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Sadike
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MessageSujet: Retour au bercail   Jeu 15 Mai - 13:05

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Cela faisait une semaine qu'il avait quitté Central, quitté son frère. Cela faisait une semaine qu'ils s'étaient disputés. Si au début le jeune cadet s'en était terriblement voulu, il regardait cette dispute avec amusement maintenant bien que lorsqu'il y pensait, cela l'énervait. Oui, il avait été con, oui, c'est vrai, mais ce n'avait pas été une raison pour qu'Edward le traite ainsi ! Il serre les poings avant de doucement soupirer.

Ce n'était pas la peine de se braquer sur un évènement du passé. Et puis, de toute façon, il n'avait pas revu son frangin depuis sept jours, c'est jours à réfléchir, à se convaincre de revenir ici, à Resembool. Il avait croisé Emily, il avait failli partir avec elle. Mais il voulait la voir, il voulait se confier à son amie de toujours, à sa grande soeur de coeur. Il voulait revoir Winry. Le jeune homme avance donc sur ce chemin qu'il ne connaissait que trop bien. Il l'avait emprunté des dizaines de millier de fois étant plus petit, il connaissait chaque pierre de ce sentier menant à une maison qui fut leur refuge.

Le soleil, bien que timide en ce début d'après-midi, illuminait la verte campagne humide de Resembool. Un doux vent, frais ou chaud, ça il ne pouvait le savoir, venait jouer avec les feuilles encore vertes malgré l'époque avancée de l'automne. Plus aucun bétail ne venait se reposer dans ces grands champs, ils étaient vides, rendant moins vivante cette campagne calme et sereine. Jamais rien ne venait perturber cette quiétude, l'endroit était si perdu qu'il ne demeurait même plus sur les cartes du pays, renouvelées tous les ans.

Il passa doucement une main sur une barrière, refaite il y a peu si l'on jugeait la peinture encore non écaillées. Il se souvint, se souvint qu'ils venaient souvent jouer ici, grimpant sur la barrière, tels des alpinistes chevronnés. Un doux rire s'échappa dans le silence, résonnant dans ce vent. Nostalgique, il reprit sa route, prenant bien le temps de contempler cette nature. Il voulait revoir Winry mais ne voulait pas se hâter, car cela voulait aussi dire qu'il avait obéit à son ainé... Enfin bon, il ne resterait que quelques jours, tout au plus, dans la demeure familiale de la belle mécanicienne.

En effet, il ne voulait pas que son frère puisse le retrouver, du moins, pas maintenant. Il avait besoin de mettre de la distance entre eux, il avait besoin de réfléchir bien qu'il savait pertinemment que l'autre incapable ne saurait se débrouiller sans lui. Il angoissait. Car étourdit comme était Edward, il pouvait très bien oublier de respirer le temps d'un instant ! Et cela faisait horriblement peur à Alphonse, il était si fragile, il n'était pas un tas de ferraille, comme lui, il était humain. Et dire cela, c'était se considérer comme non humain... Ce qui était le cas quelque part. Il avait renoncé à se proclamer humain alors que rien en lui le prouvait. Il était Alphonse, juste Alphonse, une armure.

Voilà que le cadet arrivait devant la masure. Le chien, Den, aboya joyeusement en le voyant, il resta néanmoins sur le pallier comme s'il était trop feignant pour venir à la rencontre du jeune garçon. Ce dernier fit les quelques pas qu'il lui restait avant de se retrouver devant le porte. Et là, il eut un moment d'hésitation. Voilait-il vraiment frapper ? Revoir son passé en face ? Bien que ce passé était aussi son sauveur ? Pathétique l'armure... Elle frappa néanmoins trois petits coups timides avant de laisser tomber son bras le long de son corps. Puis vint de début de l'attente.


Dernière édition par Alphonse Elric le Jeu 15 Mai - 16:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Jeu 15 Mai - 14:22

    A l'extérieur, il faisait un temps superbe, un temps où étant enfant elle serait restée dehors toute la journée. Mais aujourd'hui, ce n'était pas le cas. Allongée à plat ventre sur son lit, elle montait et démontait une main de métal encore et encore, inlassablement. Elle voulait la rendre plus esthétique, agréable à regarder sans pour autant modifier ses performances le jour où elle serait rattachée à un Homme. Après avoir étudié le problème en long et en large, elle avait fini par créer plusieurs pièces et les essayait maintenant sur un véritable modèle. Mamie Pinako était dans la réserve, travaillant sur ses propres machines sans se poser de question qui n'en vaille la peine. Après tout, si ses créations avaient toujours bien fonctionné, pourquoi vouloir changer quelque chose ? Peut-être que modifier un automail était une idée idiote et que c'était crétin de sa part. Elle eut l'impression que Den confirmait de l'extérieur en aboyant. A cette idée, il y eut soudainement un grand silence dans la chambre, tel un ange qui passait. Winry pesta rageusement et se leva d'un bond. Quand ça veut pas venir, rien ne vaut une petite pause et s'y remettre après. Mais elle devait avouer que ça l'agaçait. La jeune fille traversa sa chambre d'un pas décidé et claqua la porte dans la volée. Elle descendit les marches de l'escalier quatre à quatre en songeant : qu'est-ce qu'il y a à grignoter de bon dans le frigo ?

    Plantée devant le frigidaire, Winry se rendit compte en observant légumes et viandes à quel point l'appétit lui manquait. Du moins, elle n'avait pas faim de son contenu. C'est alors qu'elle entendit comme si on toquait à la porte. Elle tourna ses grands yeux bleus vers l'entrée. Avait-elle rêvé ? Ce son... Il avait été si faible qu'elle ne l'aurait pas entendu si elle n'était pas descendu. Qui pouvait venir lui rendre visite... Un client peut-être. D'un pas hésitant, elle s'avança vers la porte en bois sombre et s'immobilisa devant. Pourquoi cette hésitation ? Aucune idée et c'était idiot de se poser la question. Elle saisit la poignée et ouvrit.


    Al' ?

    Elle demeura un instant interdite. Alphonse était venu ! Elle lui sourit. Un sourire qu'elle perdit vite. La blonde sentait comme une ambiance morose autour du garçon. Il avait beau être enfermé dans une armure, elle avait l'impression de sentir de la tristesse dans ce visage figé dans le fer. Elle chercha du regard Ed' qui n'était nul part. Ils s'étaient disputés ? Leurs chamailleries était plutôt fréquentes, mais au point de se séparer... Se rendant compte de ses sombres pensées, elle sourit à nouveau, se forçant à ne pas y penser. Al' était venu ! C'était une super nouvelle ! Elle s'écarta pour laisser libre passage et l'invita à rentrer d'un geste de la main.

    - Aller rentre. Viens !
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Sadike
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Jeu 15 Mai - 15:53

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Il n'attendit guère longtemps. C'est que Winry était plutôt du genre rapide lorsqu'elle entendait des coups frappés à la porte, sûrement l'habitude de la clientèle qui venait sans prévenir. Comme Edward en somme... Ah, ce frère.... Il lui en aura fait voir des vertes et des pas mûres ! Le jeune Alphonse, désormais redevenu adulte, souriait intérieurement à défaut de pouvoir le faire vraiment. A croire que s'éloigner de son seul point d'accroche le forçait à redescendre sur Terre. Néanmoins... Oui, il éprouvait toujours de la colère envers son ainé, de la colère et de la tristesse, il avait été blessé par ces paroles pareilles à des lames de rasoir.

La porte s'ouvrit alors qu'il était encore perdu dans les méandres de ses pensées. Winry, qui abordait tout d'abord un large sourire avant de le perdre rapidement. Pourquoi ? Qu'avait-elle ? Fatiguée, à tous les coups... Elle travaillait beaucoup trop ! Il soupire, enfin, pour lui même, faudra qu'il pense à la sermonner, à lui dire de se calmer sur le travail, de prendre des vacances. Oui, des vacances ! Il allait profiter du fait qu'il était parfaitement seul et libre comme l'air pour emmener la jeune fille en vadrouille.

Ce ne serait pas dangereux, oh non, puisque l'aimant à dangers était écarté. Cela lui ferait du bien à elle mais à lui aussi. En effet, voir du paysage dans un autre contexte que ses recherches de la pierre, qu'il avait décidé d'écarter pour le moment car ce corps lui plaisait bien, pour l'instant, serait reposant. De plus, ils pourraient parler, voir du pays. Il était certain qu'elle voulait voyager ! Après tout, il avait grandit avec elle et l'avait aimée, il n'y a pas si longtemps.
Ces souvenirs lui tirèrent un sourire incertain. Il était heureux, certes, mais il y avait comme un vide en lui. Il essayait d'oublier Edward, l'espace d'un instant, de cet instant où il se retrouvait face à la fille qu'il avait aimé jadis, mais cela lui faisait un peu mal...

Mais... qui disait voyage disait dépenses et à en juger par ce qu'il portait sur lui il n'avait... pas grand chose ou presque rien... Enfin bon, peu importait, il trouverait bien le moyen de sortir la demoiselle de son trou. Et puis il n'avait pas envie de se confier dans cette maison alors que l'aura de son ainé était plus que présente. Il se sentait comme épié par l'alchimiste ici.
Alphonse entra dans la maison, rapidement suivit par Den qui semblait trop heureux de pouvoir retrouver le nid douillet bien qu'il fit beau dehors. L'armure se tourna, faisant face à Winry.

Il avait une position qui laissait à penser qu'il était triste, mal à l'aise, ce qui n'était pas très loin de la vérité. Il resta un instant comme ça, immobile face à la demoiselle métamorphosée. Elle était si belle... Mais... Enfin bon, il laissa ses pensées d'ado bourré d'hormones de côté car il n'avait pas de corps pour exprimer ces changements, pas de rougeurs au visage, pas de moiteur dans les mains, pas de... garde à vous sous la ceinture. Sur ce point là, il n'enviait en aucun cas son frangin qui devait se sentir bien à l'étroit lorsqu'une jolie fille passait dans la rue et qu'il avait le malheur de contempler ses fesses.

Winry, murmura-t-il, depuis le temps... Comment vas-tu ? dit-il ensuite en feignant la joie des retrouvailles.

Joie qu'il n'éprouvait qu'à demi à vrai dire. Il passa une main derrière sa tête. Il aurait voulu lui offrir un sourire mais il n'y avait que son casque figé que la demoiselle pouvait contempler à sa guise.

Viens avec moi, annonça-t-il soudainement, nous partons en voyage. Je ne sais pas où mais je ne peux pas rester ici plus longtemps, finit-il avec précipitation, ce qui allait sans doute soulever des interrogations de la part de son amie de toujours.

Sur ce coup là, il avait été impulsif mais cette présence se faisait de plus en plus prononcée. Allô Jeanne d'Arc, arrête d'écouter la voix du Seigneur ! Il soupira, plaquant une main sur son visage de fer tout en secouant la tête de dépit. De mieux en mieux...
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Ven 16 Mai - 14:12

    L'Armure entra. La jeune fille s’apprêtait à lui emboîter le pas mais stoppa son mouvement. Son regard se posa sur le chemin de la maison. Comme pour vérifier si Fullmetal était bien absent. Il ne viendrait pas. Elle poussa un soupir à peine audible et referma la porte. Alphonse était resté debout, immobile, tête basse. Son corps avait beau être figé dans l'acier, il ne changeait pas au niveau du mental. C'était un garçon fort qui gardait ses sentiments pour lui, encaissait jusqu'à craquer... Tout comme son frère, c'était bien des têtes de lard ces deux-là. Et comme d'habitude elle ne savait rien. Elle se tourna vers la grande Armure. Alphonse, qu'est-ce qu'il t'arrive...

    L'alchimiste se tourna alors vers elle et prit la parole sur un ton assez jovial. Celui-là, après une tête pareille il voulait lui faire croire que tout allait bien. Un jour sa fierté aura raison de lui. Mais Winry sourit et se gratta l'arrière de la tête.

    - Oh ça va. Tu sais la routine quoi, il ne se passe pas grand chose ici !

    Le garçon la fixait sans qu'elle ne puisse rien déchiffrer. Lorsqu'il avait encore son corps, connaître son humeur était assez simple. Mais aujourd'hui, c'était bien différent. Elle lui sourit sincèrement. La mécanicienne était heureuse de le revoir. Et pas parce qu'un crétin avait encore cassé un de ses bijoux métalliques. Non, cette fois il était venu pour les voir elle et Pinako. Viens avec moi. La jeune fille le regarda, étonnée. L'alchimiste en Armure continua à parler. Winry le regardait.

    - … Al'...

    Pourquoi cette envie de partir, Alphonse... Pourquoi avec elle ? Elle ne baissa pas les yeux devant lui. Elle soutenait le regard de cette grande armure qui était son ami de toujours, aussi loin que remontent ses souvenirs. Elle se dirigea vers la porte d'entrée et fit signe à Al' de la suivre à l'extérieur. Il y avait bien une sorte de malaise à l'intérieur de cette maison. Elle marcha quelques pas et s'engagea sur le chemin qu'ils empruntaient si souvent étant enfants. Ses yeux bleus se tournèrent vers lui.

    - Al', qu'est-ce qu'il s'est passé ?
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Sadike
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Ven 16 Mai - 17:31

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Toujours ce silence, puis cette présence... Alphonse ne cessait de regarder autour de lui, de peur de voir surgir son grand frère. Depuis quand Edward était-il devenu un sujet de paranoïa ? Il ne savait pas mais... Oui, il était certain que quoi qu'il fasse, il le surveillait. D'un côté, cela le rassurait puis d'un autre... Non, trop effrayant. Il en trembla un peu de peur. S'il venait à faire une nouvelle bêtise, et ça allait être le cas à deux cent pour cent, il avait vraiment peur que le fullmetal ne rapplique et qu'une nouvelle dispute, plus violente cette fois, n'éclate.

Le cadet ne voulait pas, surtout pas se battre à nouveau avec l'ainé. Cela fit monter en lui une pensée désagréable, un souvenir qu'il voulait effacer. Argh, lui qui croyait qu'il avait fait une croix sur cette culpabilité... Il s'était emporté avec la colère, il ne pensait pas ces mots ou juste un peu, un tout petit peu... Il était perdu, encore une fois... Al secoue vivement la tête avant de suivre Winry dehors. Elle avait l'air grave.

Voilà qu'il venait de plomber cette ambiance joyeuse de retrouvailles. Qu'il faisait tout de travers ces derniers temps ! Enfin bon, il remercia intérieurement la mécanicienne d'être sortit. La présence, allô Jeanne d'Arc, se faisait beaucoup moins présente. Il soupira avant de fixer la jeune demoiselle aux courbes avantageuses. Ils marchaient d'un pas lent sur ce sentier qu'il avait emprunté il y a peu. Le silence se faisait, plus présent que jamais. Qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Il ne voulait pas la peiner, surtout pas...

Mais vu comme c'était partit... il n'avait d'autre choix que de tout lui raconter et pour une fois il n'y aurait pas de mensonges. Il n'avait pas raison d'avoir de mensonges, aucun personnage rencontrés ou même situation vécues n'allaient mettre en danger la jeune demoiselle. De plus, il n'y avait pas de secret militaire qui tenait car d'une part il n'y était pas affilié et d'autre part il n'avaient pas fait de mission mise à part celle de Sorrow qu'il devrait taire, bien entendu.
La grande armure s'arrêta soudainement, s'asseyant sur le petit muret qui bordait le chemin.

Ils n'avaient pas fait énormément de chemin mais cela suffisait amplement. Il fit signe à Winry de venir s'assoir à ses côtés avant de prendre le temps de répondre à sa question en développant le plus possible. Peut-être qu'il allait se faire frapper par la suite mais... la victime dans l'histoire c'était bien lui, non ? Il regarde ses mains jointes sur ses jambes avant de réellement commencer à parler, murmurant presque:

Je... On s'est disputés avec Edward et pour soit disant me punir, il m'a renvoyé ici. Mais ce n'est pas le plus grave, à mon sens, non. Le pire c'est... c'est...

Il commença à trembler, il sentait des larmes invisibles venir poindre au coin de ses yeux. Encore ces quelques mots qui le déchiraient de toute part. Il n'arrivait vraiment pas à faire une croix dessus... Peut-être qu'il devrait appeler le colonel et lui en parler aussi ? Car cet homme était comme un père pour eux, certes il n'en ratait pas une pour charrier Edward mais il l'aimait bien quand même. Enfin, c'est ce que la grande armure croyait.

Le pire, Winry, c'est... Edward ne me fait plus confiance et ça il me l'a clairement fait comprendre. A mon avis... Oui, c'est même plus que probable, je suis un fardeau pour lui et ce depuis toujours...

Il se recroquevilla sur lui, secoué par des larmes invisibles.

Je suis un boulet Winry, je n'ai fais que le retarder... Je ne sais plus quoi faire... Je ne veux pas le revoir, pas maintenant et puis en même temps... il se redresse brutalement, regardant la jeune demoiselle de son visage inexpressif, en même temps c'est mon frère, ma seule famille ! Mais s'il me rejette ainsi... Car cette excuse de rester chez vous jusqu'à nouvel ordre est un prétexte pour m'éloigner. Et j'ai peur, peur qu'il ne se blesse ou ne meurt durant une mission. Winry, je suis un monstre !

Il s'arrêta de parler, pesant les mots qu'il venait de dire. En avait-il trop dévoilé ? Il ne savait pas, il n'arrivait pas à lire l'expression du visage de la mécanicienne. Quel crétin !
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Sam 17 Mai - 9:46


    L'air était humide, mais il faisait bon à l'extérieur. Rien ne valait une balade en plein air, quand seuls le soleil et la pluie peuvent décider de sa durée. Sentir l'air effleurer son visage suffisait à apaiser la jeune mécanicienne. Elle se tourna vers Alphonse, qui lui semblait ne pas profiter du temps. Son corps de fer l’empêchait de sentir le vent, mais elle était sure que malgré tout, il pouvait ressentir les sentiments qu'elle avait pour lui. Elle l'aimait, comme une sœur aime son frère. Et ça, Alphonse le savait parfaitement et il ne devait jamais en douter. A quelques dizaines de mètres de la maison, l'alchimiste décida de s'asseoir sur le petit mur de pierres qui longeait le chemin depuis des années. Winry le rejoint et s'assit à coté de lui, prête à entendre n'importe quoi. Il était rare que l'un des frères se confie, elle ferait tout pour qu'il ne le regrette pas. Peut-être allait-elle enfin pouvoir faire quelque chose pour Al'.

    Il parlait, elle l'écoutait sans jamais l'interrompre. Alors c'était bien ça, lui et Edward s'étaient disputés. Mais quelque chose n'allait pas... D'après le garçon, son frère ne lui faisait plus confiance. Edward... Alphonse était le seul en qui il ait une confiance aveugle, jamais Edward ne s'est réellement confié à qui que ce soit d'autre, ni même à elle. Il manquait quelque chose, ce n'était pas possible. Al' continuait son récit. Un monstre, un boulet, un fardeau... Ces mots étaient durs comme de la roche, pourtant la blonde ne le coupa pas et le laissa terminer. Son dernier mot prononcé, Winry demeura silencieuse un instant. Elle le regardait simplement. Quelques secondes s'écoulèrent ainsi, avant qu'elle ne se relève pour faire face à celui qu'elle considérait comme son frère. Elle lui prit la main et plongea ses yeux bleus dans le regard inexpressif de l'alchimiste.

    - Al'... Pardonne-moi.

    Son pied fendit l'air à une vitesse vertigineuse ! Son talon vint à la rencontre du thorax de l'armure avec toute la puissance dont il était capable dans un sifflement suraigu. Un grognement rauque résonna dans toute la campagne, effrayant les oiseaux logés dans leur nid douillet tel le plus terrible des réveils-matin. La mécano souffla pour reprendre sa respiration originale et fusilla Alphonse d'un regard prédateur.

    - Mais qu'est-ce que tu me chantes là... Vous êtes bien des beaux crétins tous les deux...


    Elle saisit son ami par les épaules d'une main ferme, la veine palpitante à la tempe.

    - AL ! Je t'ai toujours vu comme un frère, tu es l'un de mes plus précieux amis ! Chaque souvenir que j'ai avec toi n'est que pur bonheur, tu as toujours trouvé les mots pour faire rire, rassurer et surtout tu as toujours protégé ceux qui te sont chers ! Que ce soit Ed', moi ou n'importe qui ! Tu nous a déjà sauvés et ton frère est complètement paumé sans toi ! Alors, ALORS...


    Son regard coléreux s'affaissa. Ses yeux se gorgèrent de reflets sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit. Elle se jeta sur Al', le serrant fort dans ses bras.

    -... ne redis plus jamais que tu es un fardeau...

    Elle essayait de cacher sa voix noyée de larmes, et garda Alphonse dans ses bras un moment. Il ne pouvait pas sentir la chaleur, mais elle voulait qu'il ressente cet amour qu'elle avait pour lui. Puisqu'Ed n'était pas ici pour le lui donner, elle le ferait à sa place. Elle resta quelques minutes ainsi et se redressa.

    - Tu sais Al'. Tu es le seul en qui Edward est vraiment confiance. Si tu es ici c'est parce qu'il veut te protéger, c'est parce qu'il t'aime qu'il fait tout ça. Ce crétin est trop fier pour te le dire, mais tu n'as pas le droit d'en douter. C'est toi qui lui donne la force de se battre, tout comme toi tu te bats pour lui. Il ne peut pas se permettre de mourir tant que tu es là. Vous êtes frères, les meilleurs frères du monde et ça, rien ne pourra jamais le changer. Alphonse Elric !


    Elle lui sourit et lui tendit la main. La mécanicienne ne savait pas ce qu'il en penserait, mais elle ne laisserait jamais tomber les deux frères. Elle, Winry Rockbell, sera toujours là pour leur rappeler qui ils sont. Elle reprit la parole en destinant un clin d’œil à Alphonse.

    - Reste encore un peu, partons en vacances quelques jours ! Et va le rejoindre. De toute façon, vous ne tiendrez pas longtemps l'un sans l'autre !
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Sadike
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Sam 17 Mai - 11:00

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Le silence qui suivit sa confession était inquiétant, lourd d'une chose qu'il n'arrivait pas à décrire. Il regardait maintenant devant lui, observant l'horizon, là où le ciel embrassait la Terre et ce à l'infinie. Il y avait une poésie dans ce paysage optique, car tout était question d'illusion et d'optique, en aucun cas, dans la science, le ciel ne venait toucher la Terre. Il n'y avait qu'à l'horizon que ce phénomène surnaturel apparaissait.
Perdu dans ses pensées, il n'avait pas vraiment vu que Winry s'était levée et s'était mise devant lui, lui demandant pardon. Pourquoi d'ailleurs ? C'était plutôt à lui de s'excuser. C'est vrai quoi, il était porteur de mauvaise nouvelle, plombait un instant calme et paisible d'une journée de novembre ensoleillée dans cette campagne reculée de la ville...

Il reçut un coup de pied de plein fouet dans le plastron. Non préparée, l'armure vacilla dangereusement en arrière avant de se redresser doucement. Mais... mais... Pourquoi avait-elle fait ça ?! Certes, il l'avait bien mérité mais tout de même... Quoi qu'il en soit, ce coup faisait vibrer son armure, résonnant creux. Dans sa tête, ça vibrait aussi, lui donnant une impression de migraine, désagréable. Avait-elle voulu lui remettre les idées en place par cet acte de violence extrême ? Après tout, pourquoi lui en voudrait-il ? Elle avait bien le droit de le frapper, il avait été con et idiot, il avait besoin d'un recadrage de force et tous les coups étaient permis...

La jeune demoiselle en face de lui était énervée à en juger par son regard glacé et la veine palpitante de sa tempe. Il voulait se dérober à ce regard carnassier mais il ne pouvait pas, elle le tenait dans l'étau de son regard et il était bien trop intimidé pour faire quoi que ce soit maintenant. Ces deux là, Edward et Winry, avaient la fâcheuse tendance à exprimer leurs pensées en frappant les gens ou bien en les intimidant. Ça marchait, à n'en pas douter mais c'était... Effrayant. On voyait bien d'où ils tenaient en regardant mamie Pinako qui les avait tout de même élevés. Pourquoi lui n'avait pas prit ce trait de caractère ? Peut-être qu'il tenait d'avantage de sa mère que de son père ? A l'inverse d'Edward ? Enfin bon, le moment n'était pas à ressasser le passé, surtout en de pareilles circonstances. Il venait quand même se de prendre la raclée du siècle par celle qu'il considérait comme sa grande soeur merde !

Cette dernière s'affairait d'ailleurs à lui passer un savon mémorable. Où qu'il aille il était obligé de se prendre une engueulade dans la tronche ? Aimant à reproches ? Reproches justifiées ici cependant mais... Oui, Edward aurait dû être là avec eux, histoire de s'en prendre plein la gueule aussi. Alphonse refusait d'être le seul à subir ceci mais le destin en avait décidé autrement. Le destin, une bien belle connerie inventée par des idiots au service d'une religion mensongère.
Le cadet ne dit rien, il écoute, il écoute et il réalise à quel point il eut été égoïste. Oui, peut-être qu'il avait mal comprit, peut-être qu'il avait déformé la réalité sous le coup de la colère. Mais il ne savait plus... Et ce regard de la part d'Edward, ce regard si dur... Bon sang ! Il avait l'impression d'être dans une pièce de théâtre aux accents tragiques ! Il avait l'impression d'être marié à son frère, son âme soeur. Oui ils étaient proches, oui, mais ils devaient tout de même garder un périmètre de sécurité, non ? Il avait l'impression que son grand frère se comportait d'avantage comme une mère poule que comme un grand frère.
Enfin bon...

Même si tu me le dis, Winry, je n'arrive pas à te croire. De ce que j'ai vu... Mais peut-être que mes souvenirs s'estompent rapidement, peut-être que ma condition fait que je ne puis me rappeler... Il avait ce regard de ceux qui ne mentaient pas, Winry.

Il avait murmuré ces mots, c'est comme s'il ne voulait pas qu'ils sortent, c'est comme s'il voulait qu'ils restent au fond de lui. enfermés dans son esprit. Mais hélas, il était lancé et il se devait de parler. Oh bien sûr, il ne doutait pas de son grand frère, c'est juste que... Il en avait un peu peur en ce moment. qui sait de quoi il était capable lorsqu'il était réellement en colère, comme il y a une semaine ? Et puis, il avait la franche capacité à oublier, et très vite même. Peut-être qu'en ce moment, il était en train de reluquer de belles filles étant dominé par ses hormones ? Il avait peut-être déjà oublié qu'il avait un frère, préférant faire une croix dessus ? Non, quand même pas... Enfin, il l'espérait. Car lui passait son temps à penser à son ainé, s'inquiétant de jours en jours pour cette tête brûlée et bornée qu'il était en plus d'être complètement tête en l'air.

Oh que non, il n'est pas perdu sans moi, il arrive même d'avantage à draguer puisque je ne suis pas là pour lui mettre la bride au cou, dit-il dans un espoir d'alléger l'ambiance bien lourde et tendue.

La grande armure soupira et enleva délicatement la main de Winry qui était sur son épaule. Il regarda cette petite main qu'il tenait dans la sienne, grande, trop grande même. Il y avait une si grande différence de carrure entre eux... Elle était si frêle, si fragile d'apparence et il était imposant, solide, effrayant. Il lâcha doucement cette main tout en se levant. Cela l'eut étonné qu'elle veuille bien se défaire de ses automails pour partir en vacances avec lui, surtout que... Il ne doutait pas qu'elle aurait voulu y partir avec une autre personne. Cela le faisait sourire, du moins, il s'imaginait sourire. Mais ça le rendait un peu triste quand même, même s'il n'arrêtait pas de se dire qu'elle était sa meilleure amie, sa grande soeur chérie.

Où veux-tu aller ? demanda-t-il, la joie feinte, enfin presque. Car il était réellement content de pouvoir la décoller de son travail qui lui pompait son énergie vitale ! Et... Je ne pense pas qu'on veuille se revoir d'aussi tôt. D'après ce que j'ai compris, il compte bien me laisser moisir loin de lui jusqu'à nouvel ordre de sa part. Mais c'est pas comme si j'allais lui obéir et rester contempler les vaches. Je tâcherais néanmoins d'essayer de prendre des nouvelles via l'intermédiaire du colonel, s'empressa-t-il de rajouter, sentant peser sur lui le regard chargé de reproches de la jeune mécanicienne.

Il soupira et regarda la maison Rockbell.

Fais ta valise, jeune demoiselle, nous partons pour le Sud ! déclara-t-il ensuite, jugeant qu'il lui ferrait du bien de prendre un peu le soleil. De plus, y parait que les mœurs du sud étaient accueillantes et charmantes. Je passerais un coup de fil à Mustang une fois arrivés à South City si ça peut te rassurer.

Il disait surtout ça pour se rassurer lui même. Il s'inquiétait vraiment pour son grand frère.
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MessageSujet: Re: Retour au bercail   Dim 18 Mai - 6:32

    C'était rare de voir Alphonse dans un tel état. Et peu importe ce qu'elle disait, ça ne semblait pas l'atteindre. Ils s'étaient donc vraiment disputé, ce n'était pas l'une de leurs chamailleries habituelles. Elle n'allait pas insister plus. L'alchimiste lui en avait suffisamment dit. C'était peut-être la première fois qu'il se confiait autant à elle. Alors inutile de retourner le couteau dans la plaie ou à lui tirer les vers du nez. Pour le moment il lui fallait de l'air, de quoi se changer les idées. Et le Sud était une bonne destination pour cela. Il y faisait chaud, il y avait pleins de choses à voir, de quoi se détendre et surtout... surtout... Il y avait la Rush Valley, le paradis des automails, la capitale du bonheur !! Ils pourraient certainement y faire un tour ! Ce serait les vacances parfaites ! Un large sourire se dessina sur ses lèvres à l'idée de tout ce métal, cette technologie de pointe, l'odeur de l'huile omniprésente, le top du top. Pour peu, elle aurait presque oublier qu'ils allaient là-bas avant tout pour Al'... Bah... Ils iraient une bonne journée à Rush Valley, puis le reste du séjour sera entièrement consacrer à Alphonse. Par-fait ! Elle sourit à la grande armure.

    - Moi, je reste sure du contraire. Et tu sais quoi ? Je m'assurerai qu'Ed te le prouve !

    Son regard donnait un vague aperçu de la mandale qu'allait se prendre Fullmetal s'il avait le malheur de la croiser. Nan mais, on ne laisse pas son petit frère dans cet état ! Et puis... Alors comme ça il draguait les petites... dames de Central, hein ? Une lueur farouche traversa ses yeux avant de reprendre toute leur douceur devant Al'. Il était tellement gentil, avec tout le monde. Mais il avait raison, elle devait faire sa valise, et accessoirement prévenir mamie Pinako qu'elle la laisserait gérer toute la boutique pour quelques jours. Elle se redressa d'un bond et annonça joyeusement.

    - Je compte sur toi alors. C'est partit !

    Elle courut jusqu'à la maison en repensant à ce que Alphonse lui avait dit. Il connaissait son frère mieux que quiconque. Et mieux que personne d'autre, il savait que son frère pouvait dire des choses sur un coup de tête, mais là... D'après lui il avait été sérieux. Edward, mais qu'est-ce qu'il t'a prit... Elle entra dans la maison et partit voir Pinako en lui expliquant rapidement la situation. Sans attendre de réponse, elle gravit les marches quatre à quatre, déboula en trombe dans sa chambre et commença à vider son armoire. Elle mit sans sa valise quelques vêtements, quelques outils et sa tirelire évidemment. Aussi elle se changea rapidement, elle n'allait pas sortir dans sa tenue de mécano quand même. Elle opta pour une jupe noir, un haut blanc et une petite veste assortie à sa jupe. La jeune fille saisit ses bagages et dévala les escaliers. En se ruant vers la porte et cria un au revoir à sa grand-mère et sortit rejoindre son ami, un sourire radieux sur le visage.

    - C'est quand tu veux mon pote !
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