La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]



 
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 La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]

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MessageSujet: La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]   Ven 19 Aoû - 12:18

C’était une grande bâtisse de pierre qui trônait au milieu d’une place, le clocher dépassait tous les toits alentours et l’on entendait la cloche à plusieurs pâtés de maison à la ronde. L’église faisait partie des plus grande de Central, la nef centrale était agrémentée d’une aile droite contenant les appartements de l’évêque en poste. L’extérieur du bâtiment était propre et bien entretenu, on pouvait admirer les sculptures et nombreuses représentations des saints et du Christ, chacune était finement ciselée, on remarquait bien le travail de l’artiste. Perçant les murs de l’église de magnifiques vitraux laissaient entre la lumière relatant la vie du fils de Dieu. A l’arrière de l’église un jardin parfaitement entretenu faisait se côtoyer légumes et herbes aromatique ainsi que plantes médicinales. On pouvait aussi y trouver une petite cabane qui abritait quelques chats recueillis par l’homme d’église qui vivait en ces murs. Les animaux abandonnés avaient trouvé là une nouvelle maison et des enfants qui venaient jouer avec eux tous les jours. L’évêque prenait grand soin de son église et si le décor extérieur était magnifique, l’intérieur l’était encore plus.

Lorsqu’on entrait dans la bâtisse on était frappé par cette grandeur, des colonnes soutenant un plafond ou des arceaux se rejoignent au-dessus des têtes divisant le plafond. La nef centrale était séparée, de chaque cotés, par ces colonnes imposantes dont les pieds étaient sculptés de feuilles d’acanthe et de cercles de pierre. Les murs étaient couverts de peintures relatant la vie du Christ et les colonnes formaient un petit couloir où l’on pouvait déambuler. Les bancs installés dans la nef, laissaient un petit couloir pour se rendre vers le chœur. Quelques personnes étaient venues prier et l’église était emplie d’un silence religieux. Sur la gauche de la nef centrale se trouvait le confessionnal, ici pour recevoir les confessions des fidèles mais aussi pour parler de choses plus discrètes. L’intérieur de l’église en lui-même était asses sobre, cependant les décorations sculptées avaient été faites par un maitre et chaque volute de pierre était une œuvre d’art. Le chœur avait fait l’objet d’une attention tout particulière et le retable (peinture sur bois de taille gigantesque) était, de ce fait, entouré de magnifiques sculptures végétales.

Cette journée avait commencé comme toutes les autres, Luka avait ouvert l’église après avoir passé un coup de balais et pris son petit déjeuner, un petit rituel qui lui rappelait qu’il était toujours quelqu’un dans cette ville. Les vitraux laissaient passer la douce lumière du jour et l’église était encore silencieuse. Pas pour longtemps car les enfants du quartier ne tarderaient pas à envahir l’édifice pour demander à Luka de jouer de l’orgue. Le magnifique instrument trônait à l’opposé du chœur au premier étage. Ses tubes de cuivre luisaient faiblement dans la lueur matinale et les touches d’ivoires étaient parfaitement propres. S’il y avait bien une chose dont Luka prenait soin c’était cet orgue. Depuis son arrivée à Central l’évêque, bichonnait cet instrument et en jouait souvent pour les enfants, sa lumière. Car, bien qu’il soit aveugle, Luka jouait à merveille de cet instrument complexe. Il avait fait la connaissance des enfants quelques jours après s’être installé dans l’église, au départ ils se méfiaient de cet homme bizarre mais très vite il sut s’accorder leur confiance, à force d’histoires et de musique.

Nous étions en fin d’après midi, quelques personnes se recueillaient encore près de l’autel et Luka venait de saluer les derniers enfants qui quittaient l’église non sana avoir au préalable dit au-revoir aux chats de l’église. C’est à cet instant qu’elle entra, le jeune évêque sentit le souffle d’air provoqué par la porte se fermant. Puis son parfum lui arriva aux narines, un doux effluve mêlée d’odeur de poudre. Cette personne n’était pas là pour se recueillir, Luka le savait parfaitement, apparemment Florinda avait un travail pour lui. Et la Rose Noire avait, semblait-il, fait appel à l’un de ses meilleurs agents. Bien que Luka ne soit quasiment jamais présent dans les bâtiments de la Red Corporation il était tout à fait renseigné sur les employés et leurs allées et venues. Elle était l’une des plus jeunes mais aussi l’une des plus douées, selon lui, des tueurs à gage de l’organisation. Il la connaissait de réputation mais n’avait pas encore eu l’occasion de travailler avec elle. Peut être aujourd’hui le pourrait-il…

[HRP : c'est court, mais je suis vraiment très très nulle pour les descriptions, tu m'en veux pas?]
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MessageSujet: Re: La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]   Sam 20 Aoû - 13:59

« Les uns t’avaient encensé
Les autres t’avaient louangé
Te vantant comme un homme de foi
Mais en Dieu moi je ne crois pas »

-Whoa ! C’est magnifique ! C’est immense !
-Et encore, tu n’as pas vu l’intérieur, qui est encore plus jolie. On y entre ?

Melyhanna ne se fit pas prier pour pénétrer ce lieu sacré qu’était l’église. Je n’étais pas croyante, ayant cessé de prier de quelconques divinités depuis des lustres. J’avais découvert, avec le temps, que personne ne pouvait nous sauver, depuis les cieux et que je devais agir de moi-même et me battre pour ma propre survie. Depuis, hors de question d’espérer quoi que ce soit d’un être n’existant probablement pas, pure illusion chimérique des humains. Même si j’étais athée, je franchissais tout de même le seuil de ces grandes et lourdes portes. Je n’avais guère le choix. Mademoiselle Volonski m’avait personnellement confié une missive à mener au plus vite à un certain évêque travaillant pour le compte de la Red Corporation. Ce travail, bien que tout à fait banal, était d’une grande importance. Lorsque l’on recevait un ordre directement de la Rose Noire, il valait mieux accomplir ses demandes dans de brefs délais et avec un service d’une grande qualité. Je me retrouvais donc, aujourd’hui, en compagnie de Melyhanna. J’aurais très bien pu m’y rendre seule, mais j’avais promis à la jeune fille de l’amener dans quelques boutiques pour jeunes filles du centre-ville. La gamine était tout simplement heureuse, suite à l’acquisition d’une nouvelle robe, d’un jolie rose, agencé avec un blanc pure. Tenant fermement son sac dans ses petites mains, son petit sac à main passé à son épaule, elle accepta sans problème cette petite escapade à l’église.

Les lieux étaient pratiquement déserts. Mis à part quelques fidèles croyants priant devant l’autel, je ne voyais âme qui vive. Le silence régnait en maitre dans cet endroit sacré. Refermant doucement l’une des lourdes portes derrière moi, je m’avançais vers Melyhanna qui observait le décor, ébahis. C’était magnifique et c’était, pour moi, l’une des seules raisons qui me faisait apprécier cet endroit particulier. Ces vitraux d’une extrême beauté où chaque détail prenait une grande importance, ces sculptures ayant été créées avec soin ainsi que cet orgue trônant fièrement à l’avant-scène, captant à coup sûr les regards admiratifs des visiteurs, donnaient un grand charme à ce simple bâtiment. Cependant, tout cela n’était rien sans une personne pour en prendre grand soin, aussi folle soit-elle…

Mes talons claquaient contre le parquet fraichement nettoyé, résonnant dans la grande salle. À mes côtés, Melyhanna observait ce grand instrument de musique, se demandant quel son pouvait-il bien faire. Puis, mon regard dériva, se posant doucement sur l’homme à l’habit sombre, plus loin. Il était l’évêque, sans aucun doute. J’avais entendu parler de lui. Apparemment, il était aveugle, mais n’en restait pas moins un tueur hors pair. J’étais bien curieuse de savoir quel genre de mission cette chère mademoiselle Volonski pouvait lui confier.
Me penchant vers Melyhanna, je lui murmurais doucement d’aller se recueillir devant l’autel, si elle le désirait. Pendant ce temps, je devais avoir un petit tête-à-tête avec ce cher évêque. Je m’approchais doucement de lui, alors que Mely passa à ses côtés pour aller s’agenouiller devant l’autel. Sortant une enveloppe de l’intérieur de mon manteau carmin, je m’arrêtais à la hauteur de l’homme. Je n’avais pas retiré mon uniforme, signe d’appartenance à la Red Corporation. Cette couleur écarlate ne s’harmonisait pas du tout au décor et si un quelconque dieu existait réellement, il souhaitait sûrement mettre la faucheuse que j’étais à la porte de son établissement. Je n’avais guère l’intention de m’attarder. Je devais simplement remettre la missive en question à l’évêque de la mort, me demandant comment il arriverait à la lire, étant aveugle.


-« Vous êtes le Père Mironov ? »
demandais-je, la voix douce, basse, pour ne pas déranger ceux qui priaient.
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MessageSujet: Re: La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]   Dim 21 Aoû - 14:20

Des pas d’enfant se firent entendre et passèrent devant Luka, il ne peut empêcher un sourire de naitre sur ses lèvres. Apparemment la jeune femme était venue avec une enfant, un bon point pour elle. Elle s’approcha et il put sentir son parfum vanillé mêlé à la poudre, elle ne devait pas avoir retiré son manteau rouge sombre qui caractérisait tous les membres de la Red Corp à l’exception de Luka lui-même qui arborait une soutane noire quand il n’était pas en mission pour la Rose Noire. C’est à cette odeur de poudre qu’il put savoir qu’elle faisait partie de l’organisation, beaucoup d’entre eux se servaient de leurs armes et la poudre se mêlait au tissus laissant cette odeur caractéristique sur leur vêtements.

-« Vous êtes le Père Mironov ? »

Elle avait demandé ça d’une voix basse pour ne pas déranger les fidèles, si cette jeune femme n’était pas croyante elle avait au moins un minimum de respect pour les gens qui l’étaient. Elle marquait un nouveau point auprès de Luka, bien qu’il ne croit plus en Dieu depuis longtemps c’était important pour lui que sa couverture ne soit pas grillée par un inconscient. Luka fit claquer sa canne sur le sol s’appuyant dessus d’une main, il tendit l’autre à la jeune femme.

-« C’est moi-même… vous avez une mission pour moi, n’est-ce pas ? » sa voix était douce et grave, elle collait plus à son métier d’évêque plutôt qu’a son boulot d’assassin.

Elle déposa la missive dans la main ouverte de Luka qui posa sa canne contre un banc libre afin d’ouvrir l’enveloppe, la jeune fille ne bougeait pas attendant certainement de savoir comment il pourrait lire le mot de Florinda. En réalité c’était très simple, Florinda avait une armée de sous-fifres à qui elle délivrait les messages à envoyer aux différents assassins qui faisaient partie de la Red Corp. Et parmi ces employés un était chargé des missives de Luka qu’il écrivait en braille. Luka sortit la feuille blanche percée de petits trous et passa ses doigts dessus. Il fronça les sourcils derrière ses lunettes, d’après ce qu’il comprenait on l’envoyait en mission à Lior avec deux autres personnes, une certaine Ayame Hasashi et un autre soldat.

Luka n’avait pas l’habitude de travailler en équipe, pour tout dire il avait horreur qu’on marche sur ses plates bandes et avoir deux personnes dans les pattes aussi douées soient-elles ne lui plaisait pas vraiment.il préférait de loin les missions en solo où il pouvait avoir totale maitrise de la situation, avec un partenaire c’tait divisé par deux et avec deux partenaires cela devenait totalement aléatoire. Peu de gens avaient l’habitude de travailler avec un aveugle et souvent ils faisaient l’erreur de vouloir le surprotéger. Et cela devenait dangereux pour tous. Mais si Florinda en avait décidé ainsi il n’était personne pour contester ses ordres. Tout d’abord il allait se renseigner sur cette Ayame. Il releva la tête vers la jeune femme et planta son regard dans le sien malgré ses yeux aveugles.

-« Est-ce vous Ayame Hasashi ? »

[HRP : c'est moi ou je fais des posts de plus en plus courts?! promis le prochain sera plus long]
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MessageSujet: Re: La folie et le meurtre ne sont qu'une question de point de vue, tout comme Dieu... [pv Ayame Hasashi]   Dim 21 Aoû - 17:17

« Sous tes airs de beau parleur
Se cachait un petit faiseur
J’ai pourtant fait signe de la croix
Aux cieux car c’est toi qu’ils m’envoient »

La canne de l’évêque claqua contre le sol, laissant résonner le bruit dans la vaste salle. Les fidèles ne bougèrent pas d’un poil, psalmodiant des paroles inaudibles. Melyhanna, agenouillée au sol, dos à moi, ses sacs de chaque côté de son frêle corps d’enfant, elle avait posé ses paumes l’une contre l’autre et légèrement penché la tête vers l’avant. Elle était si calme, si paisible. Peut-être priait-elle pour son frère, décédé dans de tragiques circonstances. S’il aurait toujours été vivant, si j’aurais pu lui sauver la vie, j’aurais tout fait pour pouvoir le garder à mes côtés, tout comme sa sœur. Malheureusement, la vie est cruelle. Elle enlève la vie à des êtres qui ne le méritaient guère… À moins que ce ne soit le boulot de la faucheuse et de ces pions, comme moi. Comme lui. Comme ces personnes effectuant le même travail que nous.
Je remis l’enveloppe à l’homme et l’observait l’ouvrir avant de sortir son contenu et de le lire, passant ses doigts sur les petits trous perforés sur la majeure partie de la feuille. Ainsi, mademoiselle Volonski avait les ressources nécessaires pour envoyer une lettre écrite entièrement en braille, tout spécialement pour cet agent. Je n’étais guère étonnée, la Rose Noire ayant toujours su obtenir ce qu’elle désirait par la force brute, mentale, ou tout simplement sa volonté de fer. J’avais entendu un tas d’histoires sur cette intrigante femme, mais comment démêlé la vérité des piètres rumeurs circulant à l’intérieur de l’entreprise ?


-« Est-ce vous Ayame Hasashi ? »

Je portais mon regard sur l’individu me faisant face, plongeant mes iris dans les siens… Enfin, là où aurait dû être les siens. Malgré ses lunettes, je pouvais entrevoir une partie de ses yeux, complétement blanc. Rien de plus. Il ne voyait rien derrière ce voile opaque. Pourtant, il avait fait en sorte de vivre avec son handicap et d’opté pour un métier parmi les plus cruels et dangereux de ce monde. Il était fort, autant physiquement que mentalement, j’en étais certaine. Sinon, comment survivre dans cette jungle urbaine, ce monde de requins ?

-« En effet, c’est moi-même. »

Je jetais un nouveau regard à Mely, intriguée par son sac à main, se renversant sur le sol sans pour autant en perdre son contenu. En sortie un petit chaton tigré, au pelage d’un jolie roux clair. C’est pas vrai !?! Elle avait vraiment amené Prince avec elle. Moi qui pensais qu’elle l’avait sagement laissée à l’appartement, voilà qu’il s’était faufiler hors de son sac, gambadant dans l’église. Mely prit un moment avant d’en être conscience, ce qui me laissa le temps d’intervenir.

-« Excusez-moi, un instant. »

Il ne manquait plus que ça ! Ce que c’était dur de concilier travail et famille. J’essayais de rester discrète avec mon travail peu commun et d’être professionnelle ainsi que crédible, mais avec un chaton joueur et imprévisible et une petite fille énergique qui souhaitait découvrir le monde, ce n’était pas des plus simples. J’attrapais le chaton et le maintins contre ma poitrine. Il se débattait légèrement, mais il savait qu'il lui était impossible de gagner contre moi. Lui caressant la tête, je tentais de faire en sorte qu'il puisse rester sagement dans mes bras, le temps de sortir d'ici. Faisant un signe silencieux à Melyhanna qu’elle pouvait se réinstallée pour prier alors que je m’occupais de ce petit chenapan, je retournais auprès de mon collègue de travail. Nous n’avions pas terminé de discuter au sujet de ce fameux travail, donné par mademoiselle Volonski, qui s’effectuerait dans une autre ville, celle de Lior. Je ne savais guère ce que j’allais faire avec Mely et Prince, mais je ne pouvais ni les amener avec moi, ni les laisser seuls ici et encore moins refuser cette mission qui m’avait été confier quelques jours plutôt, à laquelle s’ajoutais un nouveau partenaire.

-« Pardonnez-moi. L’endroit n’est peut-être pas des meilleurs pour discuter. Et si nous allions parler de tout cela ailleurs ? » Proposais-je.
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