Examen Stanley J. March



 
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 Examen Stanley J. March

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Sadike
Le FullArmor Alchemist

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MessageSujet: Examen Stanley J. March   Dim 6 Avr - 13:05

Monsieur Stanley J. March

Pour finaliser votre inscription, et dans le but d'intégrer le prestigieux corps d'armée des Alchimistes d'État d'Amestris, il vous faut passer un ultime test d'aptitude. Celui-ci consiste à répondre de votre mieux à la situation fictive proposée par le Jury. Vous disposez de 10 jours pour vous présenter, et passer cet examen, qui devra faire 20 lignes au minimum. Au delà du délai, ou en cas d'échec, vous passerez à une session de rattrapage, plus difficile que le test premier. En cas d'abandon, vous aurez la possibilité de choisir un autre secteur d'affectation.
Passons maintenant au contenant de cette épreuve, voici votre sujet :
"Vous êtes convoqué dans le bureau du généralissime, chose rarissime dans l'armée. Il tient à vous annoncer personnellement votre promotion au grade de Commandant. Comment allez vous gérer le stresse face à cet effrayant personnage et surtout, comment allez vous lui dire que vous ne tenez absolument pas à avoir ce poste ?"


Le jury prendra en compte votre adaptation à la situation. Bon courage.
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MessageSujet: Re: Examen Stanley J. March   Lun 7 Avr - 14:55





Confrontation

Ou "Quand on veut, on ne peut pas forcément"...

Il y a des jours, comme ça, où l’on voudrait ne pas s’être réveillé. C’est par cette belle matinée de Lundi que Stanley J. March, nouvellement promu au rang d’Alchimiste d’Etat, l’a découvert.

Il venait de rentrer de West City par le premier train quand on lui avait annoncé à l'hôpital que son père ne risquait plus rien. À dire le vrai, il ne s'en faisait pas vraiment : son père, quoique tête en l'air, était robuste ; il n'avait donc aucune raison de s'en faire. Non, c'était surtout pour la boutique, qu'il se faisait du mouron. On leur avait pillé la caisse, si bien que la joaillerie D.N. March & fils ne serait pas en mesure de payer la cargaison prochaine de lapis-lazuli qu'on devait leur livrer la semaine suivante. Mais un coup de téléphone l'avait ramené d'urgence à Central City, pour une raison qui lui était encore inconnue.

Alors il prit rapidement chez lui un sac de vêtements de rechange, dans le cas où le trajet serait aussi poussiéreux qu’à l’aller. Il ferma toutes les issues de la boutique à clé, renforça le verrouillage par la création d’un mur de pierre devant l’huis, puis s’en alla en direction de la gare. Il devait être neuf heures du matin. Mais on lui annonça que son train allait avoir deux heures de retard, suite à une attaque de terroristes.

Alors il attendit, prenant son mal en patience, en sortant de sa poche de chemise une pince à épiler et un grenat. Il chaussa sa lentille de joaillier, puis observa attentivement l’intérieur de la pierre. Elle était presque parfaite, si ce n’était la minuscule inclusion vers le bord, sans doute de la calcite qui s’était déposée lors de la formation de la géode dont la pierre était issue. Il posa la gemme au sol, traça rapidement un cercle de transmutation, claqua des mains, puis plaqua ses paumes contre le cercle extérieur. Un anneau de lumière bleutée transperça l’obscurité du quai de gare, puis le flash s’acheva, et au centre du cercle se trouvait une pierre rouge sang, ainsi qu’un minuscule grain de calcaire qui s’envola au gré du vent.

S’ensuivit les minutes les plus ennuyeuses de toute la vie du jeune Alchimiste des Gemmes. Une petite fille tenait à lui montrer sa poupée, puis à lui faire la blague de « Pète et répète sont sur un bateau. » Ainsi, il attendit patiemment l’arrivée du train, tentant d’ignorer la petite peste à ses côtés. Il ne manquait plus que...

- Alors toi, tu ne perds rien pour attendre, saleté de lépidoptère !

Il sortit de son sac à dos son Morgenstern, une masse d’armes sphérique dont la partie contondante était hérissée d’épines, puis se jeta sur le malheureux Ceratocampinae qui se trouvait au-dessus des rails, sous les pleurs de la fillette et les hurlements d’un contrôleur qui venait en courant sur le quai. Au final, il dut payer une amende pour dégradation de la gare et tapage, ainsi que l’estimation des réparations des dommages causés par la masse d’armes. On l’emmena volontiers à Central City, mais menotté dans un wagon de livraison, au cas où lui viendrait encore l’idée de faire le mariole à cause d’un papillon.

On le libéra de ses entraves vers les quinze heures. Il était couvert de poussière et de paille, il était perclus, et ses vêtements étaient froissés. Aussi se précipita-t-il au quartier général, d’une part pour se changer, d’autre part pour découvrir la raison de sa convocation.

Lorsqu’il vit la lettre sur son bureau, son cœur ne fit qu’un bond : d’un excellent papier, la missive était scellée, et adressée directement à lui en les termes « À l’attention de Stanley J. March, Alchimiste des Gemmes ». Mais là n’était pas la plus grande surprise qu’il eut, car lorsqu’il retourna la missive, il remarqua qu’elle était signée de la main du Généralissime King Bradley.

* Oh mon Dieu ! Mais qu’est-ce que j’ai encore fait ? Ne me dites pas que j’ai fait une connerie sans m’en rendre compte ! Et puis, de quoi le Führer voudrait m’entretenir d’autre que ma mise à pied, si ce n’est... *

Il venait de comprendre.

- Chiotte...

Fouillant dans une armoire, il dénicha son uniforme, qu’il secoua pour enlever un maximum de faux plis, le passa, desserra deux boutons du col pour lui permettre de respirer, se gratta frénétiquement l’épaule gauche, puis se dirigea d’un pas décidé dans le dédale des couloirs, à la recherche du bureau du chef des armées. Plusieurs fois on l’interpela pour lui demander un service, mais il répondit poliment qu’il avait une affaire urgente à régler, mais qu’il pouvait passer dès qu’il en aurait fini.

Il se trompa deux fois de carrefour, pour finalement arriver devant les imposantes portes d’ébène gravées d’étoiles militaires. Soudain, Stanley eut un doute. Qu’allait-il bien pouvoir lui dire pour faire pencher la balance en sa faveur ? Il s’adossa à un mur, soudain anxieux et complètement désemparé.

- Monsieur le Généralissime... Non, ça va pas le faire ! Monsieur... Ah, là c’est mieux. Bon, réfléchissons à mes arguments, maintenant...

Il en avait beaucoup. Trop, même, sachant que la plupart ne serait pas reçus par le Généralissime. Exit donc le poste plus calme et l’absence quasi-totale de responsabilités. Alors que pouvait-il donc raconter au Führer pour qu’il accepte de le reléguer au grade de sergent, au lieu du traditionnel poste de commandant que les Alchimistes d’Etat acquéraient en entrant à l’armée ?

Son père avait besoin de soins intensifs depuis son agression par les brigands, malgré la stabilité de son état. Faire vibrer la corde sensible, ça marchait toujours. Mais il ne fallait pas se reposer uniquement sur les sentiments. Il n’avait que dix-neuf ans, était l’unique héritier de son père, promis à reprendre l’affaire familiale. Ainsi, il pensait qu’on ne pouvait pas le mettre au front en cas de guerre. Un peu faible, comme argument, mais ça pouvait toujours marcher. Autre point aussi, il ne savait pas se battre, était un piètre stratège, totalement désorganisé, et surtout, sa plus grande phobie était celle des papillons. Comment réagiraient ses hommes s’ils venaient à l’apprendre ? Là, voilà sa pièce maîtresse, la clé de voûte de son plaidoyer en sa faveur. Si avec ça, Bradley n’intercédait pas en sa faveur, c’est que vraiment que le Führer n’avait aucun cœur...

Le jeune homme redressa son dos voûté complètement ankylosé, prit une grande inspiration, chassa toute pensée négative de son esprit, se donna une contenance. Mais, tandis qu’il s’apprêtait à toquer à la porte, un raclement de gorge le tira de ses pérégrinations mentales.

- Bonjour Monsieur March.

La voix était chaude et reconnaissable entre mille. Stanley se retourna vers le Généralissime King Bradley, et sentit toute sa détermination s’évaporer. Non, il n’y arriverait pas.

- M... M... Monsieur…

L’homme le plus important de l’Etat le regardait de son unique œil valide, et lui souriait. Apparemment, soit son désarroi l’amusait, ce qui aurait été particulièrement vexant, soit son sourire se voulait compatissant. Mais comment savoir ?

- Je vous ai fait chercher dans votre bureau, mais vous n’y étiez pas. Pourrions-nous parler dans le mien, si cela ne vous gêne pas ?

- D-D’accord... Ça... ne me gêne pas du tout, monsieur !
, crut-il bon de rajouter, non sans une pointe d'anxiété dans la voix.

Le Généralissime ouvrit en grand l’un des battants de porte de son bureau, laissa entrer Stanley, puis prit la suite. Il l’invita à prendre place à l’un des fauteuils à haut dossier, mais le jeune homme refusa, préférant se tenir au garde-à-vous, qu’il pensait plus approprié pour lui faire part de sa requête.

- Monsieur le Généralissime, permettez-moi tout d’abord de m’excuser si l’objet de ma demande vous semble ridicule, dit-il d’une traite, de peur de trahir sa déconfiture.

Il se gratta l’intérieur de la poche gauche tant le stress le faisait paniquer, tandis que son front perlait de sueur et que son visage devint blême. Stanley savait que s’il ne faisait pas vite, il perdrait toute crédibilité devant l’homme le plus important de l’Etat, et son supérieur hiérarchique qui plus était. Il ne devait pas perdre la face, maintenir le cap coûte que coûte et...

- Excuses acceptées, jeune Alchimiste des Gemmes. Je suppose que cela concerne votre demande de renonciation au grade de Commandant.



- Euh, oui, bien sûr…
, bredouilla-t-il dans sa barbe inexistante.

* Eh merde, c’est pas gagné... *

- Est-ce que vous allez bien, monsieur March ?, s’inquiéta le Généralissime.

Stanley secoua la tête, comme pour évacuer un rêve, se refit une contenance, puis reprit son garde-à-vous. Il regardait droit devant lui, sans avoir à soutenir le regard du Führer, comme il l’avait fait dans le couloir.

- Je vais parfaitement bien, monsieur ! J’aimerais vous demander la permission de refuser mon grade de Commandant, traditionnellement donné en même temps que le titre d’Alchimiste d’Etat, au profit de celui de Sergent, monsieur !

- Et pourquoi y renonceriez-vous, si je puis vous poser cette question ?

- Mon père est dans le coma depuis son agression, comme vous devriez en avoir la connaissance, monsieur. J’aimerais pouvoir rester à son chevet jusqu’à son réveil. De fait, le poste de Commandant ne correspond pas du tout à cette attente, car cela signifierait que je devrais, soit rester à Central, soit à rester dans les bureaux du quartier général de West City, ce qui ne me permettrait pas de veiller sur mon père. De plus, je n’ai aucune connaissance des batailles et n’ai malheureusement aucune compétence en stratégie, cependant prérequis pour accéder à ce grade. Aussi, vos hommes ont dû voir l’état de mon bureau, et vous aurez remarqué que c’est, excusez-moi un terme, un bordel monstrueux. Je n’ai malheureusement jamais réussi à m’organiser, ce qui est intolérable pour un Commandant de l’armée. Aussi, et j’ai beaucoup de mal à vous l’avouer, j’ai une peur panique des papillons de toute espèce. Que penseriez-vous que diraient mes hommes si jamais ils venaient à l’apprendre ? Je n’accepterais jamais d’être la risée de mes propres subalternes si jamais j’en venais à croiser un lépidoptère en leur présence. Et, si un homme au front a une phobie de la sorte, quelle serait sa réaction une fois sur le front, à se battre contre un ennemi ?

« C’est pour ces raisons, et de nombreuses autres encore que je ne souhaite pas mentionner, que je vous demande solennellement ma rétrogradation au titre de Sergent de l’Armée d’Amestris !


Le Généralissime King Bradley resta de marbre, assis derrière son bureau, pesant le pour et le contre devant cette demande somme toute inattendue. Jamais un soldat ne lui avait demandé de son gré sa rétrogradation, surtout avec des arguments pareils. Le jeune homme qu’il avait devant lui parlait avec franchise, ce qui lui plaisait assez. Mais il lui semblait que ce n’était pas le véritable fond de la pensée de l’Alchimiste d’Etat. Certes, l’état de son père pouvait très bien le préoccuper, ce qui était logique, et normal à vrai dire, mais n’y avait-il pas d’autres raisons cachées, autres qu’un manque flagrant d’organisation et une phobie ridicule ? Quelque chose qui pouvait à tout moment changer le côté duquel la balance penche ? Néanmoins, il était vrai qu’un officier ne devait en aucun cas être la proie des quolibets de ses subordonnés. Il pouvait y avoir une solution, à savoir la cacher aux yeux de tous ; mais si cette peur était vraiment telle que March lui venait de décrire, son idée venait d’être réduite à néant. Il n’y avait qu’une seule autre alternative.

- Êtes-vous sûr de vous, monsieur March ? Vous pourriez très bien devenir réserviste...

- Ma décision est prise, monsieur le Généralissime ! Je veux servir dans l’armée, pour protéger ma patrie. Mais je préfère néanmoins la servir en personne, et non à temps partiel. Et pour cela, je préfèrerais être Sergent de l’armée plutôt que de faire partie de la réserve !


Le Führer eut une moue compatissante avant de répondre.

- Eh bien, soit. Monsieur March, je vous nomme officiellement Sergent. Néanmoins, vous conservez votre titre d’Alchimiste d’Etat, vous en gardez les privilèges. Mais si jamais le pays en venait à entrer en guerre, vous serez directement promu Commandant, phobie des papillons ou non. Me suis-je bien fait comprendre, Sergent ?

- On ne peut mieux, monsieur ! Merci, monsieur !

- Dans ce cas, vous pouvez disposer

- Bien monsieur ! Merci monsieur !


La porte s’ouvrit derrière lui, puis Stanley March sortit sur un signe de son supérieur. Puis, une fois au dehors du somptueux bureau, il soupira. Il venait de réussir. Il ne lui manquait plus que de prendre son ordre de mission, pour voir si jamais le Généralissime ne lui avait pas non plus fait de farce en l’assignant un poste à East City. Mais pour l’instant, c’était bon pour lui. Il était Sergent.


© Code de Anéa pour N-U



Dernière édition par Stanley J. March le Ven 30 Mai - 9:50, édité 1 fois
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Sadike
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MessageSujet: Re: Examen Stanley J. March   Lun 7 Avr - 15:29

Ah, quel beau Rp *^* J'ai bien ris en le lisant, surtout l'épisode avec les papillons XD
Et puis je ne m'attendais pas à ce que tu t'en sortes aussi bien pour expliquer ta rétrogradation au grade de Sergent. Chapeau l'artiste o/

C'est avec plaisir que je te décerne le titre d'Alchimiste d'Etat.

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