Fuir le passé



 
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 Fuir le passé

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MessageSujet: Fuir le passé   Jeu 15 Avr - 18:11

Je marchais sans but précis. Je ne savais où me diriger, pourquoi est-ce que je marchais, mais je le faisais. Il y avait des jours comme ça où je n'avais plus envie de rien. Je ne voulais pas lire, ni dormir et encore moins travailler. J'avais pris une journée de congé. Je ne savais même pas pourquoi. Ma nuit avait été courte; deux ou trois heures de sommeil avant de me réveillée en sueur, tremblante de tout mes membres sans pouvoir comprendre ce qui se passait. Je ne cessais d'être hantée par des cauchemars d'enfance, de mauvais souvenirs et de vieilles craintes. Je ne savais comment faire cesser cela. Ça faisait bien longtemps que s'en était ainsi. Alors que les nuits cauchemars s'étaient peu à peu espacées, elles revenaient, m'empêchant de dormir pendant plusieurs jours parfois. À chaque fois je ne pouvais retrouver le repos. J'avais beau me répéter n'importe quoi, j'étais effrayée et c'était hors de mon contrôle, ce qui ne faisait qu'attiser mes craintes. Rares étaient les fois où je l'avouais, mais j'étais encore une enfant. Une petite fille morte de peur qui a été élevée dans la violence et qui a fuit pour quoi ? Pour atterrir dans un monde où la loi qui dominait était celle du plus fort. Un monde de sang et de sanglots. Un monde sombre où plus on avance, plus la lumière se fait plus petite, plus éloignée jusqu'à disparaitre, nous laissant sans autre choix que de nous enfoncez encore plus dans les bras des ténèbres.

J’aurais pu rester avec Ranfan à l’appartement, mais je ne voulais rester à faire les cents pas pendant que celle-ci dormait. Je ne voulais pas qu’elle me voit dans l’état où j’étais à mon départ. Valait mieux pour me que je sors. La jeune fille se débrouillerait bien sans moi jusqu’à mon retour. J’avais pris soin de déposer une dague sur sa table de chevet au cas où elle aurait quelques ennuis. On ne sait jamais. Je détestais être privée d’armes et ce devait être son cas à elle aussi. En nettoyant son armure j’avais trouver des armes et des bombes cachées un peu partout.

J'étais perdue dans mes pensées. Je ne regardais pas vraiment où j’allais. Je ne me souciais pas des personnes que je pouvais croiser, ni même des chemins que je pouvais emprunter. La température extérieur grimpait progressivement et j’avais de plus en plus chaud, mais je ne m’en souciais pas. Je donnais de temps à autre un coup de pied dans un caillou qui volait plus loin. Je mis le pied dans un petit trou dans la route. Cette fois-ci, au lieu de m’écraser, face contre le sol, comme il me serait arriver habituellement, je réussis à garder mon équilibre. Je levais les yeux pour voir ce qui m’entourait. Des oiseaux qui chantonnaient, un soleil qui brillait de mille feux, une rue déserte et un grand bâtiment pour le moins inquiétant. La prison. Cet endroit où j’avais fait enfermer de nombreux criminel, dont mon oncle, pour enfin me libérer de ma propre prison. Pour me libère de cet environnement de ténèbres qui m’entourait depuis ma jeunesse. Pour cesser de tuer, qui était rendu une habitude, alors que je détestais ça. Ce qui me faisait le plus peur était que je finisse par y prendre goût. À chaque fois que j’y pensais, je préférais oublier. Je ne pouvais admettre aimer enlever des vies. J’avais beau tuer des criminels, je ne pouvais aimer cela. C’était tout simplement impossible.

Je devais rebrousser chemin. Je ne tenais pas particulièrement à rester dans le coin. Je n’aimais pas cet endroit. Je m’apprêtais à tourner les talons, mais je restais là, à regarder droit devant moi jusqu’à ce que je vis les portes principales s’ouvrir. Là, j’eus le sentiment que je ne pouvais rester avant même de voir les personnes qui allaient franchir cette porte. C’était un signal dans ma tête qui m’obligeais à partir, déguerpir au plus vite sans me retourner. Je fis quelques pas vers l’arrière. Lorsque je vis le couple, mon cœur s’arrêta de battre quelques instants, j’en étais certaine. Voilà environ 6 ans que je n’avais pas eu de nouvelle d’eux, que je ne les avaient revus. Voilà près de 6 ans que pour eux j’étais une enfant portée disparue. J’étais leur fille fugitive. Une femme et un homme sortait à l’extérieur. C’était l’homme, mon géniteur, qui me faisait le plus peur. Son regard froid et dur empreint de colère me rappelait tellement de mauvais souvenirs. Je ne pouvais plus rester là. C’était un instinct de survit qui prit possession de mes mouvements. S’ils me voyaient, m’attrapaient, je n’aurais d’autre choix que de retourner au foyer familial. Je n’avais que 16 ans, techniquement mes parents étaient toujours mes tuteurs légaux. Ils pouvaient m’amener contre mon gré dans cette maison des horreurs et là.. qui sait ce qui allait m’arriver ? Je ne pouvais imaginer ce qui allait se passer.

Je pris mes jambes à mon cou et courais dans la direction opposée à eux. J’espérais qu’ils ne m’ai pas vu, mais je ne voulais me retourner pour le savoir, malgré ma curiosité. Je ne pouvais cesser de courir, j’avais peur, j’étais terrorisée. Tout ce que je voulais à présent était faire comme l’enfant que j’étais quelques années auparavant : rentrer chez moi et me blottir dans les couvertures de mon lit pour sangloter pendant des heures avant de m’endormir dans un sommeil pour le moins douloureux. Je devais laisser tomber ce masque que j’avais pris tant de temps à forger. J’étais faible et fragile. J’étais apeurée et je ne voulais que personne ne le voit. Des larmes commençaient à perler aux coins des mes yeux alors que je tournais dans une ruelle où, sans regarder où j’allais, je bousculais quelqu’un avant de tomber au sol. Je devais me reprendre. Je devais partir. Je devais remettre mon masque et tenter de le faire tenir jusqu’à ce que j’arrive à destination.

J’essuyais rapidement les quelques gouttes salées qui avaient tenter de se laisser glisser sur mes joues et me levais. J’allais reprendre mon chemin, sans me soucier de la personne que j’avais bousculée, mais je la reconnue, ce qui me fis hésiter à continuer mon chemin. Je pouvais le reconnaître entre mille. De plus, dans cette ville, il n’y avait pas beaucoup de Xénois immigrés clandestinement.


-Li…Lin…

Pourquoi est-ce que je ne continuais pas ? Je devais bouger. Je devais partir. Pourquoi est-ce que je restais ici bordel !? Je ne voulais voir personne en ce moment. Je ne voulais pas que l’on se mêle de mes affaires, je ne voulais pas que l’on me parle, je ne voulais pas une once de compassion. Je souhaitais la solitude. Ce que je me demandais était si ce que je tentais de me dire était vrai. Je tentais de me convaincre que je n’avais besoin de personne. Qui est-ce qui me consolait lorsque j’étais triste ? Qui est-ce qui soignait mes blessures autant physiquement que psychologiquement ? Ma sœur. Ma sœur dont je n’avais plus de nouvelles depuis plus de 6 ans. La seule à qui je pouvais me confier. Avais-je besoin de réconfort de la part d’un ami ? Me sentais-je si seule ?

Je respirais bruyamment, tentant de reprendre mon souffle. Je restais silencieuse à détailler l’habit du Xénois qui était différent de celui que je le voyais revêtir habituellement. Il y avait quelque chose de nouveau chez lui. Quelque chose que je ne lui connaissais pas. J’avais oublié Ranfan et l’état dans lequel elle était lorsque je l’avais trouvée, un bras en moins, dans une ruelle. Je ne repensais plus à sa détresse et son inquiétude pour son prince. J’avais rangé dans un coin de ma tête les images de la jeune fille en plein souffrance, en grande détresse. Je ne pensais pas à sa détermination de vouloir guérir et de faire tout son possible pour retrouver son prince. La garde du corps était un lointain souvenir dans le moment présent. Je ne pensais qu’à m’enfuir au plus vite, le plus loin d’ici.
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Nick Falcon
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Jeu 15 Avr - 19:41

Cette ville était décidément bien grande... mais pas assez pour l'impressionner, d'ailleurs ce n'est pas la grandeur qui l'impressionnerait un jour, puisqu'on trouve toujours plus grand, toujours plus vaste. Et c'est cette grandeur, pourtant sans limite, qu'il convoitait par dessus tout, c'était décidé, Central serait au moins le point de départ pour apaiser son Avarice, elle aussi, sans limite. Mais il restait un léger petit problème pour ses propres convoitises et aspirations, problème qu'il évitera de mentionner pour l'instant d'ailleurs. Greed marchait ainsi, d'un air nonchalant à travers les ruelles de Central, toujours les mains cloitrées dans ces poches, ce qui évitait également de montrer son tatouage d'Ouroboros au commun des mortels.

A présent, il avait presque oublié qu'il se devait de retrouver et d'éliminer les deux fugitifs qui avaient été témoins du repère des homonculus... C'était d'un ennui terrible que de travailler pour le « Vieux » comme il le surnommait souvent, « Père » était trop affectif, il n'aimait guère, comme si cet individu pouvait éprouver des sentiments. La recherche qu'il avait entreprit jusque là n'avait vraiment mené à rien, et c'était si bien de le dire, il ne savait même pas à quoi ressemblaient les deux personnes... il avait simplement supposé un physique d'étranger venu de l'orient, vêtus de costumes sombres et d'un masque comme l'avait décrit Envy. Cet ahuri aurait pu au moins se métamorphoser pour qu'il puisse être entièrement fixé sur leur apparence... Dans un sens, il aimerait bien tomber simplement sur eux, histoire d'accomplir sa mission vite fait bien fait, qu'il puisse profiter ensuite de sa pseudo-liberté. Mais bon, la chance lui avait déjà donner un hôte, quoi espérer de mieux, il était maintenant là à se promener parmi tout ces humains.

Sa longue marche le mena cependant vers un grand bâtiment isolé dans une grande place cernée par des immeubles. Au vu de son architecture, de ses quelques barreaux visibles à certains endroits, et du mur clôturé, un enfant y reconnaitrait une simple prison. Ce genre d'endroit où pouvait s'amasser les pires criminels de Central, ou même d'Amestris. Greed fit alors un large sourire, un tel lieu pouvait peut être renfermer des individus avec un bon potentiel... quoi qu'il préférait avoir un entourage plutôt ...
L'homonculus fut interrompu dans ses pensées, de parler de ce genre de choses, des brides de souvenirs on ne peut plus floues lui revenaient. Dans le temps, il avait un entourage, ou plutôt un groupe de camarades... c'est tout ce qu'il ressentait, incapable d'afficher des visages, des noms ou quoi que ce soit d'autre. Il lui fallut peut de temps pour se ressaisir, car la vie de l'ancien Greed ne l'intéressait pas, il voulait construire sa propre existence à présent.

C'était dans des moments de faiblesse comme cela que l'autre gamin aurait pu tenter sa chance. En effet, si Greed avait prit possession de ce corps, il n'avait pas réussi à anéantir l'âme qui y résidait, simplement parce que cet abruti avait une trop grande volonté et une confiance inébranlable... Greed repensa d'ailleurs à sa toute première rencontre avec le jeune homme, celui-ci l'accueillant à bras ouvert, véritable ironie... avait-il quelque chose derrière la tête ce gamin ?..
Une fois de plus Greed qui marchait toujours les mains dans les poches, fut interrompu dans ses pensées houleuses, une jeune fille venait de le percuter et trébucha au sol. Si l'Avarice était un homonculus, il avait tout de même de bonnes manières, et s'avança alors pour l'aider à se relever. Cependant celle-ci n'eut aucun mal à le faire seule, et sans laisser échapper une parole elle continua son chemin. Greed put constater qu'elle semblait malheureuse, et venait de pleurer. Encore une histoire d'amour qui se termine mal pour une gamine ? Pensait-il bêtement.

Cependant elle se retourna rapidement et l'interloqua en prononçant un mot presque inaudible, ce qui provoqua la curiosité de l'homonculus.
« Mmmm vous m'avez causé ? » dit-il avec assurance en penchant la tête vers la droite, affichant un regard dubitatif, comme si cette jeune personne le connaissait. Quoi qu'il en soit, il fut tout simplement troublé de voir à quel point elle semblait désespérée pour une raison qu'il ignorait totalement, après un moment d'hésitation, il reprit finalement. En fait, étrangement, il se sentait plutôt à l'aise avec cette personne qu'il ne connaissait pourtant pas.
« Un problème, je peux vous aider ? »


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Ven 16 Avr - 8:59

Je devenais folle. Toute cette histoire me rendais folle. J’avais halluciné. Je devais être en train de me parler à moi-même, m’imaginais un Lin Yao totalement différent de celui que je connaissais. Je devais repartir au plus vite mais… je me sentais si désorientée, si faible. Je ne pouvais supporter ce flot de cauchemars, de mauvais souvenirs qui revenaient me hanter. Ils étaient trop nombreux, trop douloureux. Je tremblais comme une feuille morte tombée de l’arbre mère et reposant sur le sol glacée où se posait de délicats flocons de neige. Je fixais celui que je croyais être Lin Yao dans les yeux. Je savais que c’était lui ! J’en étais persuadée ! Seulement, sa question m’avait déstabiliser. Lin m’aurait reconnue ! Au premier coup d’œil il aurait su que c’était moi. Il m’aurait reconnue, non ? Je devais me calmer. J’étais paniquée, je n’avais pas les idées claires. Je repris un rythme de respiration normal. Je commençais à reprendre le dessus sur mes émotions. Le jeune homme que j’avais devant moi ressemblait à deux gouttes deux à Lin. Peut-être m’étais-je trompée ? Peut-être hallucinais-je Lin, le confondais-je avec une parfait inconnu ? Ce dernier souhaitait m’aider. Mais il ne pouvait rien comprendre ! Personne ne pouvait me comprendre parce que personne ne savait ! PERSONNE ! J’étais seule dans ce monde. Seule avec mes problèmes et mes souffrances broyer du noir sans être capable de surmonter les fantômes du passé. Je n’étais qu’une pauvre gamine ! Voilà ce que j’étais ! Plus j’y pensais, plus j’avais mal. Je sentais un malaise à l’intérieur de moi, une boule au creux de mon ventre. Je ne me sentais pas la force de dire quoi que ce soit. Je ne me sentais pas capable d’aller plus loin. Pourtant, je devais fuir ! Je ne pouvais me permettre de rester ici ! Pourquoi mon corps de voulait obéir ? Pourquoi ?!

-Je… je… je vous ai… ai confondu… avec un…ami, réussis-je à articuler, regardant fixement le sol.

Je m'éloignais d'un pas rapide, courant presque. J'entendais des bruits de pas qui se dirigeaient par ici. La panique me gagnait de plus en plus. Je ne pouvais rester ici. La peur avait remit mon corps en état de marche. Je ne me permettais plus de penser à cet homme qui ressemblait à Lin. Je ne voulais que fuir, courir et tout oublier. Je me rendis dans une autre ruelle, aussi sombre, aussi sale que la précédente. Je trébuchais et m'étendais au sol. Les larmes recommencèrent à couler contre mon gré alors que je m'assit sur le sol froid. C'était une vraie fontaine, je ne pouvais m'arrêter. J'avais l'impression que mon coeur avait accusé un cou de pieu qui le transperçait de toute part. Je me relevais difficilement et m'adossais à un mur de pierre. J'essuyais mes larmes, mais de nouvelles coulaient par la suite. Pourquoi pleurais-je ainsi ? J'étais donc si faible ? C'était ridicule. Je me croyais forte, mais j'étais bien loin de la véritée. J'aurais dû en finir il y a bien longtemps. Je ne devrais pas être ici. Je détestais ma vie ! Je la détestais !!
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Nick Falcon
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Ven 16 Avr - 9:41

Cette jeune fille semblait complètement perdue, c'était évident, et voyant cela il avait bien envie de l'aider. D'ailleurs, c'était bien la première fois que Greed se faisait du soucis pour une personne qu'il ne connaissait même pas, très étrange, il s'étonnerait toujours lui-même. Après une longue hésitation semblait-il, elle finit par énoncer difficilement une réponse presque inaudible. À cela, Greed écarquilla les yeux, et offrit un sourire intéressé, que la jeune fille ne put constater avec les yeux baissés vers le sol. Elle connaissait le gamin dont il avait prit le corps, cela expliquait au moins son interlocation. Elle pourrait peut être lui renseigner pas mal de trucs... pensait-il.

Cependant à peine lui avait-elle répondu, qu'elle s'éloigna au pas de course dans les ruelles annexes à la place. Greed resta seul un instant, bouche bée, toujours les mains dans les poches, au milieu de la place... Puis secouant la tête il se ressaisit, il n'allait tout de même pas laisser la seule personne intéressante qu'il avait croisé jusqu'ici s'en aller, simplement par crise de chagrin... Et puis dans un autre sens cela lui faisait presque mal au cœur de voir une si jolie fille, éprouver un si sombre sentiment qu'est la tristesse. Il fallait qu'il tente au moins de la réconforter, chose relativement dure pour l'Avarice que de donner un peu de son temps si précieux. Il prit donc la décision de la poursuivre.

Greed arriva alors dans la ruelle où il l'avait perdue des yeux, et ne vit rien... disparue tout simplement. Cependant il entendit résonner des sanglots à travers l'espace confiné de la petite rue. Il s'avança donc pour constater qu'elle était à présent là contre un mur, baignant dans son chagrin, dans ses propres larmes. A la vue de ce spectacle affligeant, Greed eut immédiatement comme un choc au crâne, comme si quelqu'un venait de lui porter un coup à son front, qu'il tenait à présent de sa main gauche, tatouée de l'Ouroboros. Il revenait... le gamin avait forcé le passage, mais d'où puisait-il autant de volonté pour vouloir reprendre le contrôle de ce fichu corps, peut être la vue de son amie dans cet état avait attisé sa colère. Il entendait à présent une voix bien familière dans sa tête.
« Hoy hoy... toi me laisser la place, je dois l'aider ! Elle être mon amie ! »
« Va te faire frire sale gosse, je te lâcherai rien. » reprit Greed, qui était à présent face à Lin, dans une conscience mouvementée, une véritable explosion formée de la confrontation des deux âmes qui se combattaient. Comment le corps d'un gosse de 16 ans pouvait être le théâtre d'un tel champ de bataille...

Extérieurement Greed se tenait toujours le visage avec sa main droite. Il poussa un lourd grognement, puis accompagnant son acte d'un cri de rage, il frappa un mur à proximité de son bras gauche, qui passa alors à travers. Puis le silence s'imposa.
« Tss ce sale Xénois a bien faillit m'avoir... » reprit Greed, tout en retirant lentement sa main, qui était à présent d'un noir éclatant, de la faille du mur. Puis il la remit dans sa poche, et lâcha ensuite son visage.

Il s'approcha finalement de la jeune fille qui n'avait pas vraiment eut le choix d'assister à ce spectacle pitoyable. Si l'homonculus voulait tellement aider cette fille, c'était sûrement par l'influence de l'âme du gamin qui voulait à tout prix prendre contact avec elle, et lui parler, chose que Greed ne laissera pas faire cependant. Il s'accroupit alors devant elle tout en commentant avec un air un peu plus sérieux.
« Mmm, t'es la pote d'un Xénois qui se nomme Lin non ? Tu m'as pas l'air dans ton assiette dis-moi, allez, faut pas te laisser aller. Tu veux qu'on en parle ? » dit-il finalement, tentant d'aider la jeune fille, malgré sa difficulté à appréhender les sentiments humains.


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Dernière édition par Lin Yao le Jeu 29 Avr - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Ven 16 Avr - 16:28

L’homme m’avait suivit. Peut-être me trompais-je et que c’était bel et bien Lin ? Peut-être ne m’avait-il pas reconnu, dans le pitoyable état où j’étais ? Je doutais de plus en plus que c’était le prince que je connaissais. Ça ne pouvait être lui. Cet homme était étrange. Dans l’état où j’étais, je ne faisais que paniquer encore plus. Je fermais les yeux, effrayée lorsqu’il défonça d’un coup le mur de brique. Je ne pouvais rien faire, seulement rester là, assise sur ce sol froid. Je devais me lever, je ne pouvais plus rester. Pour l’instant, c’était trop demander, mais j’avais peur. La peur paralysait mon corps. Cet homme était, pour moi, cent fois moins effrayant que mes parents. J’avais terriblement peur qu’ils soient à ma recherche, qu’ils m’aient reconnu. Je ne pouvais faire cesser les tremblements qui s’en prenaient à mon corps. Alors que l’homme, devenu plus calme, s’accroupi à mes côtés, j’ouvris un œil. Ce n’était pas Lin, je le savais. Pourtant, ils se ressemblaient tellement… J’étais persuadée… J’avais eu tord. Je devais partir. Je ne devais pas rester. Il était trop près de moi, je n’aimais pas cela, il cherchait à m’aider mais il ne pouvait comprendre. Personne ne pouvait comprendre. J’étais seule. Je le resterais probablement toujours. J’aurais beau être entourée par des centaines de personnes, je resterais seule au fond de moi.

Je ne savais plus quoi faire. Je n’avais pas la force de me lever, je n’avais plus la force de me battre. Je voulais seulement fermer les yeux et me laisser entrainer dans un sommeil éternel. Ne plus penser à rien, ne plus avoir à faire quoi que ce soit. Être morte. Ma main gauche effleura ma cuisse et ce fut là que je me rendis compte que je n’étais pas seule, que j’avais encore le moyen d’en finir si je le voulais. Cela me soulageait, cela me réconfortait. De la main droite j’essuyais mes larmes et tentait de garder le contrôle sur moi-même alors que de la main gauche, je prenais lentement mon arme à feu. Je ne savais plus s’il y avait de l’espoir pour moi.

Je souffrais, mais en quelques secondes la souffrance de Ranfan me revint en tête. Elle s’inquiétait pour son prince. Elle tentait de se rétablir d’un blessure qui aurait pu lui couter la vie et cherchait à le retrouver au plus vite. Elle se sentait si misérable, si inutile à présent, mais il devait la résonnée. Il devait la convaincre que c’était faux car c’était tout simplement la vérité ! Si cet homme savait où était Lin, je devais faire en sorte qu’il me le dise. Je n’arrêtais pas de penser à ma propre souffrance et dans tout ça je n’étais pas si seule. Nombreuses étaient les personnes qui souffraient comme moi en ce moment et qui tentaient de remonter la pente. Je devais me relever même si cela était douloureux. Je devais obtenir une réponse, une information, aussi minime soit-elle. Je braquais mon arme devant moi, visant l’inconnu. La distance qui le séparait de l’arme était courte, il était trop près de moi, mais avec de la chance, seule la vu de revolver l’inciterait à parler. Je tremblais toujours faisant remonter en moi un autre mauvais souvenir.


//Flash//

Une jeune fille marchait dans les rues sombres de Central. La crainte et l’inquiétude se lisait dans ses yeux. Elle devait avoir environ 11 ans. Elle était petite et toute frêle, tellement que l’on avait peur de la briser en deux. Elle était totalement vêtue de noir; les pantalons, les chaussures, le chandail, la veste. Seul ses cheveux blonds détonnaient avec le reste. À ses côtés marchaient un homme de forte carrure qui n’inspirait que le respect et la peur. Pourtant, on ne pouvait lire en ce moment que de l’inquiétude pour la petite fille qui tremblait comme une feuille. Il n’avait pas le choix. Il devait le faire. Alors que tout deux étaient dans une ruelle sombre, l’homme arrêta la gamine. Il se rendit en quelques pas au bout de la ruelle. Après un court moment il revint vers elle et posa la main sur la tête de la gamine. Le fixant de ses grands yeux bleus, elle comprit qu’elle ne pouvait plus reculer. Elle n’avait plus le choix. Elle avait peur, mais ne pouvait le dire. Elle devait faire ce qu’elle avait à faire. Sortant de sa veste une arme à feu toute simple, elle la rechargea avec habileté et retira la cran de sûreté. Elle avait eu un entrainement spécial où elle avait apprit ce genre de chose. Maintenant, ses capacités étaient mises à l’épreuve. Elle n’avait pas le choix de réussir, craignant les représailles.

Elle s’avança au bout de la ruelle où, discrètement, elle fixa un homme. Elle devait l’abattre au plus vite. Il ne la voyait pas, c’était le moment idéal. Cependant, alors qu’elle pointait son arme vers lui, tremblante comme une feuille, elle sentit ses forces l’abandonner. Elle ne se sentait pas capable de le faire. Elle avait peur. Elle savait quel serait les conséquences si elle le faisait, elle savait ce qui arriverait si elle ne le faisait pas, mais elle n’avait pas le choix.

Puis, l’homme se tourna vers elle, et prise de panique, la jeune fille ferma les yeux et tira. Elle n’avait pas tuer sa cible qui gisait maintenant sur le sol, saignant abondamment. Ce fut l’homme qui s’approcha d’elle et qui termina le travail avant de prendre la petit fille en larme dans ses bras. Il ne pouvait supporter qu’elle soit obliger de faire ça. Ce n’était pas un monde pour elle.

-Reste forte Ayame…

Ce fut les seules paroles qui lui vinrent à l’esprit. Il ne savait quoi dire pour réconforter sa protégée. Il se sentait faible face aux sanglots d’une enfant. Tout ce qu’il pouvait faire était de la prendre dans ses bras et d’amener l’arme qu’elle avait utilisée avec lui avant de se diriger vers leur quartier général. La gamine s’endormit dans les bras musclés de son mentor.

//Flash//

-Dis moi… où… où est… Lin…

La voix tremblante, ce fut les seuls mots que je prononçais. J’attendais la réponse… ou je tirais.
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Nick Falcon
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Ven 16 Avr - 17:33

Tandis qu'il s'approchait lentement vers elle, celle-ci dégaina une arme à feu, et mit en joue l'homonculus. Décidément, qu'importe les personnes qu'il rencontrait dans cette ville, elles étaient toujours agressives... Bon dans un sens, c'est vrai qu'il n'était pas rassurant comme individu, à débouler comme cela dans une ruelle sombre et à fracasser un mur juste devant elle. Mais ce n'est pas comme si il avait prévu qu'elle aille se terrer ici, et que l'autre fasse son apparition à un moment crucial. Bref, pour montrer sa bonne volonté, et ses bonnes intentions, Greed se releva et reprit une distance convenable. Il se frotta ensuite la tête puis il fit craqueler son cou, cette journée était épuisante, mais moins que ces humains qui ne savaient jamais ce qu'ils voulaient. Voyant qu'elle ne le quitta pas de la visée de son arme, l'homonculus commenta avec un léger sourire sarcastique.
« Te fatigue pas vas, ton flingue me fera rien... »

Cependant elle n'avait pas bougé d'un centimètre, comme tétanisée. De toute manière elle verrait bien par elle-même l'inefficacité de son arme... Cette fille semblait être vraiment au bout du rouleau pour le tenir en joue ainsi, quel gâchis... De toute manière il ne tenterai rien d'agressif envers cette femme, comme toutes les autres femmes d'ailleurs, rien que de penser à cette idée lui donnait la nausée. Il ne lui chercherait pas d'histoire, dans un sens, il aimerait que cela se termine bien, surtout pour elle. La seule chose qui rompit le silence, fut les quelques mots qu'elle prononça, formulant ainsi une question. Elle demandait à présent où était le gamin, c'était certain, elle le connaissait, et semblait donc être choquée par l'homme, enfin, l'homonculus qui se dressait à présent devant elle en dépit de son ami. Greed poussa un léger soupire, et s'exécuta donc à engager sa réponse pour éviter que la situation s'envenime.

« Où il est ? Mmm... Disons que...comment dire... » dit-il en se tenant franchement la mâchoire comme si il réfléchissait. En effet Greed devait à la fois être explicite, mais ne devait absolument rien dire pour ce qui concernait les affaires du « Vieux ». Il continua alors
« Tu m'as l'air de connaître ce gars, pour ton information, ce que tu vois là, c'est bel et bien son corps, mais qui m'appartient à présent, à Moi, Greed, l'homonculus ! » dit-il avec assurance, pointant le pouce de sa main gauche vers lui, mettant ainsi en évidence le tatouage d'Ouroboros. Puis finalement un silence s'imposa. C'était évident, comme si une jeune Amestrienne qui le pointait avec une arme à feu allait avaler cela, alors que c'était la vérité... De même il avait bêtement dévoilé son identité, mais pour quelle raison ? Pourquoi prenait-il autant de risques avec cette fille, quelque chose lui disait qu'il devait lui répondre franchement. Encore ce satané Xénois surement...


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Sam 17 Avr - 14:50

Je détestais l’air que prenait cet homme. Il pensait résister aux blessures par balle ? Si c’était une blague, je ne la trouvais pas drôle ! Je n’avais plus de patience, je vivais un amalgame d’émotions et c’était bien le pire moment pour m’énerver. J’en avais déjà bien assez vu pour aujourd’hui. Je ne pouvais rester. Je ne cessais de me dire à moi même que je devais rentrer au plus vite, sans toutefois avoir la force de le faire. Je devais le faire. Avant tout, je devais savoir où était Lin, pas seulement pour Ranfan, mais pour moi aussi. J’avais besoin de savoir si mon ami allait bien. Je ne pouvais laisser partir cet homme qui semblait bien le connaître, qui lui ressemblait tant. Peut-être était-ce un membre de sa famille ? À moins que les Xénois se ressemblaient tous à Xing… Lentement, les jambes tremblantes, je me levais en restant adossée au mur, ne quittant pas l’homme des yeux. Il avait eu la brillante idée de se lever et de s’éloigner, ce qui était une bonne chose pour lui. Je n’aimais pas vraiment être près des garçons, ça me rendais mal à l’aise. S’il aurait été Lin, je n’aurais pas eu ce genre de malaise. J'en était certaine. Une preuve de plus que ce n’était pas lui. À présent je savais.

L’homme se décida à parler. Il était temps. Je n’en pouvais plus d’attendre sa réponse. Celle-ci ne pu me satisfaire. J’avais l’impression qu’il me prenait pour une idiote. Il allait le regretter. S’il pensait que j’allais gober son histoire ! Cependant, je repensais à la quête d’immortalité du prince. J’avais déjà entendu le terme « homonculus », ce pourrait-il que tout cela ai un lien ? Je m’en fichais bien en ce moment. Il tentait d’usurper l’identité de mon ami et je n’aimais pas du tout ça !

Je voulais parler, sans savoir quoi lui dire. Cependant, aucun son n'osait sortir de ma bouche. J'avais la gorge terriblement sèche et mon arme ne cessait de trembler entre mes mains. Valait mieux que je rentre. Je ne parlerais pas à Ranfan de cette rencontre. Je n'avais pas envie de la voir encore faire une crise de larmes. Je mènerais ma propre enquête sur cet individu. Normalement j'aurais insister, mais j'étais à bout. Je ne pouvais plus supporter de rester ici. J'avais peur d'entre de nouveaux ces bruits de pas et de voir apparaitre l'un de mes pires cauchemars. Je ne pouvais imaginer ce qui se passerais par la suite.

Je me retournais et partis, furieuse. Je ne pouvais plus en supporter davantage. Je marchais d'un pas rapide, sachant que si je ralentissais je ne pourrais continuer ma route. S'il tentait quoi que ce soit, je n'hésiterais pas à tirer. Par contre, je ne voulais faire comme ce soir où, prise de panique et n'ayant pas d'autres choix, j'avais tuer un homme. Maintenant, j'avais le choix, je le laisserais en vie pour le moment. Tout dépendrait de son propre choix. Je remis le cran de sûreté sur mon arme que je rangeais dans son bon vieil étui.

Je ne savais dans quel direction j'allais. J'étais désorientée et je trébuchais. une fois de plus je m'étalais sur le sol. Je ne me relevais pas. C'était un signe quelconque signifiant de ne pas partir ? Je n'en savais rien. Je m'en fichais bien. Je me contentais de m'assoir et de rester là. L'homme était un peu plus loin, je le voyais toujours. Étant imprévisible et en ce moment pourvue d'un tempérament instable, cet homme qui ne m'inspirait que du dégout me rendait à présent en colère à son égard. Je devais folle à croire qu'il existait un signe dans ma chute. Après tout, je tombais toujours. Cependant, je savais que là, je ne pouvais laisser tomber. Ranfan, qui était cloitrée chez moi, tentant de se rétablir pour son prince, ne pouvait quitter mon esprit. Je me relevais lentement et me dirigea vers l'homme, le regard noir. Je me fichais bien qu'il me prenne pour une folle alors que je l'attrapais par le collet et le plaquait contre le mur. Je me devais d'obtenir une réponse. Cependant, j'étais trop faible en ce moment. Si je tenais sur mes pieds, c'était un miracle. Je le tenais, mais il lui serait aisé de se défaire de mon emprise.


-Où... est...Lin... ?


Je ne pouvais articuler d'autres mots. Je devais faire une dernière tentative pour obtenir une réponse censée. Je devais continuer à me battre. Devant une réponse muette, je sentais une colère monter en moi, sans trop savoir pourquoi. Serait-ce les émotions accumulées durant longtemps, que j'avais refoulé et cacher qui ressortait dans un tourbillon instable ? Je n'en savais rien. Tout ce que je savais c'est que j'étais hors de contrôle.

-Ranfan... elle doit... elle doit retrouver LIn ! Elle a besoin de lui, bordel ! Dis moi où il est ! MAINTENANT !

De nouvelles larmes coulèrent de mes yeux bleu. Pourquoi pleurais-je ? Je montrais ma propre faiblesse à l'ennemi. Pourquoi était-ce à ce moment que tout devais arriver ? Je n'en pouvais plus !
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Sam 17 Avr - 21:25

Visiblement elle n'avait absolument pas accepté la dure vérité que Greed venait d'annoncer... Dans un sens il était donc sauf pour un certain moment, au moins elle le prenait simplement pour un fou ou quelque chose du genre. En fait non, pire que cela, elle prit ces paroles comme une mauvaise blague et semblait alors en colère, comme si l'homonculus était du genre à blaguer sur ce genre de choses... mais bon, il fallait prendre en compte qu'elle était vraiment paumée cette jeune fille, elle rangea son arme, partit d'un coté, puis d'un autre, pour finir par tomber plus loin... Greed la suivit du regard, d'un air relativement surpris.

Puis elle se releva, les yeux sombres portés sur lui, il fallait l'avouer, il eut comme un frisson à cet instant. De voir cette si belle jeune fille porter un regard empli de haine. Apparemment, elle ne le pouvait pas l'encadrer, si bien qu'elle finit même par le plaquer contre un mur. Mais que cherchait-elle à faire à la fin ? Greed commençait réellement à regretter d'avoir voulu l'aider, ces humains sont vraiment bizarres... dans un autre sens, si c'était un homme qui lui avait fait ce qu'elle venait d'entreprendre, la tête de celui-ci aurait déjà valsé dans la ruelle, pour tenir compagnie aux ordures. Cependant, Greed se laissa faire, sans opposer de résistance, et il leva à moitié les mains pour traduire sa bienveillance. Une fois de plus elle lui demandait où était l'autre... mais comprendra-t-elle enfin qu'il est devant elle ?! Enfin... pas tout à fait, mais c'était bien lui bordel, comment expliquer ça ! Il commençait à perdre patience et ne voyait plus comment expliquer la situation. Et en plus, la voilà qui recommençait à chialer, et à lui crier dessus. Ranfan... c'était qui celle-là ?! Pourquoi elle aurait besoin de...

A cet instant, il fut prit d'un autre mal de tête, et serra alors les dents, tout en fermant son œil droit, comme pour témoigner de cette douleur interne, propre à son subconscient à nouveau instable. La voix de Lin résonna alors dans son crâne.
« Greed, tu dois laisser moi lui parler... » dit le Xénois, d'une voix relativement calme, ce qui ne changea pas l'attitude de l'Avarice qui répondit avec agressivité.
« Va te brosser, c'est mon corps, tu vas te barrer avec morveux ! »
« Elle ne jamais te croire, laisse moi lui expliquer, je ne fuirais pas, parole du prince de Xing. » reprit le jeune homme avec un air un peu plus déterminé.
« Ton titre je m'en balance, ici c'est moi qui décide ! »
« Alors ça sera par la force ! Même si ça ne durera que quelques instants ! Je dois les informer par moi même !! » finit-il en criant, plein d'ardeur, cognant sa tête contre celle de Greed.
« Comme si j'allais te laisser faire sale gosse ! » vociféra en retour l'Avarice.

Toujours sous l'emprise d'Ayame, les yeux cloués au sol, Greed poussa autre cri de rage, il frappa ensuite sa tête contre le mur derrière lui formant une autre fissure, pour finalement regarder à nouveau vers le sol, les yeux assombris. Puis ce fut le silence, on ne pouvait plus entendre le moindre bruit, hormis celui du vent qui sifflait dans la ruelle, emportant quelques débris de papiers. Silence qui finalement fut rompu.

« Ay..a...me... » commença une voix différente, bien plus faible à cet instant, ce n'était plus Greed. L'individu releva lentement la tête, complètement en nage, la sueur témoignant de son dur combat pour le contrôle de son corps, perlait sur son front. C'était Lin à présent, avec ses yeux plissés à son habitude, il prêta alors un bon vieux sourire amical à sa camarade malgré la douleur constante et grandissante. Sans compter le fait qu'il avait horriblement faim. Depuis quand l'homonculus s'était nourri ? Se nourrissait-il au moins ? Bref, tentant de rassurer la jeune fille, il mit sa main droite sur l'épaule d'Ayame. Puis, difficilement, il parla, dictant lentement ses mots comme des poids supplémentaires sur ses épaules, qui semblaient le faire de plus en plus souffrir.
« Je... pas avoir beaucoup de temps... Ranfan... tu dois lui dire... que j'ai... l'immortalité... je l'ai trouvé... avoir homonculus... en moi... »


« Le 9 novembre 1903, jamais je n'oublierai ce jour cher ami.
              Tout au long de ma vie je brandirai avec fierté, cette lame que tu m'as légué... »


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Dim 18 Avr - 11:51

Je me fichais de l'avoir blessé en le planquant contre le mur. Il n'avait qu'à me répondre ! Il n'y avait qu'une chose qui m'importait pour l'instant. Je voulais une réponse. Cependant, une crise semblable à celle qui avait eu lieu il y a quelque minutes s'empara de l'homme qui se frappa la tête contre le mur. Il avait fait un trou énorme ! Il n'était pas normal ! Ce n'était pas humain ! Après s'être cogné la tête ainsi, normalement il y aurait un quelconque signe d'hémorragie apparent ! C'était inhumain... C'était... homonculus... Ce pourrait-il qu'il eut dit la vérité ? Bordel ! Dans quel genre de situation je m'embarquais ?! J'étais la plus imbécile des imbéciles !

Plongé dans le silence, les lieux étaient déserts, hormis nous. Le seul bruit qui déchira le silence fut un cri de rage. Je fermais mes yeux, ne pouvant supporter de l'entendre. Lorsque je les rouvris, le silence avait repris sa place et à travers le souffle du vent j'entendais une voix faible, prononçant ce qui semblait être mon prénom. Je levais la tête vers le Xénois et le fixais de mes grands yeux. Avais-je mal entendu ? Il ne pouvait connaitre mon prénom. C'était la première fois que nous nous rencontrions. Je ne lui avait pas révéler mon identité, comment pouvait-il savoir ? Le malaise que créait sa présence s'était envolé et l'air autour de moi s'en trouvait plus léger. Une présence, bien que faible, me rassurait. Je ne saurais dire pourquoi. Je ne savait d'où sortait cette présence, mais elle me calmait. C'était bien ce que j'avais besoin. Une bonne nuit de sommeil aussi.

Je restais figée, n'osant pas bouger. Même lorsqu'il mit sa main sur mon épaule, je restais de glace. Ses yeux, son sourire, sa voix. C'était Lin tout craché. Cet histoire de fou prenait de plus en plus de sens, sauf pour moi. Je ne pouvais admettre que Lin était là, alors qu'il y avait à peine quelques secondes s''était une personnalité totalement différente. Ses paroles eurent un effet choc sur moi. J'eus l'impression d'avoir été durement frapper à la tête. Je ne pouvais croire ce qu'il disait, mais quelque chose en moi me disait de le faire. Quelque chose qui m'avait accompagné toute ma vie. Une chose qui ne m'avait pratiquement jamais induite à l'erreur. Mon intuition. Elle me disait de me fier à lui, que cet homme était Lin, que cet histoire était vraie, mais je ne pouvais me résigner à y croire comme ça. La voix remplie de trémolos, j'avais du mal à m'exprimer.


-Lin... Ne part pas... Je...

Je quoi ? Je ne pouvais rien faire pour lui. Je ne pouvais le féliciter d'avoir réussis. Il était complètement changé ! Je ne pouvais le laisser partir comme ça. Je ne pouvais annoncer ça à Ranfan. J'étais impuissante face à tout cela. Je tentais de ne pas laisser les larmes couler en m'éloignant lentement de ce qui était, apparemment, Lin. Je disais bien était. Je l'avais lâché, mais ne savais quoi faire à présent.

Dans le silence le plus total, je respirais l'air porté par le vent. Je tentais de reprendre mes esprits, mais un brouillard persistait à couvrir mon esprit. Je ne voyais que de la brume, plus rien n'avait de sens, plus rien n'était clair. Je fixais le sol, le regard absent. Sans le quitter, j'adressais dans un murmure quelques mots à l'adresse du Xénois, à moins qu'il ai dû... qu'il ai dû céder sa place...


-Que... que feras tu... maintenant ?

Maintenant qu'il avait accompli sa mission, qu'allait-il faire ? Il ne pouvait tout de même pas retourner à Xing sans sa garde du corps ! C'était insensé ! Il ne pouvait quitter Central sans elle ou sans savoir dans quel état elle était. Je ne pouvais imaginer Lin partir sans se retourner, laissant celle qui avait veiller sur lui durant toute ces années.
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Dim 18 Avr - 17:10

Lorsque Ayame le relâcha, Lin ne put tenir seul sur ses jambes, et s'agenouilla puisqu'il mettait le peu de forces qu'il lui restaient pour contenir le retour de Greed. Retour qui semblait d'ailleurs imminent. Cependant, la jeune fille semblait s'être calmée, et était devenue plus enclin à croire ce que l'homonculus avait raconté avec maladresse. Tentant de se calmer, Lin ferma les yeux, et inspira profondément. Puis, alors qu'il failli perdre le contrôle à nouveau, les mots d'Ayame attisèrent sa volonté. « Ne pas partir », en effet, il ne fallait pas céder, en aucun cas. Mais c'était si dur, si difficile de le contenir, l'impression de brûler de l'intérieur, de sentir le sang bouillir. Dans un sens, si il n'arrivait pas à faire cela, à quoi bon devenir Prince de Xing... cette simple pensée lui donna un peu plus de courage, et de ce fait, il se releva difficilement, et posa ensuite sa main sur le mur fraichement entaillé.

Il écouta alors attentivement la question d'Ayame Que faire maintenant ? Ce n'était pas si simple, car dorénavant Lin était en quelque sorte prisonnier des actes et des aspirations de Greed. Bloqué ici à Central, du moins, tant que Greed lécherait les bottes de son maître. Il ne pouvait pas non plus retrouver Ranfan, même si l'homonculus ne semblait pas emballé par sa mission de retrouver ses deux compagnons pour les tuer, il ne pouvait pas encore être sûr de ce qu'il ferait si il comprenait que Ranfan était l'une des personnes qu'il recherchait. La seule solution restait à vivre aux cotés de l'homonculus, épreuve de plus pour le prince de Xing.
« Je ne peux partir...sans Ranfan... de toute manière... Greed... l'homonculus en moi... il a des projets ici... » dit-il en se tenant la tête, qui lui paraissait au bord de l'explosion. Ces mots avaient en effet attisés la force de l'homonculus, qui ne voulait en aucun cas se faire trahir par son propre hôte au sujet de ses aspirations. Cependant Lin se concentra, garda les rennes, et continua.
« Comment... vont Ranfan, Who ? Ils... sont saufs ?... Je ne dois... pas les voir... dans mon état... pour l'instant... ne t'inquiète pas... pour moi... je vais m'efforcer de cohabiter... avec Greed... » dit il en affichant un sourire bienveillant et déterminé.

Puis il s'approcha, l'air sérieux, la sueur perlait à nouveau sur son visage, la douleur se faisait si forte que sourire gracieusement n'était plus possible et se tenant la poitrine, plissant les yeux à cause du mal qui le rongeait, il continua alors.
« Tu dois lui dire... à Ranfan, je t'en supplie... Ayame, moi... je serais... toujours là... désolé... je n'en peux plus... il est... » Lin n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il bascula vers l'avant tombant aux genoux de la jeune fille. Peu de temps après, il se releva et fit craquer son cou, cependant le regard avait changé, ce n'était plus Lin, mais Greed qui se dressait devant la jeune Amestrienne.

« Tsss ce Xénois en dit beaucoup trop... Bon ! Ma belle demoiselle, désolé de pas être ta tasse de thé, mais j'ai à faire. Je peux pas trop t'aider en fait, mais si jamais tu as besoin d'un coup de main, je suis là ! » dit-il finalement, se tenant à présent droit, un sourire et un regard avide accroché au visage. Cependant prête à partir, il s'arrêta et eut comme une illumination, comme si il venait de saisir des brides de ce qui venait de se dire entre les deux jeunes gens.
« Mais dis moi, j'y pense, tu connaitrais pas les potes de ce gamin par hasard ? Ranfan ? C'est ça ? » demanda-t-il finalement, le regard intéressé.


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Lun 19 Avr - 21:00

Lin était si faible, il prenait tant d'énergie à garder le contrôle de son propre corps. Je détestais cet homonculus d'avoir osé prendre son corps. D'un sens, le Prince de Xing avait ce qu'il cherchait: l'Immortalité. Quel prix aurait-il été prêt à payer pour une telle chose ? Il était toujours vivant, heureusement. Il devait y avoir un moyen pour qu'il n'ai pu à subir cette créature dans son corps. Malgré la souffrance qui l'habitait, Lin trouvait le moyen de s'inquiéter de ses gardes du corps. Les bras croisés sous la poitrine, je respirais un bon coup avant de m'exprimer. Je ne pouvais prendre mon temps pour lui répondre, sachant qu'il devait se battre pour chaque seconde où il avait le contrôle du corps.

-Ils sont... vivants... Who est à ta recherche et Ranfan... je m'occupe d'elle, ne t'inquiète pas, elle est en sécurité.

Si cet homonculus n'habitait pas le corps de Lin.. il l'aurait regretter. Amèrement regretter. Dans mon état actuel, je ne pouvais mener un combat sensé. Je tremblais toujours, n'étant pas en mesure de tenir mon arme, je n'avais plus mon équilibre, tellement que je m'adossais contre le mur à un moment. J'avais les idées trop mélangées pour penser à quoi que ce soit sans avoir mal à la tête. En ce moment, j'avais l'impression qu'un pic-bois avait décider de faire de la rénovation dans ma tête. Je ne pouvais rien pour les souffrances de Lin et le voir ainsi me donnait envie de... bordel ! Je ne voulais plus pleurer ! Pourquoi avais-je encore envie de pleurer ? N'avais-je pas verser assez de larmes ? Je ne pleurais jamais à mon habitude, ça n'allait pas commencer ! Mais... voir mon ami ainsi me rendait à la fois folle de rage et terriblement triste. Comment pouvais-je tenter d'apaisé les souffrances de Lin alors que je n'étais pas capable de panser mes propres blessures ? Je ravalais mes larmes et pris une autre grande respiration. Je sentais qu'il allait perdre le contrôle et je restais là comme une imbécile, pétrifiée devant cet affreux spectacle.

-Lin... Lin... Lin...

Je baissais la tête, sachant qu'il était trop tard; Lin n'était plus là. C'était dans un faible murmure que se perdait son nom, résonant sur les murs de pierre avant de se perdre dans le souffle du vent. Lorsque je levais la tête, c'était en entendant cet être ignoble prononcer le prénom de la garde du corps. Il avait une idée derrière la tête et ce n'était certainement pas faire plaisir à son colocataire. Je le fixais un long moment, me retenant de lui sauter à la gorge.

-Non.


Ce fut tout ce que je répondis. Non, je ne pouvais le mener à Ranfan sans courir le risque qu'il lui fasse du mal. Non, je confirmerais pas que Ranfan était bel et bien son nom. Non, je ne dirais que je connaissais les gardes du corps du prince. Non, il ne m'aura pas si facilement. Je fis un pas, avec un peu de maladresse, puis un autre, pour me retrouver à proximité de la chose nommée Greed. Je plongeais un instant mon regard dans le sien, serrant les poings. Je le frappais de toute mes forces à la mâchoire. Peu importe qu'il en souffre ou non, ça me défoulait. Même si je blessais le corps du prince, je me permettais quelques coups qui ne le tuerait pas.
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mar 20 Avr - 17:09

La réponse de la jeune fille fut naturellement négative. Dans tous les cas, si elle la connaissait elle ne l'aurait sans doute pas trahie, quoi de plus normal, une réaction humaine si prévisible... Mais Greed respectait et admirait cela en fait, c'était une des choses qu'il appréciait chez ses humains, toujours à se serrer les coudes. Bref, elles se connaissaient donc, il ne manquait plus qu'à la suivre pour trouver la fugitive, et finir le travail. Tss... « Finir le travail », en réalité Greed n'avait goût à rien et se perdait dans ces principes, cette foutue « mission » le rendait malade, rien qu'à penser qu'il travaillait pour quelqu'un d'autre que lui même ! Et puis il s'agissait apparemment d'une femme, ce n'était donc même pas la peine de penser à faire quoi que ce soit. Autant rentrer et dire qu'ils avaient probablement quitté le pays, ces étrangers, le « Vieux » a bien d'autres choses à s'occuper...

Alors qu'il réfléchissait un instant, il vit la jeune fille s'approcher de lui, le regard empli de haine. Il était aisé de comprendre qu'elle allait au moins être agressive, si ce n'est porter un coup, et cela semblait être le cas puisqu'elle prit de l'élan pour frapper. Il était peut être temps d'activer le bouclier ultime ? Quoi que si elle frappait comme cela à main nue, elle se briserait peut être le poignet... Raah ils sont chiants ces humains, c'était vraiment pas son jour. La réaction de Greed ne se fit pas attendre, et il fronça alors les sourcils, l'air bien plus sérieux qu'auparavant.

Un petit bruit sourd se fit entendre, et résonna dans le triste silence de la ruelle. La jeune fille l'avait frappé violemment à la mâchoire, et pourtant, rien de spécial, comme si une femme aurait frappé un homme : Greed n'activa pas son bouclier et sa tête bougea simplement à cause de l'impact.
« Je suis pas du genre maso... mais bon si sa peut te faire plaisir, vas-y te gène pas, j'ai déjà subit de pires mutilations pour avoir fait le con dans une autre existence. » dit-il. En effet Greed avait à présent un regard à présent désintéressé et vide, c'était évident, il n'avait aucune envie de répondre à la provocation de la jeune fille. Il se recula alors d'un pas, et expira légèrement, comme si un poids avait apparu sur ses épaules, cette fille lui avait changé les idées.

« Ràlàlà, je sens que je vais me faire tuer par le « Vieux » dit-il à voix haute, puis il continua « Bref, de toute manière je n'ai pas l'intention de lui rendre visite à ton amie, qui est également le compagnon d'arme du jeune garçon. Ça me gave tout ça en fait... J'ai envie de refaire une « vraie » vie » finit-il à la limite du rire forcé. Il s'éloigna alors lentement vers l'entrée de la ruelle, puis s'arrêta a mi-chemin en commentant , tout en faisant dos à la jeune fille et en levant la main droite.

« Le gosse, là, Lin, il me dit de te remercier du fond du cœur pour avoir protégé Ranfan. C'est vrai que tu te débrouille bien, ils ont de la chance d'avoir une amie comme toi » dit-il finalement. Il arriva et s'arrêta alors à la limite de la ruelle, et vit passer devant lui un couple provenant de l'allée de la prison, dont l'homme était bien fringué, sûrement un haut fonctionnaire de cette société. Ils ne lui prêtèrent aucune attention, pensant sans doute que cela devait être un sans-abri ou autre homme démuni qu'il fallait à tout prix ignorer. Dans un sens ils avaient à moitié raison, quel ironie pour l'Avarice, pensa l'homonculus en haussant les épaules.


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mar 20 Avr - 17:43

L'homonculus ne répondit pas à mon coup. C'était peut-être mieux ainsi. Je m'aurais bien défoulée d'avantage, mais il n'y avait rien de marrant à frapper la corps de mon ami. Saleté de créature. Le jour où il sortira de ce corps, je ne me gêne pas pour faire passer ma colère à son égard sur lui ! Pourquoi restais-je avec cet imbécile au juste ? Valait mieux que je retourne à l'appartement m'occuper de Ranfan. Elle était de bien meilleure compagnie que lui !

Ce fut à peine si j'écoutais Greed parler seul. Je ne croyais pas qu'il s'adressait à moi et de toute façon je m'en fichais. Je ne savais pas de quel vieux il parlait et je ne voulais pas le savoir. Je me fichais de ses projets de vie. En fait... pas tant que ça. J'étais curieuse de savoir ce qu'il allait faire avec le corps du prince. Qu'avait-il à accomplir ? Peu importe, il n'avait qu'à se trouver un autre corps pour le faire ! Je le regardais s'éloigner. J'allais enfin avoir la paix. Cependant, il s'arrêta et resta à l'entrée de la ruelle. S'il ne partait pas, c'était moi qui allait partir !

Alors que j'allais tourner les talons, j'écoutais ses dernières paroles qui venaient, apparemment, de Lin. Devrais-je le croire? Ce genre de paroles ne pouvait venir de lui. Penser qu'elles venaient de Lin me touchait. On ne pouvait dire que j'étais "amie" avec Ranfan, mais ça pouvait toujours évoluer en amitié. Alors que j'allais répondre quelque chose à l'homonculus, je vis un couple passer devant la ruelle et pas n'importe lequel. Je ne pensais plus qu'à détaler à présent. Je tournais les talons et sorti par l'autre côté de la ruelle, avec la rapidité et l'agilité d'un gazelle. Il aurait seulement fallu un seul regard pour que tout cela se termine et que je sois renvoyée de force au foyer familial.

Je laissais de côté Greed, je l'oubliais pour me concentrer sur ma course. Je continuais malgré la douleur de mes jambes qui se faisait sentir. Elles peinaient à me supporter, mais je ne pouvais me permettre d'arrêter. Mes larmes se mêlèrent aux gouttes d'eau volant d'une fontaine, je ne voyais plus très bien, ayant les yeux inondés, mais je ne pouvais cesser ma course. Lorsque je m'arrêtais, ce fut devant la bâtiment où se trouvait mon appartement. Je pris quelques minutes pour reprendre mon souffle. Assise devant la porte de l'immeuble, j'essuyais de nouveau mes larmes. Je me trouvais si pitoyable de pleurer ainsi. Ce n'était pas moi ça. C'était celle que j'étais avant. Je ne pleurais pas, c'était elle qui revenait me hanté avec mes vieux cauchemars et ces éternels sanglots.Ranfan ne devait pas me voir dans cet état. En aucun cas. Déjà que quelqu'un ai dû me voir ainsi était un coup dur pour mon orgueil.

Une fois que je fus totalement calmée, ou presque, je me levais et entrais dans le bâtiment. Je me rendais à mon appartement où je cherchais mes clés dans ma veste, pour déverrouiller la porte. Elles ne devaient pas être loin. Je prenais mon temps pour les chercher, redoutant le moment où je devrais expliquer à la garde du corps ce qui était arriver à son prince.
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mar 20 Avr - 18:19

Une fois que le couple était passé, sans nulle autre réaction, Greed s'étira et fit craqueler son cou, à son habitude, c'était une journée vraiment pourrie. Puis il entendit un bruit de course derrière lui, la jeune fille essayait-elle de lui porter un autre coup ? Ràlàlà... En fait non, le bruit se perdait dans la profonde ruelle, il la voyait courir à présent vers l'autre sortie, c'est incroyable ce que les humains peuvent courir vite. Mais cette fille, elle était vraiment... bizarre, elle semblait... effrayée, pourtant Greed ne pensait pas avoir prit un corps effrayent... Bref il était temps pour lui aussi de partir, de retourner dans l'antre des homonculus et faire son rapport, déjà un échec, c'est pas très cool pour un début, pensait-il en ricanant. Cependant alors qu'il allait tourner la tête, la lumière du soleil qui passa au dessus de son épaule vint faire briller un petit objet au loin, que Greed s'empressa d'aller ramasser par curiosité, peut être de l'argent... Des clés. Mais qui pouvait...

A cette idée, l'homonculus eut un petit rire amusé, décidément cette jeune fille était trop empressée, mais elle était aussi marrante dans un sens. Il eut donc la ferme intention d'aller les lui rendre, et se lança alors à sa poursuite, qu'il avait du mal à entreprendre d'ailleurs. En effet, à chaque fois qu'il arrivait à un point où était passée la jeune fille, celle-ci s'éclipsait dans une autre rue, et ainsi de suite... La poursuite dura une bonne dizaine de minutes, Greed qui ne s'était pas dégourdit les jambes fut ravi de l'exercice. Mais pourquoi faisait-il cela, elle ne pouvait tout simplement pas l'encadrer, et elle venait même de le frapper... Le Xénois n'avait également rien à voir dans tout cela. C'était la propre volonté de Greed que de rendre ces clés à sa propriétaire, alors qu'il aurait pu s'amuser à la laisser chercher, ou à les donner à un quelconque individu dans la rue... Il arriva finalement dans une ruelle plutôt calme, il souffla un instant, et vit la jeune fille rentrer dans un bâtiment à l'air sympathique. L'homonculus fit donc de même et s'invita dans les quartiers, silencieusement, toujours en suivant le trajet de celle qu'il suivait.

Finalement, malgré lui il arriva nez à nez avec la jeune fille... Il se frotta la tête, et commenta alors tout en tendant son autre bras.
« Hem.. Euh, comment dire... » balbutia-t-il un instant, décidément il avait un mal terrible à faire une bonne action... Il eut alors comme un éclair dans son esprit : si elle était là, devant cette porte, c'est que c'était forcément son appartement, et donc, la fugitive y était forcément. Cependant cette idée fut sourire l'homonculus qui préférera ne rien avoir vu, suivre la jeune fille n'avait pas fait partie de ses intentions au départ. Il continua donc, avec un air amical.
« Tu as fais tomber ça donc... tiens. » dit-il finalement en présentant sa paume ouverte.


« Le 9 novembre 1903, jamais je n'oublierai ce jour cher ami.
              Tout au long de ma vie je brandirai avec fierté, cette lame que tu m'as légué... »


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mar 20 Avr - 18:45

Je ne trouvais plus ma foutue clé ! Décidément, tout allait mal aujourd'hui ! Découragée, je laissais échapper un profond soupir. La tête contre la porte, je ne pouvais me résigner à cogner. C'était peut-être le destin qui ne voulait pas me laisser entrer. À moins que j'aille perdu ma clé quelque part. J'espérais que ce ne soit pas le cas, je ne voulais pas revenir sur mes pas. Alors que j'étais totalement découragée, j'entendis la porte du bâtiment s'ouvrir. J'espérais que ce ne soit pas la voisine du premier étage, elle m'énervait tellement ! Si je m'écoutais, je lui aurais enfoncer la tête dans le mur il y a de cela bien longtemps. Cependant, ce n'était pas elle. La personne montait les escaliers et passerait sûrement par cet étage. J'essayais de ne pas montrer mon grand désespoir et fit mine de chercher ma clé dans ma veste, du coup où elle s'y trouvait.

Je ne m'attendais pas à voir apparaitre ce fichu homonculus. Sur mes gardes, je reculais. S'il pensait entrer, il se trompait ! Je n'allais pas le laisser faire ! Il n'avait aucune raison pour expliquer sa présence ici. Qu'allait-il faire ? Je pourrais bien le pousser pour qu'il tombe dans les escaliers et faire passer cela pour un accident s'il tentait quoi que ce soit. Contre toute attente, il me présenta ma clé. Je le détestais. Hésitante, je la pris et la gardais au creux de ma main. j,avais trop d'orgueil pour le remercier. Si ça aurait été Lin, je l'aurais bien fais, mais pas pour Greed. Je n'allais certainement pas ouvrir la porte alors qu'il était toujours là. Une seule question se posait.


-Que vas tu faire à présent... Greed ?
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Nick Falcon
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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mar 20 Avr - 19:31

Comme il l'aurait imaginé quelque temps auparavant, elle lui arracha les clés des mains pour ensuite faire barrage de sa propre personne, à l'accès de son appartement. Encore une autre preuve d'une possible amitié avec la fugitive, qu'elle devait donc protéger à cet instant. Maintenant la jeune fille semblait aller mieux, ses yeux s'étaient adoucis et avaient quittés la tristesse qu'ils contenaient jusqu'à présent. Voyant qu'elle le regardait comme si il allait l'attaquer il commenta.
« Je n'ai qu'une parole... on va dire que je ne connais pas où tu habite. » dit-il avec un léger sourire, malgré le fait que la simple curiosité de voir la personne qui avait défié « Père » était très présente, mais s'estompa rapidement.

Puis, aux mots de la jeune fille, il eut un petit rictus, il mit alors à nouveau ses mains dans ses poches, cachant l'ouroboros qu'il n'avait pas pensé à camoufler depuis pas mal de temps. Qu'allait-il faire maintenant ? S'intéressait-elle à présent de son futur et de ce qu'il voulait entreprendre ? Étonnant venant de la part de celle qui le méprisait depuis leur rencontre, enfin, il ne se faisait aucune illusion, cela devait être plus du genre à connaître les intentions de l'homonculus pour se préparer à toute éventualité, voir à l'affrontement. Il ne prit alors aucun détour, et répondit alors franchement, de toute manière il en avait déjà trop dit. Des mots en plus ou en moins n'y changeraient absolument rien.
« Je retourne garder les souterrains, jouer le chien-chien solitaire. L'endroit où ton pote Xénois à trouvé ce qu'il cherchait. Et puis je n'ai plus grand chose à faire ici. » dit-il avec un air déprimé, au moins il ne mentait pas, et ne disait rien sur ses projets personnels. Sur ce, il salua de la main, et s'écarta pour partir.

Tandis qu'il s'éloignait tout en regardant devant lui, il s'arrêta au bout d'un instant, et confia à la jeune fille.
« Je sais que tu m'apprécies pas, mais je préfère te prévenir. Sache qu'en ces lieux, on ne me permettra pas d'avoir une quelconque pitié envers mes adversaires. Ne va pas là bas, tes amis ont besoin de toi ici. »

Puis il lança finalement.
« Ah au fait, une femme ne devrait pas pleurer, ça fait de la peine, et t'as des potes pour te soutenir. Bref, va de l'avant et éclate toi. Pour le peu que ce monde le permet encore. » dit-il en descendant les escaliers. Éprouver de la peine ? C'était bien possible en fait, à force de vivre et de côtoyer les humains, on comprend bien mieux leurs sentiments si intéressants. Cette jeune fille lui avait remémoré pas mal de chose aujourd'hui, des choses dont il ne pensait même pas soupçonner l'existence...


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MessageSujet: Re: Fuir le passé   Mer 21 Avr - 19:33

Je ne savais si c'était une bonne idée de croire en la parole de Greed. Il avait beau me dire qu'il ferait comme s'il ne connaissait pas mon lieu de résidence, il ne pouvait pas supprimer cette information de sa mémoire. Il pouvait donc venir quand il le souhaiter s'il avait besoin. Je devais rester sur mes gardes, et veiller sur Ranfan. Je ne faisais pas du tout confiance à ce type. Voilà pourquoi je ne me fiais jamais aux apparences. Derrière le corps de mon ami se cachait un être immonde qui avait prit le contrôle.

J'attendais qu'il quitte l'immeuble, mais il continuait à parler. Je me fichais bien de ce qu'il pourrait faire. En fait, non. savoir ce qui arrivait à Lin en ce moment me préoccupait et je savais maintenant où il serait. Ça avait beau être dangereux, je préférais jugé par moi-même. Par contre, pour le moment, je devais rester ici. Il y avait une jeune fille qui avait besoin de se rétablir. Je devais m'occuper d'elle avant tout.

Il s'éloignait et je me tournais vers la porte. J'insérais la clé dans la serrure et le regardait s'éloigner avant de déverrouiller la porte. Cependant, il s'arrêta. Les mots qu'il me sorti avait du vrai et ne me laissait pas indifférente. S'il était à ma place il comprendrait ce que cela faisait de se retrouver face à la personne qui m'a maltraité durant une grande partie de mon enfance, qui me frappait pratiquement à tout les jours et de voir celle qui m'a mise au monde ignorer la situation. Il pourrait savoir ce que cela faisait de se retrouver face au lieu où l'oncle qui m'a initié au crime était maintenant enfermé par ma faute. Il n'était pas à ma place. Il ne pouvait comprendre. C'était parfaitement normal.

Puisqu'il était partit, je déverrouillais la porte de l'appartement et entrait avant de la verrouiller une fois de l'autre côté, question de sécurité. Je lançais ma veste sur le canapé et allait m'enfermer dans la salle de bain où je me fis couler un bain chaud. Retirant mes vêtements et les jetant dans un coin, je me laissais glisser dans l'eau brûlante avant de fermer les yeux.
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