Le repentir de la chaise électrique



 
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 Le repentir de la chaise électrique

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MessageSujet: Le repentir de la chaise électrique   Sam 26 Juin - 14:39

Voilà que je me mets à écrire maintenant ... Rien ne va vraiment plus ...

    Il paraît que Kuroda est revenu, pourtant je ne l'ai pas encore vu et Richard ne m'a absoluement rien dit. En même temps avec tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps, je n'ai pas vu l'ombre d'un coussin depuis une éternité. Je profite donc de cet instant de répit pour exercer mes talents d'écrivain ... Pouah ! Comme j'écris mal !

    Tout à commencer à partir du jour où j'ai appris que Bagwell s'était échappé de prison. On ne l'a toujours pas retrouvé, d'ailleurs. Officiellement, son exécution a été avancée et il est mort et enterré. C'est dans ces eaux-là aussi que j'ai rencontré Hasashi pour la première fois. Depuis, je dois avouer qu'elle s'est calmée mais je garde indéfiniment un oeil sur elle, par précaution. Je n'arrive pas à cerner cette demoiselle, cette jeune fille qui aspire à être meilleure. Pourquoi, pourquoi s'acharne-t-elle ainsi ? Le monde court à sa perte et elle n'y peut rien. Elle seule ne peut rien face à l'atrocité du genre humain. Mais je n'ai pas envie de lui faire la lecon. Etrangement, je sais qu'elle ne m'écouterait pas. Par principe, ou par fierté. Et puis, j'avoue que je suis curieuse de voir comment la situation va évoluer ...

    S'il y en a un d'ailleurs, qui a évolué, c'est Lin. Que s'est-il passé ? J'ai l'impression d'être partout à la fois et pourtant, des tas d'événements arrivent encore à me filer entre les doigts. Je ne sais pas par quelles expériences ce jeune homme est-il devenu ... Mais qu'est-il devenu au juste ? Un homonculus ? J'ai du mal à y croire. Un jour, je laisse échapper de l'infirmerie un ennemi qui prend la peine de venir s'excuser et même me soigner pour ensuite retrouver un être cupide et belliqueux qui ne pense qu'à me faire la peau et qui cohabite avec ce même enfant ... C'est compliqué à exprimer ainsi sur le papier, mais je ne compte pas abandonner dans mes recherches. Hasashi est en voie de m'éclairer et je suis décidée à mettre la main sur cette créature, ne serait-ce que pour savoir ce qui s'est réellement passé ...

    Pour l'instant, j'ai mis la main sur de l'Ishbal. Comme je suis fière, depuis le temps que je lui cours après ! Apparemment, mes supérieurs me faisaient confiance sur ce sujet puisqu'ils m'ont promu Colonel ! Mustang n'a qu'à bien se tenir ! Ce Scar m'intrigue, il en a plus que je ne le pensais dans le crâne et n'a de cesse de me faire de la propagande pour sa petite guerre sainte ... Dans un sens, ce n'est pas en m'enterrant dans l'Armée que je vais vite devenir Généralissime, surtout que le vieux a refait surface et qu'il n'a pas l'air décidé à vouloir claquer ... Oui, si j'arrive à me mettre une bonne bande de rebelles sous la main, peut-être que mon putch pourrait bien avoir lieu ... Mais ce n'est pas un sujet à coucher sur le papier, on ne sait jamais ... Pour le moment, je vais m'occuper personnellement de Scar et je ne compte pas le libérer de ses souffrances aussitôt. On ne me file pas entre les doigts pendant trois ans sans en subir les conséquences ...

    Bien donc, le programme de ces prochains jours ... :


    • Retrouver Kuroda ; [x]
    • Torturer ce cher Scar ;
    • Attraper la jeune chimère dans les égoûts sans me faire défoncer par Greed ;
    • Mettre les choses au clair avec Ayame sur ce qui s'est passé dans les entrailles de la capitale ;
    • Me renseigner un peu plus sur les nouvelles bleusailles en stock à Central ; [x]
    • Et si possible, mettre fin à ses rumeurs qui court comme quoi je collectionne les cartes Pokémon, ou encore que je lis les rapports dans mon bain ... (même si c'est vrai, qu'est-ce que cela peut vous faire !?)

    Fin du rapport personnel, samedi 26 juin, 20h39, Central City.


Dernière édition par Aisya Jasdero le Dim 22 Aoû - 9:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le repentir de la chaise électrique   Dim 22 Aoû - 9:23

Le colonel s'est assoupie, les pieds sur son bureau, froissant une nouvelle page de son journal de bord. Les souvenirs fusent.



      « Sweet dreams are made of this


    Barriett Jasdero est né à Dublith et désirait y bâtir une vie simple et ordonnée, en reprenant la boucherie familiale. Il était un homme aimable et sans histoire qui avait fait son service militaire comme il était convenu à l’époque. Ses voisins et ses proches n’avaient absolument rien à lui reprocher. Il restait cependant dans la vie de cet homme célibataire un seul ennemi. Ce danger considérable n’était pas bien grand mais lorsqu’il posa son pied sur la terre sablonneuse de Dublith, il fit des ravages dans le cœur de Barriett. Ce danger était fatigué, ce danger avait besoin d’aide et d’amour, ce danger était une femme. Une femme venue du sud. Une femme dont la peau était hâlée par le soleil. Une femme qui portait un fardeau au fond de ses yeux. Au fond de ses yeux rubicond. Une Ishbale. Une Ishbale qui avait fui son pays, en proie à des représailles amestriennes. Elle était seule, avec pour seul bagage sa peur et sa détresse. C’en était trop pour Barriett qui ne put résister au regard malheureux de la jeune femme. En conséquence, plusieurs mois plus tard, ils s’unirent et par la suite, elle enfanta un garçon. Ils jubilèrent en voyant leur famille s’agrandir, loin de la guerre et de la désolation. Malheureusement, le garçon, en grandissant, ne voulut pas y rester indifférent. Il s’engagea dans l’armée et ne revint plus jamais au foyer familial. Rien ne le fit revenir sur ses pas : ni les cris de son père, ni les pleurs de sa mère qui ne s’en remit jamais. Jamais au point qu’à l’accouchement de son second enfant, elle n’eut plus la force de se réveiller.

    Barriett dont l’esprit n’était plus assez clair, crut bien que tous les malheurs familiaux qui s’abattaient sur lui avaient pour origine la venue au monde de cette enfant. En conséquence, comme la coutume ishbale le voulait, il lui affubla un prénom qui transcrivait avec mépris ce qu’il éprouvait à son égard : Dolores. Et quelle enfant ! Comme elle était laide ! Son frère respirait la force de vivre, de par son regard rubis et sa peau éclatante. Elle avait les yeux jaunâtres et malades de son père, la peau brunâtre de sa mère au crépuscule de sa vie. Il n’osait même pas affronter son regard abscond. De ce fait, il se plongea dans une science qu’il ne croyait jamais effleuré du doigt : l’alchimie. Aveuglé par le vide qu’avait laissé son aimée, il tenta, comme beaucoup de désespérés sur terre, l’interdit. Sa fille, si l’on pouvait la qualifier ainsi, apprit à grandir seule. Dolores n’eut pour lecture que d’énormes grimoires d’alchimie et n’entendit à la radio que les dernières nouvelles du front. Très tôt donc, elle fut bercée par l’alchimie et la guerre. Guerre qui vint un jour frapper à leur porte sous l’apparence d’un jeune homme. Il n’était pas le fils de retour, mais le déserteur dans la nuit. Barriett, n’ayant plus rien à perdre, l’accueillit comme il se doit. Le militaire entra dans leur vie en silence, avec toutes les redevances qu’il leur devait. Et il en sortit avec vacarme. Vacarme de cris et de pleurs, qui rappelèrent la naissance de la fillette, dont les cris étaient devenus légendaires de par leur atrocité.

    Son père. Son père avait voulu échanger. Echanger cet inconnu contre sa mère. Etrangement, elle avait compris. Dolores comprenait beaucoup trop vite. Plus elle saisissait le sens de la vie, plus son géniteur prenait peur. Plus il était effrayé, plus il sombrait dans la folie. La transmutation ne le tua pas. Hélas. Mais l’enfant lui fut enlevé. A partir de ce jour, la fillette ne vit plus jamais son père. Et, dans la maturité dont elle faisait preuve, elle ne s’en attrista pas. Ne sachant où la placer, elle fut envoyée en école militaire, là où beaucoup d’enfants finissaient. Car la guerre grondait alentours. Le jour où elle fut prête, c’est vers la terre natale de sa mère qu’elle fut envoyée. Elle cacha ses origines en remplaçant son prénom. Elle enterra son enfance dans les lettres imprimées sur le contrat qui la liaient à l’armée à tout jamais.

    L’enfant avait été douleur. Dolores avait été terreur. Terreur avait engendré Aisya.


      « Everybody’s looking for something


    Aisya eut droit à une nouvelle famille. Une immense famille : l’armée. Avec le charisme qui sommeillait en elle, elle s’y fit une place confortable. Jusqu’au jour où elle et les siens furent envoyés au front. Elle préparait alors son entrée chez les alchimistes d’état. Ils étaient les plus jeunes. Et il fallait croire que l’Etat avait souhaité leur procurer une bonne place au premier rang. Ils furent envoyés en pâtures aux rebelles Ishbals. La jeune fille ne voyait en eux qu’ennemis, et non êtres humains qui auraient pu être sa famille. Peut-être a-t-elle tué oncles, cousins, cousines, sans le savoir ? Peut-être le savait-elle ? Peut-être avait-elle assez de détermination pour dresser un mur entre elle et eux ? Elle qui n’avait pas plus de valeurs que ces étrangers, se croyait supérieur de par son statut et la flamme électrique qui s’emparait alors de son regard. Des rumeurs circulèrent dans sa section sur le fait qu’elle se prêtait parfois à des expériences alchimiques sur certaines de ses victimes, afin de s’entraîner pour son examen. Etant donné que son alchimie était encore rudimentaire, elle n’en était que plus douloureuse. Mais elle niait. Avec son charisme, c’était aussi son mensonge qui avait grandi. Parfois même, on la comparait à Kimblee ou à toutes ces machines à tuer.

    Aisya n’avait pas le choix. Si elle voulait se faire respecter, elle devait supporter le poids de ces hideux surnoms. Chaise électrique. C’est celui-ci qui la rongea jusqu’à aujourd’hui encore. Mais il en fallait plus pour la faire reculer. Elle survécut à la guerre et passa son examen qu’elle eut avec une facilité déconcertante. Apparemment, sa sauvagerie à Ishbal n’avait pas laissé indifférent. Elle se spécialisa dans l’alchimie de la foudre et de l’électricité. Et, en obtenant la montre en argent, elle perdit tout le reste. Un nouveau mur s’était dressé entre elle et les autres. Un mur d’argent, de sang et de foudre.

    Mais avec le temps, elle s’y habitua, s’enfermant dans cette carapace d’orgueil et de colère. Elle monta en grades, seule satisfaction qu’il lui restait. Les femmes la craignaient. Les hommes la fuyaient. Il ne comptait pour elle à présent, que le pouvoir. Il n’y avait plus ça à sa portée. Tous les humains ne méritaient plus qu’elle ne leur accorde un seul regard.

    Aisya avait été redoutée. La crainte avait réussi. La réussite avait engendré un monstre.


      « Some of them want to use you


    Aisya manipule les gens. Mais Aisya se fait aussi manipuler. Par ceux d’en-haut. Ceux qui restent dans l’ombre et contemplent les combats. Le sait-elle ? Le veut-elle ? Restera-t-elle encore longtemps entre leurs rangs. Le pouvoir l’appelle, mais jamais elle ne lui tendra la main. Elle a trop d’orgueil pour cela.


      « Some of them want to get used by you


    Son charisme n’est pas resté indifférent non plus. Ils sont peu, mais ils sont là, les fidèles. A contre-cœur peut-être. Mais Aisya ignore ce que cela signifie. Son coeur, il est là, attaché, à la chaise électrique, prêt à mourir.


      « Some of them want to abuse you


    Pour l’instant, il n’y en a qu’un. Le prisonnier. Le ressuscité. La traîtrise. L’homonculus souriant. Comment ce sont-ils connus ? Un simple hazard. Une poursuite. Le soldat contre le meurtrier. Puis les roles s’étaient inverses. L’agneau qui poursuivait le loup s’est retrouvé poursuivi à son tour. Avec le temps, le loup est mort. Mais le revoilà, plus affamé que jamais.


      « Some of them want to be abused


    Quelle est sa faiblesse ? Car elle en a bien évidemment une. Sa susceptibilité ? Trop facile ! Sa cruauté peut-être. Pour le moment, elle en fait une force. A moins que ce ne soit son incapacité à se contrôler devant le genre humain. Un jour, il y en aura un, ou peut-être plusieurs, qui feront écrouler son château de cartes et qui éteindront à jamais l’interrupteur de la machine de torture. Elle ignore ce qui se trouve en eux. Et inconsciemment, elle aimerait le savoir.


      « I wanna know what’s inside you



Dernière édition par Aisya Jasdero le Mer 15 Sep - 9:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le repentir de la chaise électrique   Ven 10 Sep - 18:12

Richard me paraît perturbé en ce moment. Ce n’est peut-être qu’une impression, je ne suis pas sa mère après tout …

    Toujours aucune nouvelle de Bagwell. Mais je dois avouer qu’en ce moment, il a l’air de se tenir à carreaux étant donné qu’aucun enfant n’a été retrouvé dans un caniveau. Et puis, j’ai d’autres problèmes à résoudre.

    Et ses problèmes, ils sont au nombre de quatre. Quatre jeunes hommes au printemps de leur âge. Quatre bleusailles qui ont l’air d’obéir aveuglément au premier officier qui leur cloue le bec ! On appelle ça des hommes ! Laissez-moi rire ! Que fait Bradley ? Qu’il se montre ce sale grand-père qui attire la compassion en s’affublant d’une femme et d’un gosse ! Moi, je n’ai besoin de personne ! Pas même de prétendus subordonnés qui avalent toutes les belles phrases qu’on leur raconte d’une voix forte et éprise de justice !... J’entends déjà le rire de Bagwell. Pourquoi prétend-il toujours me comprendre ? Et Mustang ! Il a des soldats à sa botte lui aussi ! Il leur promet les mêmes rêves que moi. Mais alors pourquoi, pourquoi lorsqu’il leur parle, au fond de ses yeux noirs, brille une lueur semblable à une flamme d’ébène de sincérité ?

    Ne leur ment-il donc pas ? Leur fait-il donc réellement confiance ? Et moi ? Pourquoi serait-ce différent ? Mustang fait ça parce que … c’est un humain. Moi, que suis-je ? Un être humain aussi, n’est-ce pas ? Jamais je n’ai eu l’idée que je pouvais être un homonculus … Non, c’est absurde ! Si je commence à me poser toutes ces questions, jamais je ne pourrai avancer !

    Avancer …

    Je me demande tout de même comment certains d’entre nous font pour continuer d’aller de l’avant. Les cas les plus désespérés sont toujours prêts à aller au-delà de leurs ennuis. J’ai beau me proclamer humaine, j’ignore quasiment tout de mes … congénères. En fait, avoir des subordonnés a son avantage : celui de pouvoir observer au jour le jour la vie de soldats en quête de gloire et de bonheur. J’aimerais bien, un jour, un seul jour, me retrouver dans l’esprit de l’un d’eux, afin de voir ce que ça fait d’être à la recherche de sentiments aussi superflus. Ne comprennent-ils donc pas que le monde entier est voué à l’échec ? Alors autant être l’auteur de ce chaos, non ?

    En attendant, je vais me renseigner sur ses nouvelles bleusailles. On ne sait jamais. Je ne suis jamais à l’abri d’une inspection.

    Et puis, j’ai quelques points à régler avec le Fullmetal. On entend souvent son nom ces derniers temps. A croire que ce haricot magique avait encore trouvé une bêtise à faire ! Il m’intrigue ce gosse. Lui aussi, une flamme luit dans ses yeux d’enfants. Pas une flamme de sincérité, ni de pouvoir … Je ne connais pas cette lueur. Et je ne compte pas rester dans l’ignorance longtemps !

    Fin du rapport personnel, samedi 11 septembre, 00h12, Central City.
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