Hystérie contrôlée



 
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 Hystérie contrôlée

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Sadike
Le FullArmor Alchemist

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MessageSujet: Hystérie contrôlée   Dim 15 Déc - 9:21

L'armure était étonnée de voir qu'un si petit être pouvait contenir autant d'hystérie. Il passa d'abord par la phase "mais c'est pas possible que tu sois son petit frère" avant d'aller vers une toute autre phase qu'Alphonse ne connaissait pas. Edwin parlait de famille. Lui, sa famille ? Ses craintes étaient de plus en plus fondées. soit il était un homonculus et dans ce cas quelqu'un avait dû le créer ou alors il était vraiment le jumeau d'Edward. Si sa deuxième hypothèse se révélait être vraie, il aurait deux mots à toucher avec son grand frère.

- C'est... heu... bah... Non mais...

Alphonse ne savait plus quoi dire devant tant d'hystérie de la part de ce nain. Il passa une main derrière son casque, visiblement perdu et gêné. Il ne pouvait pas décevoir Edwin en lui disant que c'était impossible qu'ils aient le même sang, mais en même temps, même aussi peu égoïste soit-il, il ne voulait pas partager son frère.

Puis le blondinet commença à délirer tout seul. Il monologuait sur un certain, ou certaine Al ne savait si c'était un homme ou une femme, Kyo. La grande armure resta immobile, complètement abasourdie pas cette énergie et cette bipolarité. Une vraie girouette cette personne.

S'il n'avait pas eut un visage figé, celui-ci serait orné de deux grands yeux écarquillés et d'une bouche si grande ouverte qu'elle toucherait sûrement le sol. Mais son statut faisant qu'il n'avait pas d'émotions faciales, il restait de marbre physiquement devant la situation. Il était même légèrement vexé de voir qu'Edwin ne faisait plus du tout attention à lui. Cet homme était perdu dans son monde et Alphonse le regardait délirer.

Et au bout d'un certain moment, Edwin semblait reconsidérer Al comme une personne à part entière. Il s'excusa mais le ton de sa voix en disait long sur ses émotions présentes. L'armure cessa d'analyser et essaya plutôt de se concentrer sur cette tornade d'hystérie qui lui prenait le bras tout en le tirant vers le QG qu'ils atteignirent à une vitesse record. Alphonse se demandait même comment cela était possible mais ne releva pas.

Il avait du mal à canaliser les excès de joie de la petite personne à ses côtés et il devait en plus faire attention à ses propos qui pouvaient être un déclencheur de rage chez cet Edwin. Ainsi, il avait comprit que cette frêle personne n'aimait pas que l'on hausse le ton avec lui.

- Question... Je ne sais pas qui vous êtes, ou alors... si mais c'est pas sûr alors il ne vaut mieux pas que l'on s'étende sur ce sujet. Par contre, je ne sais pas non plus si mon grand frère aura les réponses à vos questions, dit-il.

Il ne voulait pas mentir, même si son principe avait déjà été plus que bafoué, mais il ne voulait pas non plus rendre la mémoire, c'était cruel de sa part, à cet homonculus. Et puis il ne pouvait pas dire quelque chose dont il n'était pas sûr, cela ne ferrait que donner de faux espoirs à cette personne pleine de vie contrairement à lui, armure vide de chair.

Ils étaient dans le hall de la zone réservée aux civils. Edwin s'absenta aux toilettes, laissant seule la grande armure qui faisait tâche au milieu de tous ces bonnes gens.
Alphonse trouva un banc près des toilettes et s'y assit, attendant que la personne qu'il accompagnait sorte. Voilà au moins une chose qu'il n'enviait pas à la condition humains : aller aux toilettes. Il rit doucement avant de se concentrer sur les points essentiels de son problème: Qui était réellement ce sosie.

Homonculus dangereux et psychopathe ou alors jumeau caché ? La première hypothèse se révélait être presque farfelue tant le caractère d'Edwin ne correspondait pas à ce qu'il savait des homonculus. Quant à la seconde... elle était encore plus improbable que la première. Pourquoi ses parents auraient-ils caché le jumeau potentiel d'Edward ? C'était absurde !

Ce petit bout de personne qu'était Edwin donnait bien du file à retordre à l'esprit d'Alphonse. Ce dernier prit sa tête entre ses mains, non pas parce qu'il avait une migraine - c'était impossible - mais parce qu'il préférait réfléchir ainsi.

- Qui es-tu donc, Edwin ? demanda-t-il à haute voix, comme si on allait lui répondre.