entrevue avec le Greenfinger Alchemist



 
Le forum va bientôt subir de grands changements ! Restez connectés ! /sbaff/

Partagez | 
 

 entrevue avec le Greenfinger Alchemist

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: entrevue avec le Greenfinger Alchemist   Dim 26 Jan - 17:11

Des papiers, une montagne de papiers sur le bureau du Généralissime. King Bradley les avaient tous soigneusement ordonnés en piles bien nettes. Son encrier se trouvait devant lui et rien n'entachait cet ordre qui frôlait la perfection. Bradley lisait un document après l'autre, signant certains décrets, modifiants d'autres, lisant les rapports. De ce bureau, il commandait Amestris, c'était le centre névralgique de l'armée et du pays, l'endroit où tout commençait et où tout pouvait finir. Le pays était ainsi contrôlé et ne faisait qu'avancer indubitablement vers le destin qui était le sien. En un sens, l'homonculus de la Colère adorait son rôle, celui du berger qui veillait sur les brebis. Du coin de l'oeil, le vieil homme observa la pendule qui trônait sur un des murs du bureau, il était 14h43, dans exactement dix-sept minutes, l'alchimiste d'état Robert Nesta devait arriver, un homme sans histoires qui travaillait principalement avec l'alchimie végétale et qui avait mis au point un système pour améliorer le rendement agricole. Rien de transcendantal me direz-vous et vous aurez raison, c'était précisément pour cela que Bradley l'avait convoqué. Un alchimiste d'état qui oeuvrait loin des objectifs communs n'était pas employé, surtout pour les alchimistes qui manipulaient les êtres vivants. Nesta avait des capacités peu communes et qui pourraient avoir un intérêt dans le plan qui était fixé par Father. Mais nous n'en étions pas encore là, il fallait d'abord discuter avec Nesta et voir quelles étaient ses aspirations. Diriger un pays comme Amestris tout en manipulant une armée toute entière n'était pas chose facile, c'était pour cela qu'il avait fallu une vie à Wrath pour y arriver. Il n'est pire menteur que celui qui n'a connu dans sa vie que le mensonge, jusqu'à ignoré lui-même qui il a été. Comment pouvoir remettre en cause une identité qui a été créée de toute pièce ? Qui plus est lorsque cette identité factice est la seule qui a été connue par le Généralissime. Drappé dans ce mensonge qui fut son unique réalité et entraîné jusqu'à l'épuisement pour diriger un pays, voilà ce qui avait été sa vie. Alors qu'il était plongé dans ses pensées, le Généralissime assimilait les dossiers avec une impressionnante vélocité...c'en était même troublant, grâce à lui, le pays n'était pas endetté, les gens étaient heureux et disposaient de suffisamment de richesse, tout était donné au peuple pour qu'il ait confiance en un chef humain et sympathique.

Wrath fut arraché à ses pensées par des cris d'effort dans le couloir. Le vieux Généralissime laissa là son ouvrage se se dirigea vers la porte. C'est là qu'il vit une des femme s'occupant du service en train d'essayer vainement d'ouvrir une bouteille de vin. La petite humaine tentait de retirer le bouchon mais ne semblait pas très habile. Le Généralissime apparut alors tout sourire.

« Eh bien, il semblerait que cette bouteille fasse de la résistance. »


La jeune femme sembla toute paniquée à la vue du Généralissime. Mais la candeur de la jeunesse la poussa probablement à dévoiler sa tâche.

« Le Général Hakuro a des invités, il voulait bien les recevoir et il m'a demandé de lui apporter cette bouteille... »

Le Généralissime lui fit signe de lui donner la bouteille et la cala entre ses jambes, saisissant fermement le tire-bouchon. D'un mouvement ample et puissant, il déboucha la bouteille qui s'ouvrit dans un bruit caractéristique. Toujours aussi souriant, il rendi la bouteille à la jeune femme, enlevant délicatement le bouchon de liège qui se trouvait sur le tire-bouchon.

« Le Général Hakuro va me virer s'il sait que j'ai fait appel à vous... »


Bradley lui posa la main sur l'épaule avec un sourire aussi bienveillant que convaincant.

« Eh bien, cela restera notre secret, nous ne lui dirons rien. Allez donc lui servir ce délicieux vin qui était, reconnaissons le, bouché avec zèle. »


Alors qu'elle se retirait, King Bradley remarqua que Nesta était arrivé, il portait son uniforme de l'armée, chose qui n'était pas automatique chez les alchimistes d'état qui étaient aussi considérés comme des scientifiques au service de l'armée. Le vieil homme salua alors le Commandant Nesta. Cet homme lui avait fait une grande impression lors de son examen d'alchimiste d'état, il était lui-aussi doté de cette incroyable capacité à simuler, ses sourires, sa gentillesse, tout semblait totalement artificiel en lui. Le genre de personnage que Bradley s'était blâmé de ne pas avoir convoqué avant tant il aurait pu être intéressant pour le Sacrifice et le jour promis. D'un geste, Bradley lui fit signe de rentrer dans son bureau. Un bureau spacieux, comprenant une bibliothèque de bois précieux et regorgeant de plusieurs ouvrages anciens. Son grand bureau d'acajou sculpté trônait au centre devant une immense fenêtre de laquelle il pouvait observer le QG. Le Généralissime désigna un siège et s'assit à son tour, débarrassant le bureau des dossiers qu'il était en train de lire.

« Bien, je vous remercie pour votre ponctualité, Commandant Nesta. Je suis très content que vous ayez pu venir. Avant que nous commençions, désirez-vous du thé ou du café ? »


Probablement l'alchimiste n'avait pas remarqué un majordome qui se trouvait à la porte et attendait les désirs du Généralissime pour lui apporter un breuvage. En grand amateur de thé, King Bradley espérait mettre à l'aise Nesta par sa proposition, après tout, il était ici pour qu'on parle de son avenir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: entrevue avec le Greenfinger Alchemist   Lun 27 Jan - 17:17

Le parquet en bois clair grinçait doucement sous les pas de Robert Nesta et le claquement de ses bottes sur le sol résonnait comme une percussion cadencée dans le silence qui régnait sur le long couloir. Silencieux n’était cependant pas le terme adéquat. En dehors de la marche rythmée de l’alchimiste, on discernait les cliquetis des machines à écrire, des brides de discussions ou encore d’autre bruit de pas, mais loin, étouffé derrière les porte en bois massif des bureaux des généraux. Et l’alchimiste était rassuré de ne voir aucune porte s’ouvrir sur lui et être dérangé dans ses réflexions sur le rendez-vous qui l’attendait. Depuis que la note du Généralissime lui avait été transmise il n’avait eu de cesse de réfléchir au pourquoi de cet entrevue et à la manière de l’aborder. Bien qu’il se sentait à présent fin prêt à affronter le Führer, il ne pouvait s’empêcher de cogiter, de se réciter intérieurement ses gammes.
La raison de ce rendez-vous, il n’en avait aucune idée. Après tout, en 4 années au service de l’armée il n’avait jamais eu affaire de façon officielle à plus gradé qu’un Général de Brigade. Il s’était cependant vite rassuré, le premier colonel venu aurait suffi à lui signifier un renvoi, et puis ce n’était pas l’époque des évaluations d’alchimistes. De même le généralissime lui-même n’aurait pas mis autant de forme pour un simple ordre de mission. L’enjeu de cette réunion serait sans nul doute de la plus haute importance pour l’alchimiste à la main verte.
Cela en tête, il s’était débrouillé pour se désister de ses engagements de la matinée pour s’y préparer. Il avait passé au moins deux bonnes heures à travailler chacune de ses expressions devant son miroir.  Tantôt riant de manière courtoise, tantôt feignant l’intérêt ou la surprise, se forgeant une panoplie d’expressions lui permettant d’afficher un enthousiasme pour cet entrevue sans passer pour un lèche botte. Il avait également pris beaucoup de temps pour travailler son apparence.
L’alchimiste, non, le militaire arpentait les couloirs de l’étage du généralissime vêtu de son uniforme, chose assez rare pour être noté. En effet, en trois ans, il n’avait sorti cette tenue qu’à l’occasion de ses évaluations annuelles. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas l’uniforme ou qu’il s’y sentait mal à l’aise. Il trouvait même la panoplie parfaitement adapté à des déplacements en milieux sauvages. Mais le bleu militaire était trop reconnaissable et voyant pour convenir à la discrétion qu’il aimait revêtir en public. Il avait d’ailleurs pris un manteau de sa garde-robe personnelle pour se rendre jusqu’à la base militaire. Une longue veste à capuchon sombre. Il lui avait fallu toute la durée de son passage par la cage d’escalier pour décider du destin de se manteau. L’enlevant, le remettant, le posant sur une épaule, puis l’autre, il en était venu à le poser, plié soigneusement, sur son bras gauche.
Son esprit passait rapidement en revue les différentes tournures que pourrait prendre cet entretien, quand, venant d’un couloir proche de celui qu’il empruntait, il entendit des voix. Plus forte que celles qui provenaient des bureaux fermés. Il reconnut immédiatement la voix qui avait jugé quelques années plus tôt son test d’alchimie. L’heure n’était plus à la réflexion. Il avança d’un pas décidé en direction des voix.
Il aperçut là King Bradley, bavardant avec une femme portant avec précaution une bouteille de vin ouverte. Les effluves provenant du goulot en laissait deviner la qualité. La femme se retourna subitement pour se retournée et faillit heurter l’alchimiste. Celui-ci un mouvement souple sur le côté pour éviter la collision et empêcha la bouteille de lui échapper d’un geste de la main. Elle s’arrêta brièvement pour le remercier, ou peut-être pour s’excuser. Mais la présence de la plus haute autorité du pays et l’idée du sort qu’on lui aurait réservé si ce vin avait fini sur le parquet durent la rendre muette et elle se contenta de poursuivre sa route. Détournant son attention d’elle, Nesta salua Bradley et le suivit dans son bureau sans plus de cérémonie.
L’alchimiste prit le temps d’observer avec attention le bureau dans lequel il se trouvait. Il entendit une porte s’ouvrir derrière lui. Un majordome apparut dans l’encadrement d’une porte de service et s’avança silencieusement en direction de Robert et lui prit son manteau pour l’accrocher avec soin sur un porte manteau dans un coin de la pièce, au côté de celle du Généralissime. Il l’en remercia d’un signe de tête avant de s’assoir sur le fauteuil que lui montrait King Bradley.

« Bien, je vous remercie pour votre ponctualité, Commandant Nesta. Je suis très content que vous ayez pu venir. Avant que nous commencions, désirez-vous du thé ou du café ? »


L’homme n’était pas un grand buveur de boissons chaudes mais refuser cette proposition aurait jeté un froid dans la discussion. Il accepta donc avec plaisir en s’adressant au majordome.

« Du café, oui, noir et sans sucre je vous prie »

Le majordome se dépêcha d’apporter un plateau sur lequel trônaient deux tasses en belle porcelaine et un jeu de théière, de sucrier et d’autres petits récipients. Sans attendre  d’ordre de la part du Fuhrer, il le servit, avant de servir un café pour l’alchimiste. Celui-ci profita de l’atmosphère paisible qui s’installait là pour prendre la parole pendant que le majordome se retirait en laissant sur place le plateau.

« Il y a vraiment dans ce pays des gens assez fou pour faire attendre le Fuhrer ? Ou même … lui poser un lapin ? »

Il laissait paraitre un sourire malin. Employer l’humour n’était pas forcément une bonne idée dans ce genre de situation, mais Robert voulait en savoir plus sur la personnalité de son vis-à-vis. Leur dernière rencontre, lors de son test, ne lui avais pas permis d’en apprendre plus sur l’homme. Ces examens étant une mécanique répétitive, les alchimistes passaient les uns après les autres, sans laisser la discussion aller plus loin qu’un simple commentaire sur le travail présenté. Cette petite boutade lui permettrais, à la réaction du Généralissime, de savoir sur quel pied danser et d’adapter immédiatement son attitude.

« Je suis content de vous rencontrer en tête à tête également. Mais je ne vous cacherais que je suis surpris. Qu’est-ce qui a bien pu vous décider à me rencontrer après 4 années à votre service ? »

Il attrapa sa tasse de café pour en boire une gorgée après avoir soufflé la vapeur qui en émanait. Il s’adossa ensuite plus confortablement dans son fauteuil la tasse à la main.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: entrevue avec le Greenfinger Alchemist   Mar 28 Jan - 13:47

Nous y voilà, le Greenfinger Alchemist était face au Généralissime King Bradley. Le chef de l'état l'observa dans ses moindres détails et dans sa communication non-verbale. L'officier était plutôt cordial et faisait visiblement attention à toutes les choses qu'il pouvait faire. La suite de l'entretiens permettrait de profiler Nesta et de voir quelle pourrait être sa fonction au sein du plan de Father. Pour le moment, Bradley le laissa se débarrasser de ses effets personnels et prendre place au bureau du Généralissime. A sa petite boutade, le Généralissime rit de bon cœur et lui répondit du tac-au-tac.

« Oh vous savez, je comprends tout à fait que la circulation au sein de Central soit effroyable. Lorsque j'étais bien plus jeune, j'ai failli louper l'examen écrit terminal de l'Académie à cause d'une panne de réveil...j'aurais été viré sans concession pour cela. Je n'ai moi-même pas été tout le temps ponctuel. »


Bradley fit ce qui s'apparentait à un clin d'oeil à Nesta, du moins avec l'oeil qui lui restait. La suite fut un peu plus sérieuse, l'alchimiste lui confia qu'il s'interrogeait sur la raison de cette convocation. Cela était légitime, dans tous les cas, le Greenfinger semblait être un homme plutôt franc, en tout cas il s'efforçait de paraître franc, ce qui pouvait être une bonne chose. Lentement, le vieil homme saisit une tasse et le sucrier et entreprit de verser quelques cuillères de sucres dans la tasse avant de touiller lentement le liquide ambré. Wrath laissa quelques instants de flottement durant l'opération, comme s'il voulait redéfinir ce qu'il avait à dire ou qu'il organisait les pensées dans son esprit. Il n'aurait pas été faux de le penser, parler de manière juste n'était jamais facile, surtout lorsqu'on voulait toucher son auditoire. Le Généralissime porta la tasse à sa bouche, la porcelaine était chaude et douce, sans défaut, à l'instar de la carapace de l'homonculus. Une carapace qui lui permettait de mener le troupeau d'humain là où il devait aller. Bradley reposa lentement la tasse et fixa Nesta, son sourire se dissipant quelque peu pour une expression plus sérieuse.

« Hmm...je vois, vous êtes un homme qui aime aller droit au but, c'est une qualité au sein de notre armée. Eh bien, la raison de votre convocation est multiple, disons qu'il y a plusieurs sujets desquels j'aimerais que nous parlions. Certains que je vais évoquer avec tous les alchimistes d'état d'ici peu et d'autres qui vous concernent plus personnellement. J'aimerais commencer par un sujet plutôt personnel, mais il faudrait que vous me répondiez sérieusement, sans me raconter d'histoire. Commandant Nesta, comment vous sentez-vous dans votre poste actuel et quel est votre sentiment par rapport aux tâches qui vous sont confiées ? »

Toujours laisser les humains s'exprimer, c'était une des règles de base de Bradley. Les humains se sentaient alors considérés et pouvaient s'exprimer. Bien évidemment, il ne fallait jamais garder à l'esprit qu'il fallait conserver un certain charisme et une certaine longueur d'avance en matière de compétence pour éviter qu'ils ne se sentent en mesure de se rebeller. Telle était la méthode avec laquelle King Bradley dirigeait l'humanité, une méthode qu'on lui avait apprise en partie mais qu'il avait affiné durant ces très longues années au contact des humains. Le vieil homme accompagna sa petite question d'un sourire.

Il y avait tant de sujets à traiter, la chaîne de commandement des militaires préférait parfois ripailler et faire la fête, c'était le cas du Général Hakuro qui devait actuellement prendre du bon temps avec des amis à lui, sirotant un bon verre de vin. Bradley aurait du blâmer ses subordonnés pour un tel manque de professionnalisme, mais le faisait-il ? Cela aurait été une offense que l'accuser de ne pas avoir prédit cela. Avoir des subordonnés aussi oisifs lui avait permis de diriger lui-même, déléguant sans vraiment déléguer. Certains Généraux étaient dans une partie de la confidence du plan de Father, prêts à intervenir le moment venu et à couvrir les Généralissime et les Homonculi, mais d'autres étaient si oisifs qu'ils en devenaient ridicules et éloignés des sphères réelles du pouvoir, ce qui maintenait une image d'un pouvoir divisé pour la population mais finalement cachait la vraie nature de ce qui se passait. Derrière un entretien de la sorte, Bradley dissimulait bien plus qu'une visite de courtoisie ou un bilan d'activité, il s'agissait bien réellement d'une prise de contact et de la sélection de pions qui joueraient leur rôle bien plus tard, au moment du sacrifice.

« Je ne sais pas comment vous faites pour boire un café noir aussi serré sans sucre. Vu mon âge, les choses sucrées m'attirent bien plus. »


Sur cette parole, Bradley lui sourit et saisit une des petites pâtisseries sur le plateau avant de la porter à sa bouche de manière distinguée, attendant maintenant les réponses de l'Alchimiste d'état.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: entrevue avec le Greenfinger Alchemist   

Revenir en haut Aller en bas
 

entrevue avec le Greenfinger Alchemist

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» demande d' entrevue avec Monseigneur Bushiro
» Peter Hallward: Entrevue avec JBA (juillet 2006)
» Anons (Entrevue avec Amaral Duclona - Radio Optimum)
» Lu pour vous-UNE ENTREVUE AVEC AIME CESAIRE EN 2004
» [RP] Entrevue avec Monseigneur Bushiro

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fullmetal Alchemist RPG :: STAFF :: Les Archives :: Anciens RPs-