Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]



 
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 Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]

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MessageSujet: Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]   Ven 29 Nov - 8:53

Emily n’avait vraiment pas l’habitude de vivre dans un environnement aussi bruyant. Bien sûr, il y avait de l’agitation dans le centre-ville de West City, comme dans toutes les grandes villes, mais ici c’était impressionnant. Les murs de l’auberge ne devaient pas être très épais non plus... Elle avait entendu des cris très expressifs toute la nuit si vous voyez où je veux en venir. La jeune femme avait donc eu du mal à trouver le sommeil... mais surtout à le garder. Elle se réveillait tôt habituellement, pour préparer le petit déjeuner de Roxane entre autres choses, mais il était tout de même quatre heures trente du matin...

Le bon côté des choses c’était qu’aujourd’hui, elle allait pouvoir assister au lever du soleil. Le mauvais côté c’était les larges cernes qu’elle allait avoir du mal à camoufler... Elle ne pouvait pas se présenter à Jean ainsi ! Il n’allait jamais la trouver séduisante s‘il la voyait dans un tel état. Peut-être même qu’il ne se souviendrait pas d’elle. Pour être honnête, c’était surtout ça qu’elle redoutait. Elle ne se voyait pas lui expliquer qui elle était... Parler d’Elliott n’était pas du tout envisageable. En fait, même s’il avait des souvenirs d’elle, cette situation allait être problématique. Il allait devoir garder le secret !

Après une bonne douche qu’elle pensait réconfortante, Emily choisit avec soin sa robe du jour. Elle resterait dans les teintes bleutées mais elle avait le choix entre une robe courte ou longue, avec dentelle ou non... Le choix allait être compliqué. Elle n’avait aucune idée de ses goûts. Son frère évitait souvent le sujet des « petites amies de Jean », surement pour ne pas la blesser mais il aurait dû en dire plus ! Mais peut-être qu’elle faisait des efforts pour un homme marié... ou en couple. Un homme qui ne lui appartiendra jamais. Un homme qu’elle aimera toujours en silence pour le restant de ses jours.

Elle choisit finalement la facilité : la robe bleue denim avec une large bande blanche remontant de son nombril pour s’arrêter à sa nuque. Ce vêtement lui allait bien, elle le savait. Il mettait sa poitrine en valeur tout en restant sage. Elle n’avait pas envie de provoquer le désir de n’importe qui... Il était loin d’être un homme parmi tant d’autre. Pour lui, elle serait prête à tout : se dénoncer à la police pour le meurtre de son mari, vendre sa boutique à West City, affronter sa famille... Que pouvait-elle faire de plus que de tout faire pour le rejoindre ?

Lorsqu’elle fut fin prête à sortir, le soleil était déjà levé depuis une heure et demie au moins. Elle avait perdu du temps en nettoyant sa chambre de fond en comble. La gérante de l’auberge aurait pu le faire, de toute façon c’était son travail mais Emily ne voulait pas être mal vue par cette femme. Elle avait besoin de montrer à tous que malgré son jeune âge, elle était digne de confiance mais avant tout qu’elle était une femme. La douceur de ses traits ne permettait pas de définir clairement son âge, elle en avait conscience, mais elle essayait tout de même de mettre en avant sa maturité.

Cela aurait pu être très simple si le seul problème d’Emily se résumait au choix de la couleur de sa robe. Il avait aussi la contrainte financière. Cet établissement louait des chambres à bas prix mais elle n’avait malheureusement pas assez pour rester plus d’une semaine. Que dis-je, trois jours peut-être... Peu importe, c’était surement suffisant. Elle avait bien l’intention de le voir aujourd’hui quitte à aller le chercher chez son amante ! Il fallait qu’elle lui parle pour pouvoir vivre normalement…  Etre ainsi obsédée par une personne depuis si longtemps n’était pas sain d’esprit. Tant qu’il ne sera pas au courant, elle ne sera pas « libre ».

Aujourd’hui il fallait qu’elle aille chercher de l’argent à la banque pour payer ses frais de logis. Elle pensait prendre dans ses maigres économies puis elle pensa à Roxane… Si cette petite n’était pas là, elle pourrait disposer de cet argent sans regret mais voilà, Emily n’était pas seule. En entrant dans l’établissement bancaire, elle sentit rapidement les regards sur elle. La libraire eut alors une très mauvaise impression. Une aura sombre se dégageait d’un homme au fond de la salle. Elle le dévisagea puis entreprit d’examiner la personne en entier. Son regard s’arrêta sur la poche de son manteau… Il  tenait fermement quelque chose. Mais quoi ?

L’objet mystérieux fût sorti bien trop vite. Il avait une arme à feu et il la dirigeait dangereusement sur toutes les personnes qui s’approchaient de lui de trop près. Emily mit un moment à comprendre ce qui lui arrivait… Elle réagit enfin quand il hurla à tout le monde de s’allonger au sol et de ne surtout rien tenter. Ils obéirent sauf un homme qui n’attendit pas plus longtemps pour sortir une arme à son tour. La jeune femme essayait de garder son calme en observant les pauvres victimes de ces dangereux voleurs. Un frisson de peur la parcouru quand l'un d'eux posa son pied tout près d’elle.

« Toi tu viens avec moi…

- Mais attendez ! Vous n’avez pas besoin de faire tout ça… Prenez l’argent et partez. Ces pauvres gens ne vous ont rien fait. »

Au début, il ne fit rien, il la regardait simplement avec un rictus puis il lui tira le bras en direction de la pièce de derrière. L’homme fit discrètement un signe au seul homme encore debout, son complice surement. Il avait prévu le coup…

« La ferme ! Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Maintenant tu as intérêt à faire tout ce que je dis. Sinon je te tue. »

Elle le regarda sans comprendre puis elle s’imagina tout et n’importe quoi. Sa phrase pouvait être interprétée de tellement de façons différentes... Qu’est-ce qu’il entendait par "tout ce qu’il dit" ? Il tira dans la serrure d’un des coffres forts et lui indiqua avec le canon de son arme de s’approcher. Elle hésita mais préféra faire ce qu’il demandait. Emily baissa les yeux une fois à côté de lui pour éviter son regard. Pourquoi l’avoir choisi elle ? C’était ridicule ! Elle n’avait rien fait ! Il aurait dû agir avant qu’elle n’entre, il y aurait eu moins de personnes à maîtriser de cette façon...

« Prend cet argent et met-le dans ce sac. Ensuite je te tuerai...

- Pourquoi faire ?! Vous allez briser la vie de beaucoup d’Amestriens du Centre en faisant ça ! Vous n’avez pas le droit !

- Mais tu vas la fermer ?! Tu fais ce que je te dis bordel ! C’est moi qui commande ici ! Tu veux vraiment que je tue toutes les personnes qui sont chères à ton cœur ? »

Elle secoua la tête en retenant ses larmes, déplaçant machinalement les liasses de billets du coffret à son sac. Il la surveillait en maintenant l’arme contre son dos. Si elle faisait quoique ce soit qui lui déplaisait, il la tuerait sans hésiter. Elle priait Dieu d’envoyer quelqu’un pour l’aider… N’importe qui mais elle ne souhaitait pas perdre la vie des mains d’un abruti de son genre. Une fois qu’elle eut fini de remplir le sac, il lui arracha des mains et il la retourna, l’obligeant ainsi à lui faire face. Le malfrat déposa lentement son révolver contre sa poitrine. Elle l’observa alors plus attentivement.

De larges brûlures visiblement assez graves recouvraient une bonne partie de son visage. Les blessures n’étaient pas encore cicatrisées... Cela devait être assez récent. C’était apparemment en train de s’infecter. Elle n’avait plus peur de cette arme, ni de son ravisseur. Il se vengeait tout simplement... Emily ne pouvait plus détacher son regard de cet homme. Ses yeux étaient emplis de haine mais aussi de tristesse. Il avait dû beaucoup souffrir pour prendre la décision de braquer une banque... Le pauvre, elle avait presque de la peine pour lui. Si elle n’était pas en danger de mort, elle lui aurait surement proposé son aide.

« Ce sont les Amestriens qui vous ont fait ça ?

- Hm... Et tu vas payer pour tout le mal que tes concitoyens m’ont fait !

- Attendez ! Ne faites pas ça !

- Je n'ai pas le choix, tu as vu mon visage... Ferme les yeux. Je te promets de ne pas trop te faire souffrir... »

Elle ferma les yeux et un coup de feu retentit... mais aucune douleur ne se manifestait dans son corps.

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Jean Havoc
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MessageSujet: Re: Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]   Dim 8 Déc - 17:16

Le temps était rafraîchissant car le soleil s’était levé il y a peu. Ça allait être une journée calme et sans trop de problème… pour un civil ordinaire. Un civil qui ne se serait pas trouvé dans une banque à cette heure.

Depuis un bon bout de temps, les militaires enquêtaient sur une affaire et avaient trouvé un suspect. Il fallait juste garder un œil dessus, par précaution. Pour une mission de filature, le lieutenant Riza Hawkeye avait été choisi : elle avait déjà fait ce genre de chose par le passé et maîtrisait assez bien ce domaine grâce à son sang-froid. Qui de mieux pour l’accompagner que l’un de ses collègues, j’ai nommé Jean Havoc… Même si cela ne l’enchantait pas vraiment. Rien que ça, ils avaient du utiliser quelques accessoires pour ne pas se faire reconnaître par je-ne-sais-qui-passerait-par-là-par-hasard ou pour paraître moins voyant. Havoc ne s’était pas trop foulé pour cette tâche… Il avait opté pour une casquette, des lunettes et un long manteau sombre.

Cette petite mission avait débuté tôt, et elle les avait menés dans des endroits jusqu’à présent assez banals. En effet, jusqu’à ce qu’ils arrivent tous les deux dans la banque.

Tandis que les deux miliaires simulaient une petite discussion dans une des files d’attentes qui leur avait parue plus lente et plus longue, la porte s’ouvrit une nouvelle fois pour laisser entrer une jeune femme aux cheveux blond presque blancs, coiffé d’un petit nœud bleu. Havoc ne se retourna pas pour la regarder, mais profita plutôt de l’instant pour fixer attentivement son suspect en réajustant la casquette dont il se servait pour paraître discret. Jusque là, il s’était conduit normalement, pas de coup de téléphone discret ou de discussion à l’abri des regards… Mais celui-ci, en se retournant pour voir la demoiselle entrer, jeta discrètement un regard à un autre homme qui se tenait au fond de la salle, tendu, sa main droite fourrée dans la poche de son grand manteau.  

Peut-être aurait-il fallu qu’il le voit plus tôt, et ainsi comprendre ce qui se passait dans cette banque. Mais là c’était trop tard. L’homme au fond sortit précipitamment la chose à laquelle il se cramponnait un peu plus tôt, une arme à feu, avant de menacer tout le monde avec en ordonnant de rester à terre sans tenter quoique ce soit qui aurait des conséquences fâcheuses pour la suite des évènements. On aurait dit qu’ils avaient décidé, à la minute ou la jolie blonde avait passé le seuil de la porte, de passer à l’action. Sans doute avaient-ils pensé que bientôt il y aurait trop de monde et cela leur aurait compliqué la tâche. Bon, point positif ; ils avaient l’air d’amateurs et n’étaient que deux.

De plus, les soupçons qui se posaient sur « l’autre abruti que les deux subordonnés de Mustang devait suivre » étaient fondés. Il avait du prévoir depuis longtemps ce braquage avec son complice. Manque de chance… Les deux militaires firent ce qu’il dit sans sourciller. Ou presque.

L’un des deux attrapa la dernière à être entré dans l’établissement avant de l’amener dans une pièce du fond, là où devait reposer pas mal d’argent dans des coffres-forts. Evidemment… Deux coups de feu retentirent. L’homme avait du forcer la serrure à l’aide de son arme. Riza pouvait, grâce à son habilité parfaite, sortir discrètement la sienne, mais neutraliser un homme armé, c’était autre chose. Il guettait le moindre geste suspect de la part des victimes. Havoc adressa un regard bref au lieutenant, avant de se lever et de se ruer vers la salle du fond au moment où il leur tournait le dos. Entendant le bruit, le braqueur se retourna vivement avant de hurler qu’il allait user de son arme s’il ne s’arrêtait pas dans la seconde qui suivait, mais déjà la militaire blonde se relevait et lui tira dessus, sans trop mettre sa vie en danger. Le sous-lieutenant lui laissa le soin de s’occuper de celui-là.

L’autre braqueur avait forcément entendu le coup de feu du lieutenant, il allait donc réagir… Ce qu’attendait le blond aux yeux bleus qui vint s’adosser au mur à côté de la porte. Et, bien entendu, c’est ce qu’il fit. L’homme ouvrit d’un geste sec la porte, son revolver à la main, fit deux pas et avant qu’il puisse demander ce qui se passait, Havoc referma -de la même manière que lorsqu’elle fut ouverte- la porte. Cette porte qui vint s’écraser sur le visage du dernier braqueur... Il s’effondra complètement groggy sur le sol. Le militaire ramassa l’arme par terre et enjamba son propriétaire.  Il pénétra dans la salle afin de s’assurer de l’état de la jeune fille blonde. Elle était là, appuyée contre la table où quelques pauvres billets reposaient éparpillés. C’est là que le sac du braqueur avait du être rempli, et ce, par la demoiselle.

« Pas de bobos ? » Fit-il en relevant sa casquette.

Pensant que non, il se retourna pour voir ou Riza en était avec l’autre. Il était visiblement hors d’état de nuire.

« Lieutenant, vous pourriez aller appeler une voiture de police ? Faut qu’on ramène ces deux là. » Lui dit-il en désignant la braqueur à ses pieds d'un geste du menton.

Puis il retourna voir la femme. Il l’examina plus attentivement, son visage ne lui était pas inconnu. Ses cheveux blond presque blancs, ses yeux, ses traits… Cela lui rappelait… Elliott ?

«  Emily ?! » S’écria-t-il en retirant ses lunettes.
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MessageSujet: Re: Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]   Mer 29 Jan - 13:23




Un braquage qui aurait pu très mal tourner...

••••


L'homme entra dans un établissement. C'était une banque, réputée à Central pour les bons services qu'elle offrait; une des préférées de la capitale. Nombreux va-et-vient s'effectuaient à l'entrée; signe qu'on recevait pas mal de clients aujourd'hui. Certains repartaient satisfaits, d'autres un peu moins. La propreté des grandes vitrines permettaient aux passants de voir ce qui se passait à l'intérieur: plusieurs files d'attentes postées derrière le comptoir, se restreignant peu à peu. À part ça, rien de spécial... ni de comportement suspect de la part de l'homme qui venait de franchir le seuil de la porte... Riza put nettement l'observer, tout comme son subalterne Jean Havoc, qui se tenait à ses côtés...

-:-

Mais que faisaient ces deux-là ici ? N'étaient-ils pas censés se trouver autre part ? Et puis, plus important; qui était donc cet homme qu'ils prenaient en filature depuis un moment ? Eh bien, il s'agissait là tout simplement d'une mission qu'il leur avait été confiée. Banale, mais qui concernait l'armée contrairement à ce qu'on pouvait croire. Du moins, c'était l'homme qu'ils suivaient qui la concernait...  Ethan Cilton, tel était le nom de ce dernier. Il avait depuis longtemps quitté l'armée, après avoir été rétrogradé. Pour une raison inconnue, il a tenté de porter atteinte à ses ex-supérieurs. Et non, il ne s'agissait pas d'un simple caprice. Car ce dernier manifestait d'étranges attitudes depuis son séjour à l'Est du pays... Bref, on ne disposait que de peu d'informations; en tous les cas, son comportement faisait de lui un suspect, ce qui demandait une filature...

Pour éviter de se faire reconnaître, le Lieutenant Hawkeye prit le soin de se vêtir d'une jupe droite et d'une chemise, et de mettre une paire de lunettes à verres transparents. Côté coiffure, elle s'était simplement contentée de lâcher ses cheveux sur ses épaules. Hmm, oui bon...On ne pouvait pas dire qu'elle excellait dans l'art du déguisement malheureusement... Même si cela semblait suffire. Son regard noisette se posait régulièrement (mais discrètement) sur l'homme, tandis qu'elle parlait par moments à son subalterne, afin de ne pas éveiller trop de soupçons...

Enfin, après quelques instants, le suspect demeura plus nerveux. La blonde fronça les sourcils; il semblait tenir quelque chose dans sa poche... Elle vit rapidement de quoi il s'agissait puisque l'individu sortit l'objet, d'un geste vif :

«  TOUT LE MONDE À TERRE !!! PAS DE RÉSISTANCE INUTILE PIGÉ ?!! »


Un revolver à la main, il ordonna avec agressivité aux pauvres clients de se mettre à terre. Tous s'exécutèrent, pris par la peur et la panique... Visiblement, l'homme n'avait pas prévu son coup tout seul, puisqu'un de ses complices (qui s'était lui aussi dissimulé dans la foule) sortit son arme à feu, mais de plus gros calibre cependant. Tous les deux jetèrent leurs regards à droite, puis à gauche, craignant que les plus téméraires passent à l'action. Enfin, ledit Ethan Cilton attrapa une jeune fille aux cheveux couleur platine, qui fut la dernière à entrer dans l'établissement. Il l'entraîna violemment avec son bras passé sur son cou, tandis qu'elle réalisait à peine ce qui lui arrivait. Puis il pénétra dans le coffre fort, après avoir forcé la serrure à coups de feux... Il fallait rapidement agir. De toute façon, ça n'allait pas être très difficile, puisque les malfaiteurs n'étaient que deux.

« Havoc... » murmura Riza au blond.


Havoc semblait bien avoir compris le message (étonnant !). Ce dernier déposa brièvement ses pupilles océans sur la jeune femme, en guise de réponse. Riza ne s'en fit pas; pour elle, tout allait bien se passer. Elle espérait seulement qu'il n'était rien arrivé à la jeune fille de tout à l'heure. Afin que les banquiers ne tentent rien, le malfrat leur ordonna de s'éloigner des comptoirs. Il était temps d'agir.

Le Sous Lieutenant (profitant de ce très bref moment d’inattention) se leva vivement, tandis que sa supérieure sortait doucement son arme de son étui. Il se rua vers la salle ou se trouvait Ethan Cilton et l'otage, alors que le malfaiteur pointa son arme en sa direction tout en lui hurlant de ne pas bouger. Cette fois, ce fut à Riza d'intervenir. À son tour, celle-ci se leva vivement et pointa son revolver sur le braqueur. Un coup de feu retentit. La main de ce dernier fut transpercée, tandis qu'une giclée de sang s'échappa de sa paume, il lâcha alors son arme sur le sol, tout en criant, tiraillé par la douleur... La blonde n'attendit pas pour tirer une seconde fois, mais cette fois, dans l'épaule, puis dans la jambe. Il posa un genou à terre en se tenant l'épaule, et en poussant quelques gémissements étouffés.

"Voilà qui est fait." songea la tireuse.

Sans plus attendre, elle s'avança vers le blessé, lui passa les menottes. Il était désormais hors d'état de nuire. Un client courageux s'était emparé de son arme pendant qu'il agonisait, tandis que les autres se relevaient, le soulagement marquant leur visage...

Le malfrat, serrait les dents, tentant de surmonter sa douleur, puis parvint enfin à articuler quelques paroles :

« Saletés... Des flics c'est ça ?! » questionna-t-il en s'adossant au mur, toujours les mains liées derrière le dos.

« "Militaires" serait plus approprié. » répondit simplement Riza en retirant ses lunettes.

Il fronçait les sourcils, rageant que tout cela se soit si vite terminé. Son regard était haineux; Riza connaissait bien ce genre ... d'aversion manifeste... Mais elle resta de marbre face à l'homme, ne lui adressant rien d'autre qu'un regard impassible. Havoc de son côté, sembla s'en être sorti lui aussi.

« Lieutenant, vous pourriez aller appeler une voiture de police ? Faut qu’on ramène ces deux là. » Lui dit-il en désignant la braqueur à ses pieds d'un geste du menton.

«  Oui, j'allais le faire. » répondit-t-elle dans un hochement de tête.

Puis le blond retourna dans le coffre-fort; sûrement pour s'occuper de la jeune fille à la chevelure platine.

Maintenant que les deux malfaiteurs avaient été neutralisés, certains clients sortirent en courant de la banque. Ils se sentaient sûrement plus en sécurité dehors ? De toute façon, ils allaient devoir un moment ou un autre libérer les lieux... Riza poussa un soupir, tout en continuant de garder un œil sur le malfaiteur. Il gardait la tête baissée sur le sol, la "défaite" lui restant encore dans gorge, toujours les mains dans le dos. Bref, du moment qu'il ne tentait rien de dangereux...

Dans le hall, il restait encore les banquiers, et quelques autres clients qui se serraient dans les bras. C'était bien normal; ils avaient eu une peur bleue. Il y aurait pu très bien y avoir des victimes. Certains de ces braves gens regardaient en direction de la blonde, d'autres en direction du coffre-fort (soit d'Havoc), comme pour montrer leur reconnaissance, ou de l'admiration... Bah, c'était leur métier après tout.

En tous les cas, Riza colla à son oreille un des téléphones qui reposaient sur le comptoir, et commença à faire son rapport aux autorités...


••••


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MessageSujet: Re: Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]   Dim 11 Mai - 1:51

En ouvrant les yeux, la jeune femme remarquait que son ravisseur s’agitait. Ce n’était pas lui qui avait tiré... Ouf. Encore une fois elle pouvait remercier son ange gardien. Il répondait toujours présent sans même qu’elle n’ait besoin de l’appeler, quelle chance ! Sérieusement, il faut croire qu’elle est bien vue par les Dieux pour être ainsi secouru dans toutes les situations potentiellement dangereuses. C’était surprenant... Mais agréable. Enfin, c’était loin d’être le moment de se réfléchir à ce genre de choses. Le kidnappeur s’était peut-être détourné d’elle pour le moment mais tout n’était pas gagné pour autant. Il fallait le désarmer avant tout.

Il ouvrait la porte, méfiant, et avant même qu’il ne puisse dire quoique ce soit, la porte se referma sur lui. Bien joué euh... Sombre inconnu ! Encore une chance qu’il soit là. Emily n’eut pas vraiment le temps de l’observer en détails mais au moins elle savait qu’il portait une casquette et un long manteau noir. Mais s’il n’avait pas parlé, elle ne l’aurait jamais reconnu. Cette voix, comment l’oublier ? Jamais elle ne pourrait même en le voulant de tout son cœur. C’était Jean Havoc, son ami d’enfance ! Elle n’en avait aucun doute ! Alors c’était lui l’ange gardien ?

Son cœur ne voulait plus retrouver son rythme habituel. Elle allait tomber dans les pommes si elle ne trouvait pas un moyen de se calmer. Elle restait là, sans bouger, près de la table où elle avait dû remplir à la hâte le sac de son ravisseur. La demoiselle observait la scène en restant muette. Elle secouait la tête pour répondre à sa question. Non, elle n’était pas blessée du moins pas physiquement. Néanmoins, elle s’en remettrait comme toujours… Son seul réflexion fut de se tenir au meuble le temps de contrôler ses émotions de nouveau. Elle espérait qu’il n’ait pas vu le trouble sur son visage.

Son ami d’enfance sortait quelques secondes pour discuter avec sa collègue -enfin Emily supposait que c’était sa collègue- puis ensuite il revint vers elle. Apparemment il l’avait reconnu. Elle n’arrivait pas à déceler autre chose que la surprise sur le visage du blond. Était-il heureux de la voir ? Aucune idée… Mais ce qui était sûr c’était qu’il se souvenait d’elle.  Au moins il ne l’avait pas oublié malgré le temps... Et pourtant Emily savait que tout s’efface avec les années qui passent. Elle sourit timidement, heureuse de ne pas avoir été complètement abandonnée par les siens. Peut-être qu’il savait ce qu’était devenu son frère...

Mais comme toujours, la jeune femme s’égarait dans ses pensées. Le malfrat avait eu le temps de se relever sans faire de bruit et il s’approchait dangereusement de Jean. Il avait évidemment fait signe à la blonde de se taire mais c’était hors de question. Elle essaya de parler mais aucun son ne voulait s’échapper de ses lèvres... Elle se les mordit sauvagement. Il fallait agir rapidement sinon Jean allait être assommé par ce sale type... Une idée lui vint alors. Elle attrapa la main du blond et l’attira plus près. Une fois suffisamment proche, elle murmura : « Jean... Derrière toi ! » Il saurait surement mieux quoi faire... Mais vite !

Pendant ce temps... Dans le hall de la banque...

A noter : Ne jamais faire confiance aux civils, même s’ils ont l’air innocent. Le gentilhomme qui avait ramassé l’arme du ravisseur à terre ne l’avait peut-être pas fait pour aider... Mais parce qu’il était un des complices. Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Cela faisait surement parti de leur stratégie. De ce fait, ils découvrent qui sont les héros de l’histoire et qui sont les véritables victimes. On pourrait presque croire que le véritable cerveau de cette histoire ce n’est pas Ethan Cilton mais ce nouveau ravisseur venue de nulle part. Quel dommage qu’on ne puisse pas faire confiance aux citoyens de notre ville...

Il s’approcha en silence de la militaire et murmura, en plaçant l’arme au creux de ses reins :

« Repose ce téléphone immédiatement... A moins que tu ne veuilles goûter au délice de la chaise roulante ? »

Il continuait de menacer la jeune femme en lui indiquant le coffre-fort. Il voulait surement réunir les otages au même endroit. Le malfaiteur sortit une autre arme et menaça les clients et banquiers qui ne s’étaient pas enfuis. Tout le monde allait se retrouver dans le coffre, qu’ils le veuillent ou non.

« Tout le monde va se diriger gentiment vers le coffre-fort et il n’y aura pas de blessé inutile... Est-ce que c’est clair ? »

Les otages obéirent sans broncher... Surement trop apeurés pour tentant quoique ce soit. Le malfaiteur, Clint Dawson, poussait la jeune femme blonde en direction du lieu dit. Ethan Cilton les suivait, toujours attaché avec les menottes de la militaire. Il avait su faire preuve de mise en scène pour laisser son camarade reprendre le dessus ce qui calmait un peu son sentiment de défaite. Une fois tout le monde dans la pièce sécurisée, Clint fermait la porte et poussa la militaire en direction du blond. Ce sera plus facile pour lui d’appréhender les petits malins qui voudraient jouer aux héros dans une pièce si petite.

« Bon maintenant, asseyez vous tous contre le mur... Je vous ai à l’œil vous deux. » Dit-il en direction des deux militaires.

***

Emily s’assit par terre en observant les otages et les braqueurs... Ils n’étaient donc pas si mal organisés que cela. Elle murmurait à l’homme blond : « Alors vous vous souvenez de moi... » Evidemment, ce n’était pas le moment de poser des questions... Mais elle s’imaginait le pire. Et si aujourd’hui était le dernier jour de sa vie ? Au moins elle l’aurait revu... Mais ce serait dommage tout de même.  Toutes ces années d’attente pour finalement le revoir quelques minutes. Non, ce n’était pas fini, ce n’était pas possible. La police allait arriver... Les ravisseurs seraient arrêtés... ou bien ils s’enfuiraient mais aucun d’eux ne perdrait la vie.

Elle attrapa la main de son ami et chuchota : « Jean... Il faut faire quelque chose. »

Puis elle se rappela de son couteau... Il était toujours caché dans ses bas mais ce serait trop voyant de le récupérer. Une autre idée... Vite...

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MessageSujet: Re: Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]   Ven 16 Mai - 17:16

Même s'il lui semblait bien qu'ils se connaissaient tous les deux, la jeune fille aux cheveux platine n'avait pas l'air de réagir. Oui, en fait, c'est ce qui faisait sa personnalité. L'Emily qu'il avait connu durant sa tendre enfance était très timide, et ne venait que très rarement lui parler, sans qu'il sache pourquoi... De toute manière il était toujours avec son vieil ami Elliott, et ne parlait avec la petite Emily seulement lorsqu'elle venait d'elle-même - ce qui était rare - ou lorsqu'ils se croisaient de temps en temps. Il lui adressait un sourire amical, tentait de commencer une conversation... Sans grand succès. Havoc avait cependant gardé une très bonne image d'elle. Sympathique, et jolie avec ça! Même si cette petite retrouvaille, qui s'était faite dans une situation plus qu'embarrassante, il n'était pas du tout le moment de ressasser ces vieux souvenirs aussi agréables étaient-ils. Eh oui, il y avait des abrutis à coffrer dans cette banque.

Au même moment, il se sentit soudainement tiré en avant, par Emily qui lui prit la main et approcha son visage du sien. Havoc aurait probablement rougit s'il ne l'avait pas entendu chuchoter à son oreille : "Jean... Derrière toi!" Il se retourna vivement pour apercevoir le braqueur qui s'apprêtait à lui asséner un coup, les mains jointes et les doigts croisés afin de lui faire perdre conscience. Profitant de ce très court instant de réflexion qui ne devait pas durer plus de trois secondes, il ne pensa qu'à une chose. Eviter ce coup. Mais s'il arrivait à l'éviter ce serait Emily qui en paierait les frais, et il serait tout de même préférable d'éviter cela (surtout quand son boulot consiste à protéger les civils).  


« Mer- »

Le seul choix qui lui resta fut de réduire la casse autant que possible. Havoc ne pensa qu'à la sécurité d'Emily et se mit de profil par rapport à son potentiel agresseur tout en couvrant son amie d'enfance de sorte à se prendre le coup dans l'épaule. Evidemment, cela ferait tout aussi mal, mais il n'en serait pas pour autant désavantagé grâce à sa carrure. Malgré une douleur qui se fit sentir dans son épaule droite au contact, il bénéficia du fait que son petit braqueur en herbe n'avait plus le temps de faire quoique ce soit (pris dans son élan) pour s'appuyer contre le mur à côté du visage d'Emily d'une main et de le projeter au loin d'un coup de pied dans le ventre. Le malfaiteur alla s'écraser en face contre le mur.

Et malgré cette action, on aurait dit que tout ne faisait qu'empirer. Les deux autres braqueurs - dont un que les deux militaires n'avaient pas soupçonné - firent rentrer tout le reste des civils dans la pièce où se trouvaient Havoc, Emily et l'autre qui venait de se prendre un deuxième coup par la même personne.



« Ils vont finir par me détester cordialement si je continue à faire autant de dégâts... » Se murmura-t-il à son intention tout en levant les mains en l'air sous la menace de l'arme et regardant l'autre se relever péniblement en se massant l'abdomen.

Enfin, même s'il disait cela, il remarqua quand même que le lieutenant Hawkeye n'y était pas allée de main morte non plus avec l'autre malfaiteur... Du sang s'était répandu partout sur ses vêtements au niveau de son épaule, de sa manche et de son pantalon. Mais d'où venait cette colère? Malgré ces milles précautions pour le mettre hors d'état de nuire, il avait hélas acquit l'aide d'un de ses compagnons qui s'était fait passer pour un client. Très ingénieux, comme plan. Les subordonnés de Mustang s'était laissés berné facilement et avait sous-estimé leur cible. Bon, en même temps ce n'était pas Ethan le cerveau d'après les apparences...

Emily chuchota discrètement à Havoc quelque chose comme: « Alors vous vous souvenez de moi... », mais hélas il ne l'écouta pas vraiment, du fait que l'autre s'adressa aux deux militaires. Une phrase comme quoi désormais, Riza et Havoc étaient surveillés de près et tout le tralala...


« Oh c'est bon, pas la peine d'en faire un fromage... » se plaignit le grand blond.

Eh ben voilà, maintenant son champs d'action se réduisait considérablement. Et même si la jeune fille aux cheveux platine disait qu'il fallait agir au plus vite, il ne voyait pas vraiment ce qu'il pouvait faire... Et ce n'était pas la peine de penser aux arguments et négociation du genre "De toute façon vous êtes grillés par les autorités maintenant" et tout le bazar qui allait avec, il risquait juste des les énerver et de se prendre une balle. Alors... Que faire?

Mais il y pensait... Ils n'avaient pas encore pris la précaution de récupérer son arme! Il posa sa main sur son revolver dissimulé sous son manteau sombre. Allait-il devoir encore faire diversion?.. Ça pouvait marcher avec l'aide du lieutenant Hawkeye. Ses yeux bleus se déplacèrent lentement vers ceux marrons de Riza.

C'est quand vous voulez.



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Un braquage qui aurait pu très mal tourner... [Jean Havoc & Riza Hawkeye]

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