Des champs sous la neige [pv Robert Nesta]



 
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 Des champs sous la neige [pv Robert Nesta]

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MessageSujet: Des champs sous la neige [pv Robert Nesta]   Ven 3 Jan - 20:17

« Sous-lieutenant, j’ai une bonne nouvelle ! »

Aïe. Déjà, là, ça partait mal. Une telle phrase ne pouvait signifier qu’une seule chose : une mission. Et les missions qu’on lui avait attribué depuis quelques mois, étaient toutes… complètement pourries. Oui, c’était le terme exact, inutile d’user d’euphémismes pour essayer d’adoucir l’amère vérité. Quand on était pas dans les petits papiers des gradés, on avait droit aux pires corvées possibles. C’était la même chose dans tous les secteurs de l’armée, et ça dépassait probablement les frontières militaires pour ce que Detsien en savait. Et il se trouvait que justement, il n’était pas –mais alors pas du tout– dans les petits papiers de ses supérieurs. Il était même dans la grosse liste noire des boulets à qui refiler la pire tache à réaliser, et d’après ce qu’il avait pu constater récemment, il devait être plutôt bien placé dans cette liste, le tiercé était sûrement jouable.

Il leva la tête vers le messager, et le lorgna d’un air mauvais. Avec un peu de chance, le gars serait moins gradé que lui, et il ne pourrait pas le railler en lui annonçant la « bonne » nouvelle… Il déchanta assez vite lorsqu’il aperçut les galons sur les épaules de son uniforme. Et voilà, un lieutenant ! Même un simple messager était plus gradé que lui ! C’était vraiment désespérant.

L’homme le regarda des pieds à la tête, s’attardant quelques secondes sur le manche de balai que Detsien serrait dans ses mains gantées.

« Ca n’a pas l’air d’aller Lysheart, vous vous sentez bien ?
_ Oui mon lieutenant.
_ Oui ça ne va pas ?
_ Non pas ça, oui à l’autre !
_ Non ça ne va pas ?
_Non, enfin oui, ça va, et…
_... et non vous ne vous sentez pas bien ?
_Je… Ecoutez, donnez-moi la mission, ce sera plus simple. »

Le lieutenant cligna des yeux plusieurs fois, réajusta ses lunettes sur son nez, puis sortit d’une de ses poches un papier plié en 4. Il l’ouvrit, avant de le parcourir rapidement d’un air intrigué. Detsien se racla la gorge, avant de prendre la parole :

« Vous ne l’aviez pas lu ?
_ Eh bien pas vraiment…
_ Pourquoi m’avez-vous dit « bonne nouvelle » alors ?
_ Pour vous mettre de bonne humeur voyons !
_ Ah ouais… Je dois vous dire que ça a pas marché des masses… »

Le visage du lieutenant s’illumina en atteignant la dernière ligne de l’ordre de mission, et c’est avec un grand sourire aux lèvres qu’il tendit le papier à Detsien.

« Dites-moi Lysheart, vous aimez le maïs ?
_ Le maïs ?
_ Le maïs.
_ Je dois aller décharger des boîtes de conserve, c’est ça ?
_ Absolument pas ! Au contraire, il vous faut les remplir ! »

Detsien regarda le lieutenant avec de grands yeux, complètement abasourdi.

« Mais où est-ce que vous voulez que je le trouve le maïs ?
_ Dans un champ voyons ! Où voulez-vous le trouver ? Dans votre chambre ?
_ Je…
_ Décidément, vous n’avez aucune logique mon pauvre…
_ Et vous qui avez tellement de logique justement, expliquez-moi comment je vais trouver un champ de maïs à Briggs, à -40 degrés et avec 1 mètre de neige partout ! »

Le lieutenant fronça les sourcils, visiblement intrigué par cette question. Il reprit le papier des mains de Detsien, et lut à nouveau les lignes qui y étaient imprimées. Il trouva enfin ce qu’il cherchait, et le pointa du doigt avant de mettre l’ordre de mission devant le nez du sous-lieutenant, bien trop près pour que celui-ci puisse déchiffrer quoi que ce soit.

« Voilà, c’est écrit ici !
_ Je ne vois rien, qu’est-ce que…
_ Il est écrit « par alchimie » !
_ Mais…
_ C’est pourtant simple, quand on y pense… Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé d’ailleurs tiens.
_ Mais je ne suis pas alchimiste !
_ Vous n’êtes pas alchimiste ?
_ Non, je ne suis pas alchimiste. Vous croyez que je serais en train de balayer la neige du chemin de ronde si c’était le cas ?
_ Ah oui… Oui c’est vrai que c’est plutôt le boulot de quelqu’un qui n’a pas de talent, en effet.
_ Voilà... De quoi ? »

Le lieutenant reprit une nouvelle fois le papier, et le lut une troisième fois en formant les mots avec sa bouche pour ne manquer aucun détail. Un grand sourire étira le bord de ses lèvres, et il leva l’ordre de mission d’une manière triomphale.

« J’ai trouvé ! Ce n’est pas vous l’alchimiste, c’est l’autre !
_ Quel autre ?
_ Voilà, pas vous.
_ Non mais…
_ Et d’ailleurs vous êtes en retard si vous voulez mon avis.
_ En retard pour quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ?
_ L’alchimiste arrive en train à 11h30 à la gare de Briggs, et il est 11h20… Vous n’y serez jamais à temps.
_ Et vous ne pouviez pas commencer par ça ?! »

Furieux, Detsien arracha le papier des mains du lieutenant, et se mit à courir vers l’escalier le plus proche pour descendre du chemin de ronde. Il passa rapidement dans sa chambre pour récupérer son épée, un peu d’argent et un manteau dans le cas où le visiteur n’ait rien prévu contre les températures hivernales de Briggs. Il sauta ensuite dans la première voiture qui descendait à la ville, et ordonna au chauffeur de se « magner le train, et vite ! ». Il passa ensuite le trajet à écouter le chauffeur émettre des hypothèses sur une façon de se magner le train lentement. Passablement énervé, Detsien claqua la porte du véhicule dès leur arrivée, et se précipita vers la gare, dont la grande horloge affichait 12h05. Sa mission commençait bien !

A bout de souffle, il déboula dans le hall des arrivées qui était pratiquement désert, et chercha des yeux quelqu’un qui pourrait vaguement ressembler à l’idée qu’il se faisait d’un alchimiste. Ne repérant personne correspondant à ses critères assez subjectifs, il sortit l’ordre de mission de sa poche, et chercha le nom de l’alchimiste sur le papier. L’ayant enfin trouvé, il leva son bras gauche en l’air, mettant sa main droite en porte-voix, et cria :

« Je cherche un Robert Nestlé ! Robert Nestlé ! »
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MessageSujet: Re: Des champs sous la neige [pv Robert Nesta]   Dim 12 Jan - 21:51

11h59 et 42... 43... 44...

Une demi-heure de retard. Voilà donc ce qu'était la célère discipline de fer de Briggs. Robert Nesta n'arrivait plus à se forcer à lire le livre qui reposait sur ses genoux. Un quelconque ouvrage sur la géologie ou la météorologie du Nord, rien d'assez intéressant pour lui faire oublier l'attente. L'impatience le rongeait de plus en plus intensément, et il n'arrivait plus à détourner son regard de l'horloge qui trônait au-dessus de la  grande porte menant aux quais. Il la fiait dans l'espoir que la seconde suivante verrait arriver son comité d'accueil, mais chaque seconde n'apportait qu'une seconde de plus, plus lente encore.
Et plus le temps passait, plus il haïssait le colonel qui l'avait envoyé là.

"Greenfingers, j'ai une bonne nouvelle !"

Dès cet instant, l'alchimiste avait commencé à bouillir intérieurement. Cette phrase était comme un code connu dans toute l'armée. C'était la tournure employée par tous les officiers pour introduire un ordre de mission qui pouvait mettre à rude épreuve la loyauté des troupes. Et il en avait déjà plus qu'assez de parcourir le pays pour faire pousser du blé ou du maïs à proximité des bases militaires. Côtoyer tous les paysans d'Amestris n'était pas à la hauteur de son intellect.
Mais il fallait faire bonne figure.

-Vous m'avez trouvé une planque à Central? Hahaha

-Toujours le mot pour rire Nesta. Non, mais vous allez pouvoir nous montrer l'étendue de vos talents. Les généraux veulent que vous alliez mettre en place vos Cropcircles à Briggs. Voilà un challenge a votre hauteur.

-Génial, j'ai toujours aimé me cailler les miches !

-Hahah

12h02...

Sérieusement, comment pouvait-on encore croire, après deux ans, que les CropCircles offraient encore une forme de défie au Greenfingers. On avait beau lui changer les paramètres, le problème restait le même. Et il n'en doutait pas, les montagnes Briggs domineraient sous peu de vastes champs de blé et de maïs.
En plus de cet affront, il y avait le froid. Non pas qu'il soit du genre frileux. A dire vrai, il avait même plutôt chaud dans le hall. Il portait un grand manteau blanc. Un modèle assez similaire à celui qu'il portait en général, à ceci près qu'il était conçu pour la survie en montagne. Mais cela ne suffirait pas face au froid violent de Briggs.
Et pour couronner le tout, son escorte semblait ne pas lui montrer le respect qui lui était du en arrivant à l'heure pour l'accueillir. Il était là pour leur faciliter la vie après tout. Comment osaient-ils le faire attendre de la sorte.
Bon... certes le train avait eu 20 minutes de retard... et certes il avait pris beaucoup de temps pour décharger ses affaires. Si bien qu'en fait, il attendait depuis à peine 5 minutes. Mais le retard n'ayant pas été annoncé en gare, il s'agissait là d'un grand manque de respect.

12h05

C’est alors que l’alchimiste en vint à perdre patience et décider de quitter les lieux que les portes de la gare s’ouvrirent à la volée, laissant entrer une vague noire. Il fallut un instant à Nesta pour voir que cette vague n’était en fait qu’une cape. En y regardant de plus près, cette cape noire recouvrait un uniforme. Un uniforme de l’armée, porté par un homme aux cheveux blancs… On lui envoyait donc un vieillard pour l’escorter jusqu’à la base… c’était le pompon. Et bien soit.
L’homme en noir stoppa sa course au milieu de la salle. Il jeta un regard autour de lui. Ses yeux se posèrent sur l’alchimiste sans même s’y intéresser. En effet, l’homme, caché sous son manteau blanc, au milieu de ses affaires, semblait faire partie du décor. Déconcerté, le militaire plongea sa main dans une poche et en sortit un bout de papier. Après avoir regardé ce mot avec attention, il s’exclama :

« Je cherche un Robert Nestlé ! Robert Nestlé ! »

A cet instant, dans son dos, l’alchimiste se leva d’un bon. Laissant sur place son sac et ses deux grosses valises, il se dirigea d’un pas décidé en direction du militaire. Sa démarche ferme, son visage assombri, dissimulé sous une capuche, tout donnait l’impression que les intentions de l’homme étaient hostiles. Mais lorsqu’il arriva à hauteur de l’autre, il ôta sa capuche, laissant apparaitre un visage rayonnant, fendu d’un large sourire, que même ses lunettes noires ne pouvaient ternir.

« Vous auriez au moins pu profiter de ces quelques minutes pour apprendre mon nom. »

Il ponctua sa phrase en appuyant son sourire. Il tendit la main pour saluer le militaire.

« Robert Nest-A. C’est simple. C’est comme Atsen, mais à l’envers. »

Il laissa échapper un rire sonore, qu’il réprima comme s’il en avait eu honte. Reprenant son sérieux sans pour autant laisser disparaitre son sourire chaleureux.

« Je suis heureux de vous voir enfin. J’en étais venu à croire qu’il me faudrait trouver moi-même le chemin vers le fort. Pas que je sache pas me repérer en montagne, mais mes bagages sont assez encombrant. »


Il désigna deux grosses caisses en bois que l’on apercevait à travers une fenêtre donnant sur le quai.

« Vous pouvez dire à vos hommes de les embarquer. Il y a rien de fragile dedans. Mais… qu’ils fassent attention tout de même, vous savez on est jamais vraiment sur avec l’alchimie. »

Cette dernière réflexion devait être ironique, car l’alchimiste conclu par un petit rire.

« Qu’ils l’emmènent directement au Fort de Briggs. Quant à nous, je ne vous cacherais pas que je commence à avoir les crocs, j’aimerais que vous me fassiez découvrir une spécialité du coin. »


Dernière édition par Robert Nesta le Sam 25 Jan - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des champs sous la neige [pv Robert Nesta]   Ven 24 Jan - 23:32

Detsien fit un tour sur lui-même après avoir crié le nom de l’alchimiste, histoire de voir si l’annonce produisait un quelconque effet pour quelqu’un dans la gare. Un type se leva et se dirigea vers lui, sa capuche abaissée lui donnant l’air clairement menaçant. Le sous-lieutenant regarda rapidement à droite et à gauche, essayant de repérer d’éventuelles sorties en cas de… souci. Deux gars assis sur un banc le regardaient d’un œil sévère, apparemment dérangés dans la lecture de leur journal. Aucune aide à attendre d’eux, ils le regarderaient probablement du même air sombre s’il se faisait massacrer au milieu du hall…
Le militaire posa instinctivement sa main droite sur son épée, ne sachant trop s’il devait dégainer avant que l’homme ne soit sur lui. Heureusement, l’encapuchonné s’arrêta peu avant, et releva son capuchon pour laisser paraitre un visage rayonnant. Detsien l’accueillit avec un sourire crispé. Des supérieurs souriants, il en avait vu dans sa vie, et ça s’était rarement bien terminé…
L’homme lui tendit la main en plaisantant sur le fait qu’il aurait pu apprendre son nom. Interloqué, le sous-lieutenant chercha dans l’ordre de mission, et finit par se rendre compte de sa légère boulette. Il bafouilla quelques excuses étouffées, tandis que l’alchimiste, décidément bien étrange, lui expliquait qu’il devait prononcer at-sèn à l’envers.
Detsien tenta un « Sénat ? », mais ce mot se perdit dans le rire sonore de son interlocuteur. Le sous-lieutenant assista, quelque peu déboussolé, aux sautes d’humeurs de son supérieur, qui le conduisirent à parler de ses bagages. Se faisant, il désigna deux énormes caisses de bois qui avaient dû occuper un bon quart de wagon sur le train pour Briggs. Alors que Detsien écarquillait les yeux devant ces bagages colossaux, l’alchimiste lui signifia que « ses hommes » pouvaient venir les embarquer, non sans préciser qu’une précaution élémentaire s’imposait. Il enchaîna ensuite à propos de nourriture, mais le militaire ne l’écoutait plus.

« Mes hommes ? Quels hommes ? »

Le sous lieutenant balaya de son bras droit le hall pratiquement désert.

« Il n’y a que moi ici, et je… hum… Je ne commande plus aucune unité depuis quelques incidents "mineurs" survenus il y a peu. »

Detsien s’approcha des immenses caisses, qui grandissaient à vue d’œil à chaque pas supplémentaire qu’il faisait vers elles. Comment diable s’était-il débrouillé pour apporter tout ça en un seul voyage, et que comptait-il en faire ? Enfin, la vraie question pour le moment était plutôt de savoir comment les transporter jusqu’au QG. Un camion de transporteur faisant la navette serait certainement la meilleure solution, et lui ôterait une belle écharde du pied…
Faisant signe à l’étranger de l’attendre, Detsien alla jusqu’au comptoir des transporteurs, et se racla la gorge pour signaler sa présence à la guichetière. Celle-ci lui jeta un regard assassin, avant de rajuster ses lunettes.

« Vous ne savez pas lire ?
_ Si si, j’ai appris il y quelques… euh… attendez. C’était sarcastique, c’est ça ?
_ Le panneau devant vous !
_ "Pause déjeuner" ? Boah allez, il est même pas midi !
_ Il est midi et quart, c’est indiqué sur la pendule qui fait six fois votre taille, derrière vous ! Peut-être n’est-elle pas assez grande ?
_ Cette fois-ci c’était sarcastique, j’en suis sûr !
_ Bon écoutez, je n’ai pas le temps de vous parler maintenant cher monsieur. Un jambon-beurre crucial m’attend dans la loge derrière, alors au revoir !
_ Non non mais c’est une réquisition de l’armée et tout ! J’suis pas un civil !
_ Vous pourrez réessayer ce coup-là avec des galons sur vos épaules et une voix plus grave…
_ J’escorte un alchimiste du Sénat ! Vous voulez vraiment qu’il s’énerve ?
_ Le Sénat ? Quel Sénat ? Qu’est-ce que vous racontez ?
_ Oui moi non plus j’ai pas tout compris sur ce coup là. Mais ça prouve que ça nous dépasse !
_ Je crois que ça prouve tout autre chose, mais je ne vais pas vous dire quoi, vous risqueriez de vous vexer…
_ Je…
_ Bon qu’est-ce que vous voulez à la fin ? Dites-le moi, que j’aille manger !
_ Faut transporter les caisses, là-bas.
_ Et c’est tout ?
_ Quoi « c’est tout » ? Elles sont quand même vachement grosses !
_ Oui mais c’est un peu notre boulot quand même. Où faut-il les livrer ?
_ Au QG.
_ Voilà, je peux y aller maintenant ?
_ Je vous souhaite un bon appétit !
_ C’est ça, c’est ça… »

La guichetière claqua la porte au fond de son local, laissant Detsien tout content devant le guichet vide. Il rejoint l’alchimiste et lui annonça que la question des bagages était réglée. Un gargouillis assez sonore retentit alors, et le sous-lieutenant ne sut pas vraiment s’il provenait du ventre de son protégé, ou du sien. A vrai dire ça n’avait pas vraiment d’importance. Il leur fallait manger pour survivre. Bon, c’était peut-être un peu moins dramatique que ça, mais le résultat était le même. Il ressortit le papier de mission de sa poche pour la énième fois, et demanda à l’alchimiste :

« Dites, quand c’est marqué « Greenfingers », est-ce que ça veut dire que vous êtes végétarien ? Ou alors au contraire que ce sont les plantes vos amies, et que du coup vous êtes carnivore parce-que vous mangez les prédateurs des plantes qui sont du coup les herbivores ? Ou c’est juste parce-que vous avez du marqueur vert indélébile sur les doigts, d’où les gants ? »

Terminant sa belle tirade sans laisser le temps à son interlocuteur de lui répondre, Detsien se dirigea vers la sortie de la gare, lui faisant signe de le suivre. Il y avait quelques restaurants dans Northcity, mais l’état de ses finances après les "restrictions exceptionnelles" qu’avaient entraîné sa dernière mission  ne lui permettaient pas vraiment de s’offrir ce luxe.
A vrai dire, il comptait amener l’alchimiste dans un fastfood qui ferait office de "spécialité locale et vachement exotique", et suivant s’il était végétarien ou pas, enlever ou non le steak de son sandwich. Mais deux morceaux de pain autour d’une feuille de salade, ça risquait de ne pas être très savoureux…

Attendant la réponse de l’alchimiste en marchant, il commença à se diriger vers l’enseigne brillante « Burger Briggs » à quelques rues de la gare.
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