Rencontre entre deux estropiés



 
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 Rencontre entre deux estropiés

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MessageSujet: Rencontre entre deux estropiés   Lun 3 Mar - 19:19

Gauche, droite, gauche, droite... Jamais mettre un pied devant l'autre n'avait semblé aussi difficile au faux cowboy qui parcourait d'une démarche chancelante les rues du centre ville. Le poncho ondulant avec lui, le chapeau maladroitement posé sur le haut de son crâne, le pauvre homme se mouvait avec la grâce d'un navire en train de sombrer, manquant de tomber un peu plus à chaque pas. C'est fou ce que le monde peut tanguer après quelques verres de trop. Il avait l'impression que l'océan avait remplacé le bitume pour ne laisser qu'un magma instable dans lequel ses bottes s'enfonçaient avec une aisance effrayante. Ses yeux lui jouaient des tours, lui montrant des poteaux ondulant et des paysages à l'horizon bancal, et son ouïe semblait décider au hasard des sons à capter ou à ignorer, changeant le train train de la rue en une cacophonie chaotique insupportable.
Ca n'avait beau pas être sa première cuite, jamais il n'était habitué à cette terrible sensation de bourdonnement qui emplissait son crâne. C'était douloureux, lancinant, et lui donnait l'impression qu'une ruche avait élu domicile quelque part entre sa cervelle et son squelette. Mieux encore, sa mémoire était au moins aussi brouillée que sa vision. Il n'avait plus aucune idée de quel bar il sortait ni même pourquoi il y était entré. Tout ce qu'il restait se résumait à des flashs ici et là, des visages auxquels il ne pouvait accrocher de noms et des verres contenant des liquides colorés qu'il valait peut être mieux ne pas identifier.
Le fugitif recherché par les autorités s'était retrouvé en bien mauvaise posture. Cela faisait quelques jours déjà qu'il résidait à Centrale, profitant de l'appartement d'une connaissance pour éviter de dormir dans le caniveau, mais peinait désormais à en retrouver le chemin. Il n'avait déjà pas la moindre idée d'où il était exactement, alors de là à retrouver une porte parmi des milliers d'autres au sein d'une ville gigantesque... Pourtant, s'il tournait en rond ici trop longtemps, il finirait par croiser un officier un peu plus dégourdi que les autres qui reconnaitrait sa figure et tenterait de le mettre au trou. Il pourrait toujours lui exploser la cervelle d'un coup de flingue, mais il préférait éviter cette solution radicale dans la mesure du possible. La violence était peut être son truc, mais certainement pas le meurtre.

Mais alors que ses neurones intoxiqués tentaient de remettre en place ce qui pouvait l'être, notre pistolero alchimiste eut le malheur de percuter un petit bonhomme visiblement affairé à sa tâche. La frêle silhouette percuta l'homme chancelant de plein fouet, se mangeant un automail au passage dans un vieux bruit de ferraille. Manquant de trébucher à son tour, Adrix parvint tant bien que mal à garder son équilibre avec une pirouette n'ayant rien à envier à celle d'un artiste de cirque. Après d'interminables secondes son cerveau parvint à comprendre ce qui venait de passer. C'est donc avec un sourire gêné et une haleine de chacal en putréfaction qu'il tendit une main secourable à sa victime accidentelle.

    -Oops, désolé petit je t'avais pas vu, je suis plus très frais. Ca va ? Pas de bobos gamin ?

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Edward Elric
Fullmetal Alchemist

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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Mar 4 Mar - 6:59

Edward avait passé une semaine éreintante. La mission qui l'avait épuisé, sans compter qu'à force d'enchainer d'autre mission avant il n'avait pas pu se reposer, malgré ses trois jours de sommeil à Soorow après la mission, il n'avait pas complètement récupéré, et revenu ici non plus. Edward était hanté par des mauvais rêves, la transmutation humaine ratée se superposant à ce qu'il avait vu lors de sa dernière mission, ce n'était pas un bon mélange et il ne parvenait pas à dormir plus de deux ou trois heures par nuit. Bien qu'épuisé il était incapable de dormir et souffrait désormais d'insomnie, c'est sans doute pour cela qu'après une journée mouvementer de plus où il avait revu cet étrange garçon d'ailleurs, qu'il arpentait les rues à une heure tardive. Ne pouvant dormir, il avait décidé de profiter de la douceur de la nuit et avait dit à son frère partir se promener un peu pour s'épuiser suffisamment pour ne pas se réveiller de la nuit une fois rentrer.

Il bailla un coup, en plus à cette heure-ci, les ivrognes sortaient des bars, il en avait déjà cogné trois, qui les yeux pas en face des trous, l'avait appelé « ma jolie » et fait des propositions indécentes, désormais, ils « dormaient » dans le caniveau. Non mais quoi ! Oui, il avait les cheveux longs, oui, il avait une taille... Moyenne, mais non, il ne ressemblait pas à une fille !!!

Du coup tout occuper à râler dans sa barbe inexistant, Edward fut renversez par un inconnu qui en plus lui donna un coup en tentant de garder l'équilibre, Edward lui finit par terre sur les fesses. Ouille ! Que ça faisait mal, a son postérieur et à sa mâchoire, il se la massait d'ailleurs, quand une main secourable lui fut tendu, il la saisit et se relève, puis entendit ce qu'il ne fallait pas. Il lâcha la main et gesticula dans tous les sens en hurlant.

- QUI EST SI PETIT QUE MÊME AVEC UNE LOUPE ONT NE PEUT PAS LE VOIR ET QU'ON LUI RENTRE DEDANS !!!!????

Logique quoi. Et splash ! Il se prit de la flotte sur la tronche et l'inconnu en face de lui aussi. D'un balcon, une femme leur cria dessus de se la fermer que des gens dormaient. Vu l'équipement de choc qu'elle avait sous la main, elle était habituée aux ivrognes sous sa fenêtre qui beuglait. Lui qui voulait se fatiguer, le voilà bien réveiller, et haleine de chacal en face de lui devait être de nouveau sobre avec une douche pareille. C'était quoi cette dégaine d'ailleurs ? Un cowboy raté ?

Aie aie ! Il porta la main à sa mâchoire, voilà que la douleur revenait à grand pas, ce mec devait avoir un auto-mail, sinon ça n'aurait pas fait aussi mal. En le regardant il avait une vague impression de déjà-vu.

- Vous êtes un vrai danger public... ATCHA !

Le blond sorti un mouchoir de sa poche, trempé... La poisse, il se frotta le nez avec sa manche du coup. Ce n'était pas bien mieux.

- Je vous raccompagne chez vous avant que vous ne fassiez d'autre accident. C'est où ?
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Lun 10 Mar - 9:23

Raaaaah ! La migraiiine ! Pourquoi elle se met à couiner aussi subitement la crevette ? On l'aide à se relever, et voilà qu'il gigote comme un poisson hors de l'eau en beuglant des imbécilités. Et un poisson beuglant n'était pas suffisamment courant pour qu'Adrix puisse le gérer dans son état actuel. Bon okay, il l'avait bousculé par incident, mais il s'était excusé nan ? Adrix fixait ce déballement d'énergie avec un œil à mi chemin entre l'étonnement et celui d'un mort vivant à qui on narrerait les dernières variations la bourse. C'était bien les jeunes ça, capables de sautiller autant à une heure pareille. Ce n’était tout de même pas sa faute si l'univers entier s'était mit à tanger sous ses pauvres petits petons fragiles ! Et qu'est-ce que c'est que cette histoire de loupe ?

    *Aaaah ma tête*


Le cowboy posa sa main sur son front, espérant que la fraicheur du métal apaise un peu ses souffrances... sans grand succès. Saleté d'alliage de carbone, même pas fichu de capter la température ambiante correctement ! Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour une petite brise glacée, ca permettrait d'oxygéner ses poumons et...

/SPLASH/

... Ou alors un seau d'eau glaciale en pleine poire. Ca marche aussi hein. Un peu plus humide comme méthode peut être. Le Desperado resta planté là un instant, laissant à cette trempette importune le loisir de faire tout son effet. Rien de tel pour réveiller un homme et le dégriser un peu ! Ca lui épargnait même l'étape salle de bain en arrivant tiens ! Et... Oh mince !
D'un geste il récupéra son chapeau pour l'inspecter. Ouf. Ce bon vieux couvre chef semblait ne pas avoir souffert. Ca l'avait même décrotté un peu à dire vrai. Il gouttait de manière pathétique, mais il était toujours mettable. Adrix ne saurait pas comment réagir si son bien le plus sacré venait à être endommagé par une vieille folle. Enfin, à part la solution évidente consistant à faire sauter l’immeuble en représailles.
Il était en pleine réflexion quant à une vengeance inutile quand le minus reprit la parole.

    - Vous êtes un vrai danger public... ATCHA !


Adrix eut un sursaut réflexe, sa main droite esquissa un infime geste presque instinctif vers sa ceinture. En général, quand il entendait ses mots, c'était de la bouche de quelqu'un venant l'arrêter ou lui casser la gueule, voire les deux. Voyant qu'il s'agissait là d'une fausse alerte, le fugitif laissa retomber la pression. Son quotidien harassant avait finit par graver ces mauvaises habitudes dans sa chair.
Son corps réagissait avant ses pensées, et son ébriété n'aidait pas évidemment.

    - J'apprécie ton offre mais je dois aller retrouver un ami plus t... Rah saleté de haut trempé.


Soulagé, il entreprit d'essorer son poncho... sans comprendre qu'il venait, par la même, de dévoiler un des gros révolvers pendus à sa ceinture. Et pour un civil, à fortiori un ivrogne, ce jouet avait l'air rudement professionnel. Ce n'était pas le calibre d'un petit braqueur agressant les jouvencelles le samedi soir dans une ruelle sombre pour obtenir une petite culotte.

    - Mais d'ailleurs, qu'est-ce que tu fais dehors à cette heure ci dans un quartier aussi merdique ? Où sont tes parents ?


Il le regarda de haut en bain. Sa tenue lui évoquait vaguement quelque chose, mais il n'aurait su dire quoi. Et il s'en fichait un peu aussi pour être honnête. Et là, comme traversé par un éclair de génie, son visage s'illumina et il gratifia Edward d'un sourire louche.

    - Noooon ! Je sais ! Tu cherches un peu de "compagnie" pour t'amuse hein~ ? Ca veut devenir un homme hein ? Petit coquin, va ♥ Je faisais pareil à ton âge…. Enfin j’crois. Mais c’est quand même mieux si tu te trouves une copine pour faire ça. T’as pas une petite amie à occuper ?


Et il lui donna même un petit coup de coude complice, complètement dans son délire érotique.



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Sadike
Le FullArmor Alchemist

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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Lun 10 Mar - 10:27

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


Alphonse courait dans les rues de Central, complètement paniqué. Il s'inquiétait plus que beaucoup pour son frère, d'autant plus qu'il faisait nuit ! Rha mais il avait quoi à la place du cerveau Edward ? Et il n'était pas dans son état normal ! Pas frais du tout, très fatigué... Et dire que Al s'efforçait de le garder en vie, du moins... Ouais, non, il était son ange gardien autoproclamé en faite.

Le petit frère ne lâcherait plus l'aîné tant que ce dernier était dans ce piteux état, entre la vie et la folie. Peut-être qu'Alphonse exagérait, et même qu'il exagérait beaucoup... Mais son frère avant tout, sa seule famille qu'il lui restait à vrai dire.

Clong, clong, ses pas de course résonnaient dans la nuit avancée de la capitale. Les rues étaient désertes, désertes de toute personne normale. Mais criminels et autres gens de la pègre se faisaient toujours une joie de dépouilles les malheureux qui avaient le malheur de venir se promener là la nuit.
Il bifurque dans une rue sombre, comme toutes les autres en faite, et se met à courir de plus belle. La lune, cachée par d'épais nuages, ne l'aidait pas à bien se repérer. Il n'y voyait rien en clair.

L'armure y allait à l'instinct, espérant tomber par miracle sur son aîné moins mature que lui. Des fois, l'âge ne faisait pas tout, hein. Soudain, il entend des voix, trop loin pour comprendre. Il continue à courir, persuadé que c'est son frère. Ah, il arrive enfin à comprendre des bribes de conversation:

- Mais c’est quand même mieux si tu te trouves une copine pour faire ça. T’as pas une petite amie à occuper ?  

Hein ? Pardon ? C'était qui ce gars là ? Alphonse n'y voyait rien, mais rien du tout, il arrivait juste à distinguer deux ombres dont une plus petite que l'autre. Sûrement son frère. La grande armure arrive avec fracas devant les deux personnes, une lueur d'inquiétudes et de colère dans son regard vide. Il zieute l'inconnu puis regarde son frère. Ils s'étaient jetés dans un lac ou quoi ? Pourquoi étaient-ils trempés comme ça ? En plus il connaissait la résistance de son frère au froid... Crève en approche...

- Edward ? C'est toi ? Mais pourquoi t'es mouillé comme ça ?

Il avait croisé les bras, se donnant une allure imposante, mais sa voix trahissait sa grande inquiétude.

- Et c'est qui lui ? demanda-t-il ensuite en désignant Adrix du pouce.
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Edward Elric
Fullmetal Alchemist

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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Mar 11 Mar - 6:46

D'accord, ce mec n'était vraiment pas net, et quel moulin à paroles. Edward le regarda se battre avec ses vêtements mouiller, si lui risquait la pneumonie, l'homme en face semblait dessoulé, radical la technique de la mamie. Le petit blond frappa dans ses mains et les plaqua sur lui-même, faisant s'évaporer l'eau, ainsi, il fut sec. Puis il releva la tête.

- Qu'est-ce que ça peut vous faire ?

Puis Edward plissa des yeux en entendant ce que l'homme insinuait, c'était n'importe quoi, cependant Edward recula d'un pas en voyant l'arme. Et pas n'importe quoi, il devait se méfier, cet homme était sans doute dangereux, bien que là, il ait l'air d'un abruti fini. À la dernière phrase Edward pensa à une certaine blonde fanatique de clef à molette, et rosi légèrement avant de se reprendre.

- Je ne suis pas un pervers en manque ! Et je me promenais juste moi ! Je ne me bourre pas la gueule MOI !

Non mais il le prenait pour qui ?

- Puis que vous allez voir votre ami, je ne vois pas pourquoi nous interagissons d'avantage. Bonne soi....

Edward tourna la tête vers son frère. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Il avait l'air inquiet, bien sur l'autre ne pouvait le voir, mais Edward savait déchiffrer les émotions de son frère prisonnier de cette armure inexpressive. Qu'est-ce qu'il s'en voulait, il avait encore donné du souci à son frère. Il était peux être temps de lui parler de ses insomnies.

- J'étais mouillé, par ce que l'on s'est pris, le zigoto-là et moi, un seau d'eau sur la tronche. Qu'est-ce que tu fais là ? Je t'avais laissé un mot.

D'ailleurs l'autre allait surement faire le rapprochement, souvent les gens faisaient ce rapprochement en voyant les deux frères ensembles, deux gamins, l'un en armure et l'un plus.... En manteau rouge. Enfin en général, c'était les militaires et ceux qui avaient quelque chose à se reprocher qui les reconnaissait. Pas les civils. Ou parfois, il avait des fans.

Edward soupira, son frère se voulait impressionnant en plus, il était en mode « je protège mon frère si vous le touchez, je vous en colle une » décidément des fois, c'était à se demander qui était l'ainé sur eux deux. Mais la ça faisait tout sauf peur, ou peux être pas, Edward le connaissait et n'était pas impressionner, mais quand était-il de l'homme au flingue cacher.

- Je ne sais pas...


Réponds le blond et à vrai dire, il s'en fichait. Soudainement, il se sentait las, fatigué, si l'eau lui avait mis un coup de fouet, désormais la fatigue revenait. Et il n'avait toujours pas trouvé de pharmacie pour acheter des somnifères. Remarque, elles devaient toutes être fermées maintenant. Il faudrait qu'il en achète demain.
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Sam 15 Mar - 12:35



Tandis qu'Adrix tentait tant bien que mal d'essorer ce qui pouvait l'être, l'autre gamin appliqua une méthode bien plus radicale. En apposant les mains sur son costume détrempé, il transmuta toute l'humidité accumulée dans les fibres en vapeur dans un petit sursaut d'énergie surnaturelle. Le seul oeil visible du Deseperado en resta figé de surprise... Oh. Un alchimiste. Un alchimiste blond ne dépassant pas le mètre soixante à tout casser. Voilà quelque chose qu'on ne voyait pas tous les jours, et qui n'était pas forcément porteur de bonnes nouvelles pour sa fraise. Les méninges du criminel en cavale ne pouvaient que tourner à plein régime face à une telle découverte.

    *Il est tellement mignooooon !*


Regardez moi ces petites joues rosées ! Ca devrait être en train de découvrir les joies de l'adolescence et pourtant ça utilise déjà l'alchimie comme une grande personne ! N'était-ce pas adorable de voir un enfant se démener pour rentrer dans le monde des adultes de cette façon ? Il était plein de promesses en plus ! Ce n'était pas si facile que ça de se débarrasser d'une telle quantité de liquide sans endommager les vêtements par la même occasion. Adrix ne voyait pas de cercle de transmutation, mais il était sans doute inscrit quelque part sur les gants du jeune homme. Après tout le sien était bien gravé à l'intérieur de ses automails et personne ne trouvait quoi que ce soit à y redire.
Pourtant, plus il y pensait, et plus quelque chose titillait sa mémoire. Un alchimiste... petit... pas de cercle, manteau rouge... Il était persuadé d'avoir déjà entendu ce genre de choses quelque part mais peinait à s'en remémorer les détails. Le problème avec une mémoire comme la sienne c'est qu'il n'était jamais sûr de la fiabilité de ses souvenirs. Certaines brides de mémoire s'avéraient souvent n'être que des inventions des toxines qu'il ingérait à intervalles bien trop réguliers.
Fort heureusement pour le Fullmétal, avant qu'il n'ait eut l'occasion de mettre 1 et 1 ensemble pour faire 2, une remarque le tira de sa réflexion.

    - Je ne suis pas un pervers en manque ! Et je me promenais juste moi ! Je ne me bourre pas la gueule MOI !

    - EH ! Comment ça en manque ?!


Oui, bon, certes, on ne peut pas dire qu'il ait eut un franc succès avec les dames depuis quelques temps, sans doute à cause de son odeur et de son attitude poivrot, mais quand même ! Ce n'était pas la peine de lui rappeler ses échecs passés de la sorte. Sa joue se souvenait encore de toutes les baffes qu'il avait reçu pas plus tard qu'hier alors qu'il s'était approché un peu trop près d'une charmante demoiselle. Il aurait peut être dû vérifier que le petit ami n'était pas assis juste à côté à ce moment là.... Il cognait fort cet abruti !

En parlant de trucs qu'on ne voit pas tous les jours... Voilà qu'un type aussi grand qu'Edward était petit venait se joindre à leur petite conversation on ne peut plus courtoise. Visiblement, c'était une connaissance de l'alchimiste de poche vu qu'il se dirigeait vers lui en couinant sans nom à plein poumons.

    *Ouah, ça c'est de la boîte de conserve géante*

    - Ah bah tiens voilà ton... papa ?


On aurait pu facilement en rentrer deux comme lui là dedans, et sans doute trois ou quatre Edward sans grande difficultés. Pourtant sa voix avait une consonance plutôt aigu, un contraste comique avec le physique baraqué que le cowboy lui devinait. Cette intonation se faisait aussi un devoir de ruiner l'aspect menaçant que le colosse essayait de se donner. Dans d'autres circonstances, Adrix aurait sans doute été inquiété par la possibilité de se prendre une quelconque baffe, mais pour des raisons évidentes, ses capacités le rendait assez confiant face à des gus recouverts de ferraille.

    - Et c'est qui lui ?

    - Hmf, tous les mêmes les types en armure : Ca dit pas bonjour et ça se présente même pas en premier. Tout se perd, tout se perd.


Essayant d'occulter le fait qu'il parlait comme un vieux grincheux, le Desperado décida qu'il allait se montrer grand prince et faire le premier pas.
    - J'ai cru que tu ne demanderais jamais...


Dans un geste qui se voulait élégant, le cowboy réajusta son chapeau et prit une pose dramatique.

    -Afin de préserver le monde de la dévastation
    Afin de rallier tous les gars autour d’un bourbon
    Afin de détruire l’ennui et la sobriété
    Afin d’étendre ma classe jusqu’à la voie lactée
    Je suis…


    Cerveau : *Ne donne pas ton vrai nom, ne donne pas ton vrai nom, ne donne pas ton vrai nom*

    - El Desperado, Adrix Viyers, plus attirant qu’une bonne bière! Faîtes moi un calin et allons faire la fête !

    Cerveau : *You are dead to me...*

    -Quuuuuuulbutoqué

    Cerveau : *Et c’était quoi ça ?!*


Complètement aveugle au fait qu'il venait potentiellement de déballer devant un Alchimiste d'Etat qu'il était un déserteur recherché pour une bonne poignée d'attentats plus ou moins réussis, le cowboy alchimiste bomba le torse avec fierté. Il était persuadé d'être quelqu'un d'indéniablement cool, malgré son air miteux et les cernes qui traduisaient un rythme de vie plus qu'instable.

    *Tousse* Désolé ca arrive parfois.


Bien décidé à se montrer chaleureux dans sa présentation, il gratifia Alphonse et Edward d'une tape amicale. Mais lorsque son automail percuta la carapace d'acier du cadet, un gros bruit métallique vint chatouiller leurs oreilles.
Adrix haussa un sourcil perplexe. Il avait rêvé ou bien cette armure sonnait... un peu creuse ?

    - Tiens... ? T'es... Plus maigre que tu n'en as l'air on dirait mon gars °^°"
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Sadike
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Dim 16 Mar - 13:20

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


Ce gars était complètement taré et à vrai dire, Alphonse était content d'être arrivé si vite. Laisser son frère faible et fatigué avec un énergumène pareil, pas très bon... La grande armure soupire tandis que Edward se sèche à l'aide de l'alchimie que que l'autre, Adrix un truc, continue à parler. Ce nom lui disait quelque chose mais il n'arrivait plus à se souvenir d'où il l'avait vu...

Mais le jeune cadet se sentit mal à l'aise lorsqu'il vint taper son armure. Ça sonnait creux et pour cause, il était vide. Heureusement que l'autre ne l'avait pas vu comme ça. Il soupira de soulagement intérieurement avant de s'empresser de répondre:

- Heu oui... J'ai des problèmes de santé...

Mais quel mensonge ! Mais cela servait à préserver leur secret, il n'avait pas envie de devenir un sujet d'expérience et encore moins envie que son frère n'aille en cours martiale. C'était pas bon pour eux tout ça...

Alphonse passa une main dans le dos du Fullmetal, histoire qu'il ne s'écroule pas. en effet, la grande armure voyait bien qu'il commençait à vaciller. Fatigue ou froid ? les deux des fois. Et puis il avait besoin d'un frère en pleine forme pour lui passer un savon et savoir pourquoi il ne dormait pas même s'il avait une petite idée. Le jeune garçon voulait s'esquiver et partir le plus vite possible, aussi il prit la voie de la politesse pour s'échapper.

- Edward et Alphonse Elric, dit-il en désignant son frère puis lui même avant d'ajouter rapidement, mais nous devons rentrer, j'en suis fort navré.

Il attrapa le bras de son frère et commença à la tirer pour le sortir de cette ruelle et aller lui faire prendre une douche chaude mais surtout le coucher. C'est à peine s'il tenait debout ! Mais encore une fois, l'armure pouvait mal juger, le noir n'aidant pas à la renseigner.

Franchement, des fois, Ed avait des idées tordues... Aller se promener en pleine nuit alors que les rues n'étaient pas sûres pour un gamin, même s'il était un Alchimiste redoutable. Et puis pourquoi il ne l'avait pas attendu ? Ils auraient pu parler de ses insomnies ! Parfois, Al avait l'impression que son aîné ne lui faisait pas confiance... Et il se demandait pourquoi. Certes, ce n'était pas des choses que l'on pensait au sein d'une famille mais... Etait-il vraiment Alphonse Elric ? Rien ne le lui prouvait ! Il n'avait pas de corps et les souvenirs n'étaient que des informations...

Ah, voilà qu'il commençait à douter... Mais en même temps... C'était si plausible... La grande armure lâche son "frère" pour regarder ses mains. Elles tremblaient, comme s'il eut été atteint d'une maladie. Pas de corps de chair, des souvenirs faussés, un frère qui ne lui disait pas tout... Il n'était pas, non, il n'était pas un Elric... Car entre frère on se disait tout, non ? Il il ne cachait rien à Ed... La grande armure doutait, elle ne faisait plus attention au monde qui l'entourait, si bien que dans un geste désinvolte, elle pu frapper Adrix en plein visage...
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Edward Elric
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Mer 26 Mar - 15:23

Adrix Viyers.... Ce nom lui disait quelque chose.... Une chose était sur ce mec était taré ! Il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi déjanté, et pourtant, il en avait croisé des gens louches depuis le début de leur aventure. Edward avait préféré ne pas relever à la remarque comme quoi Alphonse était son père, ce mec était ivre et disait vraiment n'importe quoi. Le blond se frappa le front de sa main de chaire en entendant son frère donner leurs noms. La bonne idée que voilà. Non mais on n'avait pas idée de dire leur vrai nom à un timbrer !

Adrix Viyers.... Qu'est-ce que cela lui rappelait. Où avait-il déjà entendu ce nom...
Il se souvenait de soldat discutant. Prononçant ce nom, mais il n'y avait pas fait attention, il avait continué sa route tendit qu'Alphonse le suivait comme toujours. Ils c'étaient rendu dans le bureau de mustang rendre leur rapport sur Soroow... Il avait reçu les brimades habituer, et c'était énerver, comme d'habitude, jusque-là rien de nouveau. Tandis qu'il s'énervait son frère le retenait, comme d'habitude, il avait donné un coup de pied involontaire dans un tas de dossier et les feuilles avaient volé dans les airs, retombant lentement du a l'effet de la gravité... Un avis de recherche lui était passé devant le nez d'ailleurs, mais il n'y avait pas prêté attention sur le moment. Bien trop occupé à vouloir étrangler son supérieur avant que son petit frère ne le tir hors du bureau qui venait de souffrir de la tornade Elric.

Revenons en arrière, pause, arrêter sur image. Sur l'avis de recherche était marqué mort ou vif, ça promettait, mais une photo, un chapeau de desperado, une gueule à faire peur tellement le mec semblait bourrer sur celle-ci, un seul œil de visible. Il y avait écrit, auto mail, armée, extrêmement dangereux... Visiblement, on pouvait rajouter, "complètement crétin..."

Adrix Viyers.... C'était donc un criminel... Maintenant fuir, ou l'arrêter, il n'était pas dans une forme olympique, il fallait bien l'avouer... Tien, mais qu'avait Alphonse ? il lui prit une de ses mains tremblantes.

- Alphonse ? Ça ne va pas ?

Pas de réponse à la place-il dû faire un pas en arrière en s'accroupissant pour éviter le coup que l'armure venait de lancer, Adrix n'eut pas cette chance visiblement vue qu'il se prit la baffe en plein dans le nez... Voilà les ennuis allaient commencer maintenant. Lui qui voulait être tranquille en ce moment, il avait même poussé le vice à faire une demande de congé, lui ! Depuis qu'il était alchimiste d'état, il n'avait pas pris un seul jour.

Mais là n'était pas le problème, Alphonse avait des absences, était-ce une seconde phase ? Cela paraissait peux probable, mais bon, avec l'alchimie, on pouvait s'attendre à tout, et un rien l'inquiétait quand cela touchait son frère.

Il se redressa donc et attrapa le bras de son frère de ses deux mains.

- Alphonse ! Qu'est-ce qui ne va pas !? Calme-toi.
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Ven 28 Mar - 14:07

Il était vraiment intriguant ce type en armure. Il avait le physique d'un golgoth carapacé d'acier, et pourtant il s'exprimait avec une politesse et une élégance au diapason de cette allure inquiétante. Dommage que ces deux là ne soient pas partant pour venir partager un petit verre en sa compagnie, il aurait été ravis de passer un peu de temps en bonne compagnie. La vie en cavale avait cela de déprimante qu'elle lui interdisait tout moment de quiétude avec de bons camarades. C'était tous les jours un nouvel endroit à aller explorer, une nouvelle cachette à dégoter. Jamais le temps pour un café sur une terrasse.

Pourtant, aussi bien élevé soit-il, cet... Alphonse c'est ça? présentait des tics nerveux singuliers. Il venait de s'arrêter en plein mouvement et observait déjà ses mains agitées de tremblements inquiétants. Adrix avait déjà vu ce genre de phénomènes. Bigre, il en expérimentait des semblables tous les deux jours. C'était un effet secondaire courant de la consommation de substances peu recommandées. C'était un camé lui aussi ? Il n'avait pourtant vraiment pas l'air... Intrigué, le cowboy wannabe se rapprocha, tant par curiosité que pour donner un coup de main et

SBAM

En parlant de coup de main, il venait de se prendre une paluche en acier d'une bonne dizaine de kilos en plein dans le museau. Sa maigre carrure fut complètement soufflée par l'impact et c'est sans grande surprise qu'il se retrouva à terre après une jolie pirouette. Son corps à moitié assommé s'écrasa sur le pavé, non sans qu'un petit "plaf" ne rappelle la présence de la flaque d'eau de tantôt.
    *AOUTCH !*

Ca faisait un mal de chien nom de dieu ! Tu parles d'une méthode pour décuver rapidement ! Déjà que la gueule de bois lui pendait au nez, maintenant il avait l'impression que son crâne était en train de se fendre en deux. Un sifflement strident lui perçait les oreilles tandis que sa main se portait à son nez. Mais c'est qu'il saignait en plus ? Son adorable petit museau était tout ratatiné maintenant !
Pendant de longues secondes, le Desperado resta étendu sur le sol tandis que les couinements d'Ed lui vrillaient les tympans, en plus du reste. Il laissait à l'eau glacée le soin de rafraichir sa tête le temps que la douleur ne passe. Il semblait étrangement pensif pour quelqu'un à moitié dans les choux, ses pensées s'articulant sur le meilleur moyen de garder son sang froid.
Il comptait dans sa tête pour forcer les mauvaises idées défilant à toute allure à s'éloigner. Sans même se relever, il alla cherche une clope et son briquet dans la poche intérieure de sa veste. Une longue bouffée plus tard, la nicotine et le tabac étaient déjà en train d'apaiser le feu de ses neurones psychotropes et


... Nan rien à faire. Il était en rogne. Il recracha la fumée et parla avec la lenteur froide d'une rage en train de bouillir.
    - Tu viens de me défoncer la figure, hombre... Mais vous inquiétez surtout pas pour moi hein, pas besoin de m'aider ou de s'excuser.

Ce n'était pas le moment de faire du grabuge. Il le savait. Mais il avait du mal à se contrôler. Il avait toujours eut du mal pour ce genre de choses. Et là c'était légitime non ? Il avait été sympa comme tout et sbim, dans les dents ! Pourquoi hein ?! Il ne cherchait pas les emmerdes pour une fois ! Pourquoi il finissait toujours par s'en prendre une ?! Ca commençait à le gonfler, et ses instincts les plus primaires commençaient à tambouriner dans son esprit.
Ce type ne l'avait peut être même pas fait exprès hein ? Après tout un père et son gamin ne pouvaient pas l'avoir volontairement agressé comme ça sans raison ! Un morveux haut comme trois pommes faisant de l'alchimie... avec une veste rouge... et un colosse en armure... Un alchimiste... Où avait-il déjà vu ça. C'était...
    *?!!!*

Les nouvelles ! Oui c'est ça ! Il avait déjà entendu parler du mini alchimiste dont les exploits retentissaient un peu partout. Le Fullmétal. Ces deux là... c'étaient des toutous du gouvernement ! Des chiens à la botte de ceux là même qui voulaient le mettre derrière les barreaux ! Les fumiers responsables de tout ! De son état déplorable, de son mal de crâne du moment, de son chapeau froissé, de sa cavale... D'Ishbal.

Un bruit caractéristique vint résonner dans la petite ruelle. Celle d'un barillet plein à craquer qu'on range dans son flingue d'un coup sec. Une arme de gros calibre entre les mains d'un malade à peine debout et dont le canon était désormais pointé droit sur Alphonse
    - T'inquiète pas j'vais le calmer moi ton papa, p'tit gars ! Vous vouliez me prendre en traître hein ! Bande de fourbes ! M'apitoyer avec ton aspect de freluquet ! J'me laisserais pas avoir !

Sa main tremblait, il le tenait en joug, mais dans son grand état d'agitation et ta tension nerveuse extrême, il hésitait à presser la détente. Il était comme un chien fou paniqué, baveux… et moche. Le truc c’est qu’il était aussi prêt à mordre au premier stimulus.


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Sadike
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Ven 28 Mar - 15:59

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


La grande armure fit un geste plus ou moins violent pour éviter tout contacte avec son "frère". Elle était encore en train de douter. Son esprit était fragile, la moindre idée, le moindre soupçon et ces faibles fondations s'effondraient, château de cartes.
Le pire des virus, le pire des parasites étaient bien l'idée implantée dans un esprit fragile et plus profond l'idée germait et plus dure était le retour à la réalité. Alphonse, cela faisait déjà un moment qu'il se questionnait, sans jamais rien dire, faisant passer ses états-d'âmes en second plan, Edward et sa santé étant bien plus importants.

Mais en ce soir sombre, le sac explosait, les émotions ressurgissaient et le doute s'installait de même qu'une sorte d'hystérie. Le moindre geste, la moindre parole de travers et la grande armure partait pour de bon. Plusieurs années déjà, cela faisait plusieurs années qu'il se sentait instable. Tous ces évènements le dépassaient, il n'arrivait pas à comprendre, à suivre. Il se contentait de hocher la tête sans chercher plus loin.

Le fond de son âme s'exprimait, cette façade se fendait et Alphonse laissant transparaitre toutes les questions qu'il avait gardé jusque lors. Il devenait faible, il se cherchait, cherchait son identité, il ne savait plus qui il était et la santé de son prétendu frère était maintenant bien loin dans ses priorités égoïstes.

Créé, voilà où il en était, il pensait avoir été créé. Petite germe qui grandit, petite idée de travers qui fissure la raison petit à petit jusqu'à la tuer complètement. Il ne savait plus, sa réalité était bien loin de ce monde, de cette ruelle. Créé, vraiment ? Il ne savait pas, il n'arrivait pas à mettre des visages sur toutes ces ombres qui hantaient ses souvenirs, de faux souvenirs puisque ce n'étaient que des informations et il était facile de duper un jeune esprit perdu.

Aucune absence, son corps semblait avoir abandonné l'idée de retrouver son âme perturbée. Mais avait-il seulement un corps de chair ? Ces absences n'étaient-elles pas plutôt le fruit de son imagination malade ? Malade de toutes les épreuves qu'il endurait ? C'en était trop pour lui, il n'était pas assez fort pour endurer plus, aussi, la décision fut vite prise lorsqu'Adrix pointa sur lui une arme de beau calibre.

Il poussa Edward avec une certaine violence puis écarta les bras, toujours silencieux, toujours tremblant. Tes larmes invisibles venaient perler sur son casque vide. Un coeur silencieux battait la chamade dans son plastron creux. Il venait de toucher le fond, le jeune adolescent ne voulait plus subir tout ça, il ne voulait plus se poser des questions, se torturer l'esprit avec des pensées inventées, se laisser prendre par le doute. Il voulait en finir, il n'était plus sûr de rien, réel ou imaginaire ? Ce monde n'était sûrement qu'un rêve. Oui, c'est cela, et la seule façon de quitter ce cauchemar c'était de mourir.

Plus rien ne le rattachait à ce monde. Le frère qu'il croyait vrai se révélait être une imposture, il était une imposture, une personne créée pour se souvenir du vrai Alphonse. Alors il avait les bras écartés, alors il n'entendait plus les supplications du monde, alors il était dans sa bulle, résigné à retourner dans le monde réel, esprit instable, malade, affaiblit par toutes ces années.

- Tire, dit-il d'une voix étonnement calme et posée, tire, donne moi la chance de revenir à la réalité, de retrouver un monde de vérité. Je ne supporte plus l'imposture, je ne supporte plus les mensonges. Tire et tu pourras t'enorgueillir d'avoir descendu le petit frère du Fullmetal. Enfin, prétendu petit frère puisque je ne suis ni plus ni moins qu'une copie. Je croyais aimer ce monde, je croyais y avoir ma place, mais les faits font que je ne suis que dans un cauchemar. Je vais me réveiller, j'en suis sûr, il fera jour et la nuit sera passée.

Il fit une pause inutile avant de reprendre, la voix légèrement tremblante:

- Je vais me réveiller dans mon corps de chair, retrouver ma mère et mon père ainsi que mon frère, je vais me réveiller et vivre une journée sans soucis. Ce cauchemar est fini alors tire et descend ce qu'il reste d'Alphonse Elric qui n'est plus que l'ombre de lui même, envahit par le doute et les idées, implantées tel des virus, consumant ma raison peu à peu. De toute façon, si tu ne le fais pas ce soir, Adrix, si tu ne tires pas, un jour ou l'autre je partirais car aspiré par un corps qui me cherche mais ne veut pas de moi.

Il tourne néanmoins légèrement la tête vers le blondinet qui ne devait plus comprendre et devait prendre son frère pour un dément. Mais il était dément ! Il était fou ! Fou de n'avoir rien dit ! Fou d'avoir pensé tout garder pour lui ! Ne rien avoir dit à son frère pourtant là pour écouter et réconforter le cadet perdu et désorienté depuis son plus jeune âge. Edward fut son modèle, Edward fut son guide, Edward fut sont unique lumière mais il est désormais l'objet de ses doutes, de ses craintes. Il est celui qui mena le cadet Elric, si mature d'apparence, à faire les mauvais choix, perdu dans un labyrinthe sans fin.

- Je...

Mais il ne fini pas sa phrase, incapable d'en dire plus, faible, perdu, crétin ! Il était idiot de penser que l'ainé se créerait un petit frère fictif, il était idiot de croire en ces mensonges inventés par son esprit désorienté. Et voilà qu'il attirait encore l'attention sur lui d'habitude si discret et effacé. Jeune adolescent d'une quinzaine d'années, élevé dans le monde des adultes depuis son plus jeune âge, il n'avait sut se construire des repères...
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Edward Elric
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Ven 4 Avr - 6:06

Edward finit par terre, ça faisait mal, il allait finir par croire qu'il allait passer sa vie le cul par terre. Puis le clique-tique d'une arme à feu, et quelle arme ! Il n'en avait jamais vu de pareille, le premier Lieutenant Hawkeye serait jalouse tien. Remarque ce n'était pas la taille qui comptait, mais de savoir l'utiliser. Et le bougre semblait bien instable sur ses pieds le nez en sang. Cet homme était dangereux, il devait éloigner Alphonse et partir avec lui rapidement. Cet homme était instable... Tien d'ailleurs son petit frère l'était aussi, mais qu'est-ce qui lui arrivait, était-il devenu fou ? Se remettre en question à un moment pareille ce n'était pas la meilleure des idées qu'il ait eue... Mais... Mais qu'est-ce qu'il racontait ?

Ce que disait Alphonse sonnait comme une chanson mélodramatique, une chanson où l'on ne comprend rien, mais qui vous serre le cœur et vous le brise. Cela résonnait dans ses oreilles, Alphonse pensait rêver ? Mais qui pourrait rêver une vie pareille ! Aussi cauchemardesque, ce cauchemar éveiller ne pouvait qu'être la réalité, lui aussi avait plus d'une fois rêver que cette vie n'était pas réelle, mais elle l'était.

Adrix était, à l'instant même une menace et son petit frère était en danger. Bien qu'il eût très envie de se défouler sur le desperado, il devait éviter les problèmes, ils étaient dans une rue minuscule qui ne permettait pas le combat, ni la fuite sans être toucher par une balle. Un chat plus loin miaula, ce son fut le déclic, Edward se jeta sur son frère le poussant contre le mur puis il se recula et fit face à Adrix et le regarda.

- Va-y tire sur des enfants si t'en as le courage.

Il tourna légèrement ses yeux d'or vers l'armure à terre.

- Je suis désolé Alphonse, on aurait dû en parler avant. Je connaissais les règles et je les ai enfreints... Mais tu n'as pas été créé. Je t'aime et jamais je ne te laisserais partir, et ce sursis ne le restera pas ! Je ne laisserais jamais personne te faire de mal, pas même un criminel en cavale.

Edward n'était pas doué pour les grands discours, pas comme son frère, pas comme Mustang ou les autres. Edward était un enfant brutal, et cela, depuis toujours, et il serait un homme sec qui dit ce qu'il pense quand il sera adulte, enfin s'il survit à cette nuit.

- Alphonse, ce cauchemar est la vraie vie ! Le rêve est merveilleux mais irréel ! C'est ici la vie ! Vivre ça fait mal et faut se battre, si tu m'abandonnes, je n'aurai plus de raisons de vivre ! On a payé le prix fort de nos erreurs et on en commettra d'autre.

Il regarda de nouveaux Adrix.

- Mais l'erreur ça se repart ! Il n'est jamais trop tard ! Alors vous ne commettre pas une erreur de plus ! Il faut vous contrôler, vous faire aider. Ce n'était qu'un accident, et cela arrive à tout le monde.
Sortir un gros calibre du a un accident ce n'est pas être responsable.


Edward était comme tout le monde terrorisé à l'idée de mourir, mais savoir que son frère pourrait mourir par sa faute qui plus est le dévastait. Alors il se tenait la debout, faisant rempart de son corps pour protéger son frère, ne se montrant pas menaçant en ne sortant aucune arme. Alphonse avait toujours eu un effet bénéfique sur lui.

- Si vous faite du grabuge, la police et les militaires vont venir. Et je suis sûr que vous ne voulez faire de mal à personne. On ne revient pas sur le passé, mais l'avenir est à nous.

Depuis quand le blond, c'était-il assagi, il serrait les points signe qu'il faisait un très gros effort pour se contenir et ne pas utiliser ses poings et l'alchimie. Mais Si Adrix passait à l'attaque alors il contre-attaquerait. Sa détermination était ainsi, et c'est sans doute la seule chose que l'on pouvait voir dans ses yeux à la couleur irréaliste qu'ils arboraient.

Il suffisait à Edward d'observer l'homme armé pour savoir que cet homme souffrait et était désorienté, qu'il s'enivrait pour oublier des malheurs, que le sort s'acharnait sur lui comme sur eux. Il lui suffisait de le regardez pour voir que la guerre l'avait marqué et traumatisé, et qu'il n'était surement pas dû côté des militaires, bien qu'il pût se tromper. Que cet homme avait un problème avec l'alchimiste d'état, ce qui faisait de lui-même une cible idéal. Mais lui n'avait pas participé à la guerre. Il avait des propres démons à combattre. Il n'avait pas de temps pour ceux des autres, seul son frère comptait, son frère et ses proches. Ce qu'il voulait, c'était que cet homme tire ou parte.

Qu'il tire pour pouvoir se défouler, ou qu'il parte pour pouvoir ramener Alphonse à l'hôtel et le consoler et le rassurer. Un coup d'œil à Alphonse prouvait qu'il s'inquiétait pour son frère et qu'il espérait qu'Adrix choisirait la seconde option. Alors il continuait d'observer Adrix, plus il le regardait plus il pouvait le connaitre, l'état du Pancho, le chapeau, le moindre tic nerveux, l'œuvre d'art qui lui servait d'arme, l'auto mail visible, les vêtements jusqu'au moindre accro. Edward n'était pas un génie, il était observateur. Il emmagasinait les informations puis les réutilisait tout simplement.

Alors Edward tendit une main vers Alphonse, et une main vers Adrix avec un léger sourire. Edward n'était pas un héros, il était humain, c'est tout.
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Sam 5 Avr - 12:55

    *... Huh ?*


Le cowboy était resté quelques peu pantois face à la réaction de l'armure sur pattes. Oh il s'attendait à bien des choses, des décharges alchimiques, une charge violente, ou peut être même des excuses, mais un discours suicidaire et une incitation à ouvrir le feu étaient les dernières suppliques qu'il avait anticipé de la part d'Alphonse.
C'était d'ailleurs assez difficile à suivre pour un non-initié. Une fausse identité ? Une copie ? Mais qu'est-ce qu'il baragouinait ? Son corps de chair ? Il ne l'avait pas sur lui ? Les rouages dans le cerveau de l'alchimiste se mirent doucement à tourner. Alphonse avait sonné creux tout à l'heure... cette carrure au diapason de son timbre juvénile, et cette histoire d'être artificiel. Il serait juste une armure ? Etait-ce seulement possible ? Si la vie avait bien enseigné à Adrix c'était que rien n'était impossible, surtout en matière d'alchimie. Mais là tout de même, c'était dur d'avaler qu'il se tenait face à une coquille vide.

Mais plus que ses mots, c'était son intonation qui frappèrent l'ancien militaire. Il connaissait ce calme feint, ce discours posé dont chaque syllabe suintait d'un désespoir profond. Cet homme... ou cet enfant comme il semblait se présenter, était dans un bien triste état... non sans point commun avec le sien. C'étaient là les paroles d'un être humain ayant totalement baissé les bras sur l'existence. Celles de quelqu'un ayant perdu le goût de la vie, perdu la volonté de se battre face à un destin trop lourd et qui cherchait désespérément le refuge dans les doigts glacés de la mort. De la même façon qu'Adrix avait noyé ses chagrins passés dans l'alcool, ce gaillard là les engloutissait sous des souvenirs heureux, un passé idéalisé auquel il se raccrochait. La main du Desperado n'en tremblait que davantage. Il avait tenté de mettre fin à ses jours lui aussi. Plus d'une fois même, mais le courage, ou la couardise, lui avait manqué. Il partageait cette peine, et voir un reflet de sa misère lui donnait mal au coeur. C'était comme observer dans un miroir l'être pathétique qu'il était devenu, un rappel à tout ce qu'il essayait d'oublier par l'ivresse.

Et quand Edward prit la parole à son tour, ses mots eurent l'effet d'un coup de poing mentale. Tirer sur des enfants hein... Oui, c'étaient des enfants. Maintenant qu'Alphonse avait tenu ces propos, le cowboy wannabe l'avait bien saisit. Son instabilité le rendait dangereux pour toutes choses, mais s'il y avait bien une frontière que sa moralité continuait de défendre c'était celle de blesser les jeunes. Ils étaient la seule chose incarnant un tant soit peu l'innocence dans ce monde devenu complètement dingue. Et les cadavres de bambins entassés à Ishbal avaient été le déclique l'ayant brisé à jamais. La réalisation finale des horreurs commises et du sang entachant son âme. Il ne pouvait pas détruire des vies à la fois si fragiles et précieuses... pas encore.

Alors il restait là, planté comme un haricot, le canon légèrement abaissé, écoutant tout ce qui était dit dans cette petite ruelle perdue où s'étaient croisées des destinées meurtries. Il ne voulait pas tirer, mais une partie de lui continuait à s'agiter comme un sauvage. Son mal de tête était revenu, cette fois pas à cause de la baffe, tandis que sa conscience et sa démence luttaient furieusement à l'intérieur de son crâne. C'était douloureux d'être quelqu'un de brisé... si douloureux. Pouvait-il vraiment, lui, la cause perdue, tirer sur des gosses ayant empruntés la même voie destructrice que lui ? Il aurait pu les vaporiser tous les deux. Un peu d'alchimie, une simple pression sur la détente, et tout ce qui se trouverait dans cet espace étriqué serait réduit en bouillie. C'était si simple. Mais était-il vraiment tombé si bas ? Si enfermé dans ses propres problèmes qu'il piétinerait ceux des autres.
    - Si vous faite du grabuge, la police et les militaires vont venir. Et je suis sûr que vous ne voulez faire de mal à personne. On ne revient pas sur le passé, mais l'avenir est à nous.

C'était de la merde. Du blabla idéaliste comme celui avec lequel il s'était bassiné tout seul pendant des années pour entretenir ses illusions et conserver un semblant d'amour propre. Mais il ne voulait faire de mal à personne... Vraiment ? O-oui, il lui semblait bien que c'était le cas. Al-Alors ? Pourquoi était-il en train de les braquer déjà ? Sa mémoire se faisait embrouillée, il peinait à réfléchir normalement. Le regard perçant et déterminé d'Edward lui était plus pénible que tout, c'était comme une accusation muette envers sa faiblesse. Et cette main tendue, ce geste de compassion envers une raclure sur lui qui était prêt à les abattre. Cette humanité offerte à un monstre dans son genre. Il avait mal à la tête. Ils étaient la cause de cette douleur. S'il les détruisait tous les deux, il irait peut être mieux. Son doigt se crispa sur la petite gâchette, si tentante.
    - Et merde !

Dans un geste de rage, le cowboy lança son arme sur le sol. Le revolver massif s'écrasa sur la chaussée avec un tintement métallique tandis que son propriétaire se tenait les tempes, respirant lourdement. Péniblement, peu à peu, il reprenait contrôle de son souffle et les tremblements nerveux s'amenuisaient. Il saisit la main tendue avec une poigne exagérée, son automail manquant de broyer les phalanges du petit alchimiste. Le regard qu'il leva sur lui était méchamment cerné, comme s'il venait de faire un effort physique intense pour garder son peu de sang froid.
    - J'vais quand même pas tirer sur un mioche qui me fait la morale !

Mais tandis qu'il semblait sur le point de s'excuser pour son comportement, sa main libre se serra et en tirant Edward vers lui pour prendre de l'élan, il... colla une droite monumentale à Alphonse.

Son second automail percuta l'armure d'acier avec un "bong", et peu lui importait que le casque s'envole sous l'impact ou non, il avait juste besoin de ce vain geste de violence pour apaiser le feu de son estomac et calmer un tant soi peu les pulsions. Malgré sa maigreur quasi cadavérique, le junkie était musclé. Le fruit d'une carrière entière dans les forces spéciales et d'une vie de cavale perpétuelle.
    - O - Okay, fini, maintenant on est quitte.

Son regard se plongea dans les orbites vides du heaume finement ouvragé qui servait de tête à son interlocuteur. Son intonation s'empara d'un sérieux peu caractéristique, un mélange étrange d'épuisement mentale et d'adulte ayant vu un sacré paquet de choses immondes dans son parcours. Il avait toujours un peu de mal à parler, devant reprendre régulièrement son souffle entre deux mots.
    - E-Ecoute, kiddo, je te connais pas et, j'ai aucu-aucune idée de ce que tu traînes ni n'est le droit de te faire la morale. Mais j'ai vu une belle quantité de merde dans ma vie. J'suis passé par là e-et *Pouf*, crois moi, la mort n'a rien de sympa. Le côté libérateur, c'est des conneries. La fin c'est la fin. Tu ne te - te réveilleras pas dans un monde meilleur. Tout ce qu'on a c'est ce cauchemar. S-Si tu veux le quitter, vas-y. Mais ça n'aide pas. Ca empire les choses. Et ca laisse tes proches le nez dans la boue. Fais pas la même connerie que moi. Je comprends rien à ton problème, mai-mais vous avez du avoir des problèmes. En tout cas, si le souci c'est tes origines... honnêtement tu devrais t'en balancer. Qu'est-ce qu'il y a de mal à être un "faux" tant qu'on est là ?

Il tourna la tête vers Edward, toujours aussi miteux à regarder.
    - M-Merci gamin... et désolé pour la panique. J’suis un nerveux… Qu'est-ce qu'un mioche dans ton genre fiche dans l'armée ? B-Barre t-en vite, ou ils vont te pourrir.

Il farfouilla dans sa poche et en ressortit la petite montre en argent qu'il possédait. Elle était en tout point semblable à celle d'Edward, sauf qu'elle avait l'air d'avoir un sacré vécu dans les dents. Le métal était rayé à plusieurs endroit, elle était cabossée et la chainette supposée le tenir était complètement cassée, mais le symbole des alchimistes d'Etat y était toujours on ne peut plus visible. Le sourire effacé du Desepardo se voulait chaleureux mais il était trop peu glorieux pour servir de véritable salutation entre collègues.
    - Je cours depuis des années. J’ai appris des trucs. Il s'y passe des choses pas nettes... V-Vraiment pas nettes.

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Sadike
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Sam 5 Avr - 16:24

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


De belles paroles, de trop belles paroles ! Et Ed qui venait de le pousser de là. Il n'était plus dans la ligne de mire, il n'était plus en face de sa seule chance d'en finir. La grande armure reste néanmoins immobile, regardant, écoutant ce qui se disait. Edward, pour une fois, parlait trop bien, vraiment trop bien. Il n'était pas l'être bourru n'ayant aucun tact, pour une fois, le fullmetal paraissait en adulte qu'il n'était pas.

Et cela était bien trop irréel, il savait bien que cet homme avec qui il avait passé les cinq dernières années de sa vie pouvait parler en grand sage, il le savait, mais pas aussi bien. Il parlait comme un orateur, promettant, suppliant, expliquant. Mais Alphonse se refusait à écouter, il se refusait à accepter les excuses, encore des excuses, toujours des excuses. Et les paroles alors ? Et les actes ? Pourquoi attendre pour parler ? Pourquoi attendre le désir de suicide pour se dévoiler ?

Pourquoi maintenant ?! Oui, pourquoi ?! Ils avaient eut tout le temps de discuter, de parler de leurs problèmes respectifs, alors pourquoi maintenant, alors qu'Adrix avait son arme pointée sur lui, alors qu'il parlait, énonçait son désir de mourir ?! Alors non, il ne croyait pas en ces excuses, pas des moindres...

Le prétendu cadet Elric ne saisit pas la main tendue, il ne saisit pas cette main qui se voulait réconfortante. Il pleurait, pleurait tant, il était partagé, une partie voulait croire mais une autre le refusait. Il pleurait, son coeur saignait, il ne savait plus quoi faire. Il restait immobile, perdu dans la contemplation de cette main de métal. Puis un poing vint le frapper, sa tête s'envola, mais il ne broncha pas. Il avait amplement mérité ce coup. Qu'il était stupide, tellement stupide ! Mais le gamin était perdu, sans repères et cette idée implantée en lui l'était si profondément qu'il n'arrivait plus à s'en défaire.

Alphonse tomba à genoux, dévoilant ainsi aux regards son sceau de sang, point d'ancrage avec ce monde. Il était stupide, tellement stupide. Comment avait-il pu croire... Oui, Adrix avait raison, pourquoi vouloir mourir ? Pourquoi ? Et même s'il n'eut pas été le vrai Alphonse, les moments qu'il avait passé avec Edward étaient réels, eux. Toutes ces aventures, ces coups de gueules, ces moments tristes, ils les avaient passés ensemble, tous les deux. Alors pourquoi renier la vérité ? Même s'il n'était pas vrai, même s'il était une pâle copie d'Alphonse Elric, Edward était là, veillant à lui comme un grand frère le ferrait.

- Pardon, Ed... Pourquoi... Je ne sais plus... Pardonne moi, murmurait-il.

Il se releva, ses pensées étaient toujours incohérentes. Le jeune garçon ramassa sa tête et partit, laissant son "grand-frère" aux mains d'Adrix. Il venait de l'abandonner, mais il ne réfléchissait pas, ses mouvements se faisaient seuls, il était comme dirigé par quelqu'un, simple marionnette. La grande armure sortit de la ruelle pour rester planté là, devant l'avenue vide.
Mais que venait-il de faire ?! Il s'attrapa la tête et gémit doucement, incapable de bien réfléchir, incapable de prendre une décision. Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?! Qu'il arrête d'attirer l'attention sur son corps, sur son esprit !

- Pourquoi ...
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Edward Elric
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Lun 7 Avr - 5:15

Edward fut extrêmement soulagé quand il vit l'arme atterrir par terre dans un grand fatras, bien que l'attente lui eût paru interminable, il était ravi qu'Adrix prenne la sage décision de ne pas les tuer, malgré les tics nerveux qu'il arborait et ce langage parfois châtier. L'homme avait su garder son sang-froid, ou du moins le retrouver. Puis il lui avait pris la main, sa main de chaire, et quelle poigne, le pauvre jeune alchimiste, c'était demander s'il avait encore ses doigts ! Il se voyait mal demander à WInry de lui faire cinq minis auto-mails pour remplacer ses appendices pourtant si pratiques. Et en plus, elle le démolirait à coup de clef anglaise.

La tentions de son corps était retombé d'un cran, mais Alphonse lui n'avait toujours pas bougé, c'était pourtant après lui qu'il attendait le plus, son petit frère tant aimé. Mais un truc étrange se passa, il se sentir perdre l'équilibre être brusquement tirer, et voir un poing passer près de son nez, mais qui ne lui était pas destiner. Le « Bong » résonna dans ses oreilles, suivit du son dû casque de son frère qui atterrit sur le sol. Puis ce qu'il vit fut un poncho, et berk ! Ça puait ! Atterrir contre Adrix n'était pas prévu du tout. Non décidément, il allait l'aider, en lui faisant prendre un bain s'il le fallait, et une lessive ne serait pas du luxe. Berk berk berk ! Même en ne se lavant pas pendant une semaine quand ils étaient en vadrouille Edward ne puait pas autant, sans doute parce qu'il utilisait l'alchimie pour se rafraichir. Non finalement, il allait quand même mourir, mais d'affixée sans aucun doute.
Le pauvre Edward n'entendit même pas la moitié de la leçon de moral que le desperado fit à Alphonse, il était trop occuper à retenir sa respiration et a tenter de se dégager, c'est qu'il avait une poigne de fer le bougre. À cet instant Edward ressemblait à un chaton dans les bras d'Alphonse qui tentait de se dégager d'un câlin forcé. La comparaison était peux être idiote, mais c'était ce qui se rapprochait le plus de la vision. Ha enfin, il le relâchait ! Et le blond put de nouveau respirer ! D'ailleurs, il inspira une goulée d'air frais de cette nuit humide. Partir ? Lui ? Quitter l'armée ? Il en crevait d'envi depuis qu'il y avait mis les pieds, mais il ne le pouvait pas.

- Je ne peux pas, pas maintenant.

Il tourna les yeux vers Alphonse qui dévoilait à son gout que trop la marque de sang, cette marque faite avec son propre sang, qui risquerais sa vie pour se crée un faux petit frère ? Personne, absolument personne. Alphonse était tout ce qu'il y a de plus vrai en ce monde, il était son unique raison de vivre. Mais l'armure ne semblait pas le réaliser. Puis Adrix sorti quelque chose de sa poche pour la lui montrer, détournant son attention de son adoré petit frère et regarda la vielle montre.

Ainsi, cet homme était l'un de ces nombreux déserteurs. Ceux qui avaient quitté l'armée après le massacre d'Ishval. La montre avait bien vécu d'ailleurs, mais s'il l'avait encore sur lui après tout ce temps, cela prouvait bien que cet homme était quelqu'un de bien, encore attacher à ses idées, sauf qu'il ne pouvait plus y avoir de prise. Ho la bonne idée que voilà. Il frappa dans ses mains, ho la mauvaise idée ! Puis les appliqua sur la montre et la main d'Adrix, elles n'enfermaient pas complètement sa prise, mais cela n'avait pas d'importance. Ha voilà qui était mieux, la montre était réparer, et Adrix était propre et ses vêtements aussi, fini l’horrible odeur qui agressait ses fragiles petite narine. En plus l’adulte allait surement se sentir mieux. Il releva de nouveau les yeux sur Adrix.

- Possible. Tout est pourri dans ce monde ou presque. Vous êtes un alchimiste, que savez-vous sur la pierre philosophale ?

En posant cette question Edward lui faisait comprendre qu'ils valaient mieux être amis, que s'il l'aidait, il l'aiderait en retour. Ce desperado pourrait être une source sûre d'information dans l'avenir, l'arrêter n'était pas dans leur intérêt.

- Restez discret, et ne tuer plus, restez vous-même...

Edward était fatigué, vraiment très fatigué, il sursauta quand son frère s'excusa brutalement et se sauva en courant.

- Al !!

Il voulut alors lui courir après, mais a la place ses jambes le lâchèrent, et un sommeil brusque l'envahir, il se retrouva déconnecter de tout... Finalement, son corps l'avait trahi, il était vraiment temps qu'il se repose... Bonne nuit Edward.
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Mer 9 Avr - 16:04

Et bien... Everything went better than expected ! Plutôt que finir en bain de sang cette sympathique petite rencontre dans une ruelle sordide s'était achevée sur un discours moralisateur plein de bons sentiments... et par une mandale en plein dans la figure d'une armure. Armure qui s'avéra totalement vide d'ailleurs.
Le cowboy eut bien évidemment un mouvement de recul lorsqu'il découvrit le néant intersidéral qui emplissait cette carapace de fer. Wow, ça c'était pas banal. Alors certes, il commençait à avoir quelques doutes à ce sujet mais voir la vérité en face restait un choc.
Lors de sa formation, il était courant de dire qu'en alchimie tout était possible, et voilà qu'une fois encore, le monde présentait à lui une bien belle illustration de ces mots pleins de sagesse. Que pouvait-on faire de plus improbable d'une gaine de métal mobile, reliée à notre monde par ce qui semblait être un sceau ensanglanté ? C'en était presque fascinant ! Même sa longue carrière ne lui avait pas laissé le loisir d'observer un tel phénomène, de quoi titiller sa curiosité scientifique. Pourtant, bizarrement, il eut comme l'impression que demander la permission d'observer le cercle de transmutation de plus près n'était pas exactement une bonne idée. Quelque chose dans l'atmosphère pesante qui entourait cet Alphonse sans doute.
D'ailleurs, ce dernier parti s'isoler un peu, et le Desperado n'essaya point de l'en empêcher. Après une telle avalanche d'émotions, la meilleure à faire était sans doute de se refroidir un peu la caboche. Tout de même... pauvre gosse. Adrix se surprit à éprouver un élan de sympathie pour ce curieux personnage. Il ne devait pas être bien vieux s'il était le petit frère du Fullmétal, et pourtant son corps était dans un tel état... Qu'est-ce qui avait bien pu leur arriver à tous pour en arriver là ? Dans l'armée pour l'un, transformé en monstre pour l'autre. Un frisson parcouru la colonne du maniaque de la gâchette. La vie devait être si difficile, coincé dans une enveloppe tout en ferraille. Une souffrance inimaginable même, et dont pourtant Adrix avait déjà eut un léger aperçu lorsqu'il avait perdu ses bras. C'était la première fois qu'il réalisait combien il était chanceux de posséder encore la majorité de sa chair. Si lui, adulte, était mélancolique du temps où il possédait encore ses biceps séduisant, alors Alphonse devait vivre un enfer...

Les mots "pierre philosophale" résonnèrent aux oreilles du viel alcoolique. Bien sûr qu'il avait entendu parler de la pierre. Tout comme il avait entendu parler du Big Foot, du monstre du Loch Ness ou de la générosité de la vieille concierge du 28em ! Des mythes, des affabulations fabriquées de toutes pièces pour apporter un peu de rêves dans un monde triste et vide de sens. Etait-ce là l'objet de leur quête ? Cela faisait sens, après tout, si elle existait, cette caillasse magique pourrait sans doute leur rendre leur apparence originelle mais... n'étaient-ils pas en train de courir après une chimère ? Le Deseperado déglutit à cette idée. Ce serait si triste que tous leurs efforts aient été vains.

... quoique, maintenant qu'il y réfléchissait un peu, ce n'était pas la première fois qu'il entendait de tels propos, et pas seulement de la bouche de jeunes un peu rêveur. Un autre alchimiste d'Etat en avait fait mention à Ishbal, entre deux explosions. Qui etait-ce déjà... Raaah, fichue mémoire floue, pourquoi fallait-il qu'il ne se souvienne que des éléments les plus déplaisants du conflit avec clarté ?!

Mais tandis qu'il fouillait, autre chose l'arracha à sa concentration. Le petit geste d'Edward à son égard lui arracha presque une petite larme. Sa montre ! On venait sérieusement de lui réparer sa vieille montre ? Et de le rendre propre en bonus ?! C'était probablement la première chose gentille qu'on faisait pour lui en plusieurs mois. Il avait traîné cette relique de son passé avec lui pour des raisons que lui même peinait à expliquer. Sans doute par attachement, probablement par nostalgie, mais son état sans cesse dégradant avait servi de parfaite métaphore à la descente aux enfers de son propriétaire. Devait-il voir cette renaissance comme une opportunité de se racheter une conduite ?
Par contre, cela soulevait une autre interrogation, un brin risible.
    - Tu... es un alchimiste horloger ?

Sérieusement ? L'alchimie du Fullmétal lui permettait de réparer les montres à gousset ? C'était... un peu nul pour une recrue du gouvernement non ? Etant donné que le crado n'avait aucune notion d'alchimie sans cercle, pour lui la seule possibilité était que le Fullmétal ait décidé, pour une bien étrange raison, de développer une technique de transmutation visant à se laver et à réparer son petit matériel. Servait-il un rôle de larbin dans les rangs par hasard ?

Et là, d'un seul coup, au milieu d'une phrase le nabot, alors que le cowboy s'apprêtait à le remercier, tomba littéralement dans les choux. Là, comme ça, d'un seul coup, comme une voiture dont on couperait le moteur.
    -E-Eh ! Ca va ?!

Narcoleptique ? Epuisement trop prononcé ? La retombée d'adrénaline peut être. Quoi que fut la raison, le cowboy ramassa son arme traînant mollement par terre, courra vers le pauvre endormi et... se prit un autre seau d'eau dans la tronche avant de l'atteindre. Encore cette vieille se plaignant du vacarme... Et voilà qu'on se retrouve avec un criminel figé en plein mouvement, trempé jusqu'aux os et passablement gonflé.
    - Mais merde à la fin !!

Dans un mouvement agacé il leva son poing au ciel, oubliant qu'il tenait encore son revolver à cause de l'absence de sens du toucher. Son doigt se serra sur la gâchette presque par reflexe et le coup partit tout seul avec un gros "BANG" tandis que la balle venait se ficher dans le mur sans provoquer plus de dégâts qu'une grosse frayeur.
    - Oups ! Dé-Désolé m'dame !

Il se tourna vers Alphonse au bout de la rue. Si Edward était dans les choux il allait avoir besoin de bras pour le porter jusqu'à leur hôtel.
    - Eh, Almachin, tu peux venir s'il te plait ?

... Et il ne réalisait pas qu'en cet instant précis, il se tenait, avec un revolver encore fumant, juste à côté d'un Edward gisant à terre après une violente détonation d'arme à feu. Et cérise sur le gâteau il venait d'interloquer le jeune frère chargé de haine et profondément troublé comme pour le narguer.
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Sadike
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Sam 12 Avr - 8:11

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


Il serra le poing, refusant d'admettre la réalité. Réalité pourtant aveuglante tant les éléments qui la composaient étaient frappant. Mais non, il se refusait à la croire, il se refusait à croire cet Adrix, le Fullmetal... Mais qui pouvait-il bien croire en ce monde égoïste ? En qui pouvait-il avoir confiance en ce rêve étrange ? Alphonse secoua la tête. Il devait se ressaisir, se retrouver. La grande armure poussa un long soupir avant de ranger de côté toutes ces questions. Puisqu'il ne pouvait pas sortir de ce rêve maintenant, il allait y rester et il allait faire comme il avait toujours fait: Suivre l'Alchimiste de métal dans ses quêtes farfelues sans jamais rien demander.
Il allait jouer son rôle comme il l'avait si bien fait ces cinq dernières années.

Le jeune garçon coincé dans l'armure se retourna soudainement. Un coup de feu venait de se faire entendre. Cela ne l'aurait guère inquiété si ce coup de feu ne provenait pas de là où il avait laissé son maitre de scène et l'autre malade mental. Affolé que l'on puisse faire du mal à son seul et unique repère, il se mit à courir, faisant résonner ses pas dans la nuit et dans le petite ruelle.

Ce qu'il vit lui glaça le sang, enfin, si sang il avait eut. Adrix se tenait là, brandissant avec fierté une arme à feu. Il l'avait appelé il y a de cela moins d'une minute, le narguant sûrement. Il venait de tuer Edward, lequel gisait sur le sol, inerte, immobile. La grande armure, bien que douteuse de sa véritable existence, ne pouvait fermer les yeux sur ce crime. Ce fumier venait d'assassiner son frère ! Son grand frère !

Sans qu'il ne puisse réfléchir d'avantage, il lança son poing dans la figure du desperado. C'est comme si son corps se mouvait tout seul, dirigé par une force qu'il ne comprenait pas. Sa rage devenait plus grande tandis qu'il essayait par tous les moyens de tuer l'homme devant lui, l'insultant comme il n'avait jamais fait. Mais où était passé le si gentil Alphonse, prêtre de la paix ? Disparu semblait-il, disparu avec sa raison.

- Mon frère enfoiré ! Que lui as-tu fais ?! Mon frère ! hurla-t-il, enragé au plus haut poing.

Et heureusement qu'il ne possédait de visage car ce dernier sera empourpré et tordu par une colère qu'il ne comprenait pas. Alors c'était cela, entrer dans le monde des grands ? Alphonse ne savait plus où il était, et sa raison aussi semblait perdue. Devenait-il bipolaire voire schizophrène tant les épreuves qu'il traversait le rendait instable émotionnellement ?
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Dim 27 Avr - 10:34

C'est un Adrix totalement insoupçonneux qui accueillit un Alphonse pour un spectacle faussement lugubre. Car à peine le cow-boy avait-il eut le temps de penser avec soulagement que son camarade de déménagement allait lui donner un coup de main que ce dernier l'accusa ouvertement de meurtre. Le cerveau complètement déconnecté du Desperado mit quelques temps à analyser le sens de ces propos lourds de conséquences.

-... huh ?

Mais de quoi parlait-il exactement ? Le regard de l'alcoolique se posa sur Edward étendu au sol puis sur l'arme encore chaude qu'il tenait en main. Oh mince, ne me dîtes pas que...
SBAM
Le coup de main qu'il attendait se manifesta de manière bien plus concrète que le pistelero ne l'avait envisagé. Avant qu'il n'ait eut le temps d'expliquer ce malheureux quiproquo, la grosse paluche métallique s'écrasa sur son nez avec la douceur d'une locomotive lancée à plein régime.
Le criminel fut catapultée en arrière, en plein sur la flaque de tantôt, son crâne heurta lourdement le mur tandis que ses os vibraient de manière inquiétante. Outch ! Ca faisait un mal de chien ! Et voilà que le mal de tête était revenu, plus flamboyant que jamais, pour ne rien arranger. C'était comme si quelqu'un avait allumé une tronçonneuse entre ses méninges. Le mélange d'alcool et de chocs à répétition formait un cocktail redoutable, qui remonta ses boyaux. Luttant péniblement contre l'envie de tourner de l'oeil, l'ancien alchimiste porta la main à son nez. Ce qu'il vit lui souleva un haut le coeur. Avec une classe ruinée, le Deseperado vomit par terre, régurgitant le maigre contenu de son estomac sur les pavés.

Et au dégueuli nauséabond se mêlait un liquide aux teintes écarlates. Du sang ! Il était en train de pisser le sang par les narines à cause de ce petit hystérique ! Adrix détestait la vue de l'hémoglobine, plus encore de la sienne. C'était irrémédiablement annonciateur de mauvaises nouvelles. Sans parler de cette odeur ferreuse qui n'avait de cesse de le ramener au charnier qu'avait été Ishbal. C'était là un symbole de tout ce qu'il avait tant essayé de rejeter. Un sentiment de colère et de frustration se noua dans son estomac. C'était injuste ! Pour une fois qu'il était sur la bonne voie, voilà qu'on lui remettait le museau dans la fange aussi sec. Qu'avait-il donc fait pour mériter cet uppercut en pleine figure ! Bigre ! Il était même venu en aide au gamin il n'y a pas cinq minutes ! Et voilà ce qu'il y gagnait ! Jouer les bons samaritains ne lui apportait que plus d'ennuis encore que lorsqu'il se contentait de penser à sa pomme.

- Ca va pas non ?!

Il serrait les dents, tentant de contenir cette brutalité montante. Non ! Il fallait qu'il reprenne son sang froid ! Qu'il se contrôle un peu, sinon dieu sait ce qui pourrait arriver dans cette ruelle. Lui qui avait fait tant d'efforts pour tenir ses mauvais penchants en laisse n'allait pas se laisser dévorer juste pour une petite claque n'est-ce pas ?

Alors pourquoi ses doigts étaient-ils déjà serrés sur la crosse de son revolver ? Pourquoi le canon était-il déjà braqué sur l'armure vivante, son cercle alchimique prêt à s'activer pour déchaîner la tempête.

- Ne me force pas à tirer gamin !
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Sadike
Le FullArmor Alchemist

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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Lun 28 Avr - 14:41

Rencontre entre deux estropiés

With Adrix & Edward


La grande armure regarda sans émotion le desperado aller s'écraser non loin dans une flaque d'eau. Il ne pensait pas, il laissait son corps agir. il n'entendait pas les insultes ni même les paroles venimeuses de l'homme qui avait désormais le nez en sang. Alphonse n'était plus réellement le garçon qu'il eut été. Et ce revirement de comportement, il ne le comprenait pas du tout. Tout cela le dépassait et de beaucoup !
Mais il ne réfléchit pas plus et fixa longuement Adrix qui pointait désormais une arme sur lui. De loin, ils avaient tous deux l'apparence de guerriers, l'un plus robuste que l'autre.

Et chacun voulait la mort de l'autre, pensée qui n'aurait jamais traversé l'esprit du gamin avant cette nuit là. Sa condition le rendait fou et les doutes n'aidaient guère à ce qu'il reste saint d'esprit. La seule chose qui aurait pu le garder sur le droit chemin aurait été son frère mais si les doutes étaient tournés vers ce dernier... Mais de quoi se plaignait-il ?! Il était en vie, certes, pas de la meilleure des façons qui soit, mais il était en vie bon sang ! Peut-être plus pour longtemps...

Alphonse restait là, à regarder, les bras branlants le long de son corps, sa détermination ancrée dans son regard rouge sur un visage inexpressif. Comme ça, il paraissait serein, calme, sans peur ni doutes, mais en réalité, il avait peur, peur de ce qu'il pouvait advenir de sa pauvre carcasse. Il avait fait bien des bêtises ce soir, des bêtises qui avaient pu lui coûter la vie par deux fois. Mais celle là, provoquée par son impulsivité face au corps inerte de son grand frère aura été la plus fatale. Il allait mourir, il en été sûr. Et tout cela à cause de quoi ? Juste parce qu'il avait voulu attirer le peu d'attention sur lui. Il aurait dû resté effacé, comme toujours.

Mais le cadet n'allait pas abandonner la vie aussi facilement. Il allait se battre même si c'était futile comme décision. Serrant les points, il traça discrètement de la pointe de son pied un cercle alchimique devant lui. Puis d'un geste rapide, il se baissa et plaqua les mains sur ce cercle de fortune fait dans la boue d'un sol sale.

Une lueur bleue jaillit de là et le sol se tordit pour en laisser sortir une multitude de piques qui se dirigèrent droit vers l'homme armé.

- Ça c'est pour mon frère enfoiré ! hurla-t-il ensuite, dément.

[HRP: Ed veut répondre XD]
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Edward Elric
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MessageSujet: Re: Rencontre entre deux estropiés   Mar 29 Avr - 4:31

Non mais c'était quoi ce bordel ? On ne pouvait même plus dormir tranquille quoi...

- Al... Marmonne le blondinet en bougeant à peine. Comme un gémissement.

C'était quoi ces bruits près de lui. Al avait frappé quelque chose non ? Ou quelqu'un ? Que faisait-il avant de se coucher ? Tien pourquoi le lit était si dur, si froid et si mouiller... Punaise il avait passé l'âge non ?... L'odeur du sang, ça, c'était anormal. Il ouvrit un œil.

Une ruelle sombre, mal odorante, donc ça ne venait pas de lui, et merde ! II avait dû tomber dans les pommes ! Pour une fois qu'il ne faisait pas de cauchemars, fallait que ça se bastonne et qu'on le laisse roupiller dans une rue. En plus faisait froid...

Le blond se redressa d'un coup assit sur ses talons.

- MAIS MERDE A LA FIN ! FERMEZ-LA !!!!

Pourquoi son frère et l'autre le fixaient comme ça ? À croire qu'ils avaient vu un fantôme. Il frappa dans ses mains et les appliqua sur le sol. Sol qui se déforma dans la réaction alchimique, éclairant le visage pal du blond, lui donnant un air cadavérique en colère. Des sortes de lanière rocheuse et goudronneuse sortir du sol pour s'enrouler autour des deux emmerdeurs empêcheurs de dormir en rond.

Les aillant immobiliser, il se releva, s'épousseta, se nettoya avec l'alchimie, puis, prit l'arme d'Adrix et la mit à sa propre ceinture, et lui fit une pichenette à l'oreille, évitons le nez quand même. Puis en colla une à Alphonse.

- Non mais je peux savoir, c'est quoi le problème cette fois-ci ? Al, je t'ai dit que l'on parlerait et résoudrait tes problèmes à l'hôtel ! Au sec et au chaud quand j'aurais dormi ! Et pour une fois que je ne faisais pas de cauchemar, vous me faites chier ! Donc vous vous calmer ! Je n'ai pas envie de me battre moi !

Il soupira et remit en place la tête d'Alphonse. Après, c'être assurer que les deux, c'étaient enfin calmer, il les libéra.

- Toi !

Dit-il à l'intention d'Adrix.

- T'as intérêt à apprendre à te contrôler ! Je te laisse une chance d'être le vrai, toi ! Pas la crapule ! Je suis sûre que t'es quelqu'un de bien ! Mais en échange de pas t'envoyer en prison ! Tu me diras tout ce que tu trouveras durant tes escapades sur la pierre philosophale ! Je trouverais toujours le moyen de te trouver et de te contacter !

Oui Ed avait déjà une idée en plus, les avis de recherche serais utile. Edward voyait toujours le bien chez les gens, même les plus mauvais, c'était comme ça, c'était ce que les adultes appelaient la naïveté enfantine. Al aussi l'avait, mais étrangement, il semblait s'en débarrasser plus vite que son ainé non ? Ou c'était juste une impression ?

Puis enfin Edward prit la main de son petit frère et le tira.

- On rentre ! Et je ne veux plus que tu te battes inutilement ! Réfléchie avant d'agir bon sang ! C'est ce que tu fais tout le temps ! Qu'est-ce qui t'a pris ! tu t'expliqueras a l'hôtel ! et si tu n'as pas une bonne raison, je ferai comme maman !

Et là, il entendait une punition. Leur mère n'était jamais trop sévère dans les punitions. Mais Edward ? Donc valais mieux pas le savoir. Il se retourna encore une fois vers Adrix.

- Et toi aussi t'en aura une de punition si tu fais encore des conneries !!

Edward énervé ? Non-juste, un peu. Il bailla, décidément dormir cinq minutes même sans rêve ce n'était pas génial. Edward rêvait de son lit-là.

(donc a toi Adrix XD)
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