotide de son adversaire. L'ennemi eut un mouvement de recul, et profitant de cette faiblesse, l'alchimiste braqua son coude qu'elle logea sauvagement dans le creux du diaphragme, clouant la jeune femme au pied d'un mur. En peu de temps, le corps de celle-ci rampa contre la pierre, comme désarticulée.

L’alchimiste se maintint la blessure figée dans son ventre, la respiration hésitante et dévisageant l'assaillante actuellement inerte. Il y avait vraiment des personnes déséquilibrés dans ce monde... C'était intriguant que de s'être fait esquintée sans raison par le premier venu, de plus une femme et aux intentions préméditées. Mais assez de réflexions, il devenait plus important de rejoindre la pharmacie la plus proche pour débuter un soin alchimique afin de cicatriser sa plaie. Dès qu'elle serait remise sur pied, elle entamerait une recherche assidue sur cette criminelle.

Néanmoins, alors qu'elle s'éloignait en adossant ses doigts contre une façade, un désagréable grésillement se fit entendre. La jeune femme, il y a un instant encore défunte, s'était redressée aussi immaculée qu'un nouveau-né. Une grimace belliqueuse et malsaine s'affichait dès maintenant sur ses lèvres.

La fuite. Il fallait à tout prix qu'elle sème cette créature irréelle.

Dans un ultime regard scrutateur, l'alchimiste pointa une seconde fois son pistolet allemand à deux mains, détonna une balle en direction du front de l'immortelle, puis se sauva à toutes jambes, l'estomac extrêmement lancinant. Il était difficile de se mouvoir tout en protégeant sa hanche de l'hémorragie. Clothilde se dispersa entre les voies, mais sembla apercevoir de loin pendant un court moment l'aspect d'une abondante flore. Oui, il s'agissait bien d'une des entrées du parc.

Redoublant d'efforts, le médecin évacua du labyrinthe des allées pour venir aborder un des murets du jardin, le minois humide de gouttes de sueur par son mauvais état et l'inspiration lente. S'agenouillant au sol, la jeune femme aspirait à ce que son aimé soit à proximité. Il était risqué qu'elle annonce sa position, mais si Nick Falcon se trouvait proche, il était nécessaire de tenter un appel. C'est en réunissant ses forces qu'elle s’époumona à crier son nom.

- "NICK !..."

Elle resserra les dents face à une douleur renaissante située au flanc. Ses paupières eurent de la peine à s'entrouvrir dû à la fatigue.

- "Quelqu'un..."
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Nick Falcon
Général de Brigade

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MessageSujet: Re: Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)   Sam 30 Nov - 7:16

L'heure avançait... et malheureusement, il n'y avait toujours pas l'ombre de sa bien aimée dans les environs, et cela inquiétait de plus en plus le jeune homme. Elle, qui accordait une certaine importance à la ponctualité, et voilà qu'il allait s'imaginer des choses maintenant... Peut-être s'était-elle tout simplement perdue... ou une consultation d'urgence ? Convocation de dernière minute ? Tombée en chemin ?... agressée ? Oh non, voyons qu'est ce qu'il allait inventer là... mais cette simple réflexion le faisait stresser au plus haut point, et il ne se souciait plus que d'une chose, voir le visage de Clothilde, qu'importe la raison, mais simplement la voir, souriante et radieuse à son habitude. Oui, pourquoi fallait-il toujours qu'il s'imagine le pire, après tout, nous somme à Central ici, en sécurité, pas sur un champ de bataille... Nick souffla longuement, et se calma enfin après s'être appuyé sur un mur à proximité, avant de jeter un coup d’œil sur le bouquet à ses côtés.

Mais, alors qu'il retrouvait son calme, Nick entendit une voix féminine crier son nom. Cela ne faisait absolument aucun doute c'était bien elle, il reconnaîtrait sa voix entre mille. Mais ce cri n'était pas jovial, loin de là, c'est le genre de cri que l'on émet lorsqu'on est en situation de danger, voire pire... inutile de dire que ce type de hurlement, il avait pu l'entendre un nombre incalculable de fois durant sa vie militaire, et cela ne présageait jamais rien de bon. Sans réfléchir et laissant le bouquet qui n'avait plus aucune importance derrière lui, il entama une course rapide vers l'endroit d'où il pouvait provenir, c'était forcément proche, il en était persuadé, à une ou deux rues en face. Soudainement, une énergie incroyable lui permit de courir, à pleins poumons à une vitesse folle : plus vite, il fallait aller plus vite, pourquoi avait-elle crié ?! Les rues étaient étonnement désertes, ce qui facilita sa progression, son regard cherchait le moindre recoin, le moindre indice, il furetait, se concentrait sur la moindre silhouette qu'il pouvait croiser, mais il ne la trouvait pas, son souffle devenait saccadé. Puis, il stoppa net à l'entrée d'une ruelle, où il discernait deux ombres, dont une au sol. Le cri provenait de cet endroit, où il assista malgré lui à une scène qu'il n'aurait jamais imaginé même dans ses cauchemars.

En effet, gisante par terre, Clothilde subissait les coups de ce qui semblait être un mendiant qui se languissait d'ailleurs, et vantait ses actes en prétendant qu'elle souffrirait encore plus. Des gouttes de sang parsemaient le sol, certainement celui-de Clothilde... Mais l'heure n'était certainement pas à la reflexion, instinctivement, Nick palpa son flanc gauche, où son épée était absente, peut être était-ce mieux ainsi d'ailleurs... Mais ce n'était certainement pas cela qui l'empêcherait d'agir, car pris d'une colère et d'une fureur extrême, difficilement contenus dans son seul regard exacerbé et tendu à son paroxysme, il se rua littéralement sur l'agresseur, tout en contractant les muscles de son bras droit, et déchargea sa rage frénétique en envoyant son poing de plein fouet dans le visage de l'assaillant qui se révela être une femme, épousant chacune de ses phalanges contre la figure de l'ennemi, espérant tout simplement, mais naïvement, qu'elle en meurt. Qu'importe, homme, femme, ou enfant, si l'on veut jouer entre les mains de la Mort, il faut s'attendre à en subir les conséquences, car le monde est ainsi, il venait de s'en rappeler en cet instant.

Sans aucune parole, il se rapprocha alors vers Clothilde et s'agenouilla pour constater qu'elle était mal en point, elle semblait avoir subit un coup de couteau à l'abdomen mais rien de réellement grave, du moins pour l'alchimiste de Soin. Il la rassura en collant tièdement son front au sien puis dit d'une voix chaude et protectrice :

"Tiens bon ma puce, je vais te laisser soigner ça pendant que je m'occupe de cette cinglée. On en a connu pire pas vrai ? Haha"
finit-il en riant faussement, essayant de réprimer son angoisse, encore sous le choc de voir sa moitié dans cet état alors qu'il attendait bêtement à quelques centaines de mètres... Que serait-il arrivé si il n'avait pas entendu, ou réagit ? Rien que cette simple pensée l'épouvantait. C'était une situation vraiment délicate et dangereuse... Tout pour faire remonter de très mauvais souvenirs. Il n'avait pas passé son temps à garder un œil sur elle quand elle rejoignit Ishval pour la voir mourir dans une ruelle à Central...

Suite à cela, il se retourna et se releva, faisant office de barrage entre l'agresseur et sa bien aimée. D'un air profondément sévère et inflexible, il considéra la criminelle d'un regard méprisant et arrogant tout en frottant sa main encore endolorie et foudroyée par le choc. D'ailleurs, la mendiante semblait étonnamment... résistante et lourde... Un tel choc aurait projeté une femme de son faible gabarit à plusieurs mètres au loin. Le regard de Nick vint à changer lorsqu'il reconnu contre toute attente les traits et le visage de la jeune femme, incompréhension et colère se mélangeaient dans son esprit. Il parla difficilement, essayant de comprendre la situation, qui frôlait l'impossible. Cela frôlait l'irréel même, pourquoi était-elle ici, accoutrée ainsi, et pourquoi contre Clothilde ? Il résuma ses pensées par de brèves paroles.

"... Lieutenant Shaina... ? Vous... ? ...C'est une plaisanterie ?..."
dit-il, les yeux encore emplis de haine, tout en prenant sa posture de combat, restant sur ses gardes, car il savait très bien de quoi cette femme était capable, mais il n'aurait jamais imaginé que ce soit pour commettre de tels actes. Il n'aurait jamais pensé devoir défier un autre militaire qui s'en prendrait à une alchimiste d'État en tout cas. Mais en ce moment, il ne s'agissait pas de cela. Elle avait tenté de tuer sa bien aimée, et elle allait en payer les conséquences. Ses dernières pensées galvanisèrent Nick, et il ne tarda pas à regagner son regard et sa combativité qui lui valurent sa réputation sur les champs de bataille.


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Clothilde Laysawer
Alchimiste Médecin Général des Armées

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MessageSujet: Re: Rencard avec l'envie. (with Envy, Clothilde Laysawer)   Sam 14 Déc - 18:58

- « Tu as mal, hum ? Pas autant que les Ishvals ont souffert à cause de personnes comme vous. » Siffla son agresseur, lui emboîtant le pas.

Sa poursuivante s’agenouilla d'une indécente façon, accoudant ses bras contre la rondeur de ses cuisses. Soutenant l'incision qui à présent, peinait à suspendre l'arrivée du sang, l'alchimiste étreint sa mâchoire de rancœur, d'amertume, mais surtout de crainte. Pointant la direction de l'entaille de son index, la jeune femme basanée inclina son visage sur le côté, les traits peints d'un fourbe et faux attendrissement. Puis, tout en braquant son poing en arrière, elle le nicha sauvagement aux creux de son abdomen, engouffrant ses phalanges plus intimement dans sa blessure. Sous la violence de la frappe, la plaie se fendit de plus belle, jusqu'à ceinturer sa taille d'un liseré bordeaux. A sa grande stupéfaction, le poids du coup fut d'une indescriptible force, si intensive qu'aucun son ne put s'exprimer de sa gorge. Plus précisément, comme si la charge d'une enclume contenue dans un seul bras avait percuté son estomac de plein fouet, déjà érodé par la douleur de l'écorchure. Renversant son dos vers l'avant, et suite à quelques interminables secondes de souffrance, seul un hoquet étouffé témoigna de sa torture. Les yeux écarquillés et les lèvres entrouvertes, le médecin ne put réprimer une goutte de salive débordante de sa langue qui s'interrompit en cognant le sol.

« Désolé de te dire que tu risques de souffrir encore un peu plus. Pendant encore un peu de temps. » Insista la brune non sans accentuer ses paroles d'un cruel sourire.

Clothilde refoula son tourment en serrant les dents, le blanc de ses yeux s'entourant peu à peu de larmes. Elles perlèrent bientôt sur ses pommettes, puis le long de l’arrête de son nez, souillant son faciès de gouttelettes trahissant sa frayeur. Les intentions de son assaillante s'annonçaient plus que funestes. L'alchimiste ne comprenait pas. Qui était cette personne ? Elle l'agressait ? Elle ne la connaissait même pas. Pourquoi avait-elle mentionné les ishvals ? Était-ce une représentante de ce peuple ? A mieux la regarder, elle revêtait effectivement la même peau mat et foncée, mais curieusement, et grâce au rapprochement, le médecin perçut des iris colorés de pourpre. Un métissage ?... Non, étrangement, ces pupilles lui rappelaient quelqu'un... Pressentant un nouveau coup partir, Clothilde crispa férocement les yeux, mais rien ne vint.
Tout s'était déroulé à grande vitesse, l'alchimiste perçut une cavalcade de pas, une silhouette massive la surplomba et emboutit immédiatement son attaquante, l'éloignant d'elle depuis une certaine distance. Ce fut un grande soulagement pour Laysawer que de constater que son défenseur n'était autre que Nick Falcon. Accoutré de ses habits civils, les poings contractés de rage, il la dominait de sa prestance, le regard déterminé à l'encontre de l'ishvale. Puis il s'agenouilla en constatant sa plaie, joignant son tiède front contre le sien. Son approche tranquillisa la pharmacienne qui put ainsi humer son odeur, et apaiser son angoisse. Grâce à son intervention, elle allait peut-être pouvoir pratiquer son alchimie de soin.

« Tiens bon ma puce, je vais te laisser soigner ça pendant que je m'occupe de cette cinglée. On en a connu pire pas vrai ? Haha », conclut-il en riant jaune, et visiblement prêt à en découdre avec l'individue basanée.

Puis, il se détourna de son aimée, mains braquées, affrontant de front son ennemi. Toujours prostrée contre le parapet cimenté du parc, Clothilde combina laborieusement ses propres poignets en la forme d'une prière. De sa main droite survint une luminescence blanche, accompagnée d'une faible foudre. Aléatoirement, les éclairs valsaient en crépitant autour de la surbrillance. La jeune femme escorta ses éblouissants doigts à l'encontre de la taillade jusqu'à les appuyer en douceur par dessus. Sous le contact, l'alchimiste étouffa un bougonnement tandis que l'alchimie réparatrice s'évasait sur l'ensemble de la blessure, étoffant peu à peu la cicatrice, reliant les tissus lésés et la chair meurtrie. Bientôt, seule une tache de sang caillée peignit de son intense couleur la surface abdominale de Laysawer.
De son côté, Nick Falcon semblait avoir redoublé de colère. Les traits déformés par l'aversion, il énonça le prénom de Shaina, ou plus précisément le lieutenant Shaina. Il s'agissait donc en réalité d'une militaire qui l'aurait attaqué ?..
Clothilde s'aida de la force de ses bras pour se hisser vers l'avant et rabattit ses genoux pour enfin se relever en cramponnant son corps contre la façade de pierre. Tout en se soutenant d'une main au rempart, Laysawer emboîta le pas à Falcon, jusqu'à parvenir à sa hauteur, sans le dépasser néanmoins. Elle ne souhaitait pas de nouveau subir en peu de temps de nouvelles représailles du lieutenant. Et par de son envergure et de sa taille, Nick l'immunisait assurément. Mais par anxiété, elle frictionna soucieusement ses poings en jaugeant l'ishvale du regard avec prudence. Levant ses yeux en direction de Falcon, elle prononça dans un murmure :

« Qui est le lieutenant Shaina ?...»
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